‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 109 sur 140 · II · texte numérisé non relu

II

Suppléer trop à l'imagination du lecteur opprime et ■ offense sa propre imagination. Rien ne la blesse plus profondément, — et rien ne contrarie autant le goût que tous les hypêrismès, quels qu'ils soient. ■

M. Brown a mis pour épigraphe sur la couverture de son magazine, ces mots dé Richelieu ; « Oh me dit cruel, — mais non: je suis juste. ^

(i) Traduction médite. — Y. Mercure de France N cs zn <>a et 26, . JJi w t .

{2) Ce titré, choisi par' Edgar Poe pour étiqueter" une poi-' gnee de notes analogues aux Marginalia,, a paru convenir à ™«* Ç^r',' e ^ its 2 c 9B^ ^s précédents et ceux qui suivront, àesLtUratt, — la.XIIP suggestion exceptée»^. D. T.

AVRIL 1893 ; ■ j*ïx

.Lès deux monosyllabes « un âne » manquent abso- ■ lument à là fin,-'— sans doute par suite d'un de ces lapsus typographiques. qui auront été a la fois le poison .et l'antidote dans la vie .de Mi Brown. ■

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En toute; fiction, l'originalité du thème doit être le premier objet; — : lie ..premier-, nous ne disons pas le plus important. Mais, ceieris paribus., un 'écrivain . trahit son' propre intérêt en dédaignant, au début de ' tel récit, l'effet qui dérive invariablement du grand élément nouveauté. ^ ■*" .

"L'œuvré- 'd* art doit contenir .en elle-même tout ce qui est nécessaire' à sa claire /compréhension. L' «argument » n-est jamais qu'une forme du « Ceci est un bœuf », écrit sous l'image représentant Un animal à ■ cornes. .'.'■'..'■■ ' • *

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