‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 114 sur 140 · LE CHATEAU HERMÉTIQUE · texte numérisé non relu

LE CHATEAU HERMÉTIQUE

A Marcel Sckxooh.

J'ai connu deux vieilles femmes qui sont mortes', en disant : «Nous, ne 'sommes pas, che% nous ici ! . Ce n'est pas ici que nous devrions /mourir. > L'une était une paysanne du Limousin, fort pauvre, un peu folle-, dont la principale nâonomanie . consistait en un éternel besoin- de locomotion, . Elle rêvait d'un" endroit Où elle aurait été mieux,, .où elle aurait dû- vivre toujours, et comme elle -ne connaissait' pas cet endroit, que, du reste, elle . ignorait même s'il existait autre part que sous son crâne, elle répétait jaculatoiremëpt : « Ah I Ils;, sont bien malheureux,, ceux. qui n'ont pas -de ] pays!.. » Elle expira en faisant un geste d'entêtée, signifiant : *< Là-bas ! » :

L'autre, une comtesse de Beaumont-Landry, avait toute: sa raison, mais elle songeait" dés jour- .'nëès entières à la maison de ses rêves, et cette maison ne représentait pas, pour elle, une~phrâse /sentimentale de son jeune temps :c 7 était réellement, ., sincèrement, une demeure, bâtie quelque part, peut-être dans la Suède bu. dans llrlande, dans une contrée coi ileur. de dentelle grise, disait-ellë> et 'où les colombes doivent être en deuil. Elle ne

définissait rien, ne. souhait ait rien. Ni- tableaux,- ■•■ni gravures,. '. ne lui ''donnaient- d'indi cationsplus précises, mais elle savait que cette maison était là-bas, et que sa place, a elle, une. choyéemondaine, était marquée dans ce modeste endroit de repos. Quand elle entra en. agonie, elle prit les. mains de sa "fille, lui" murmura d'une voix très, inquiète : «Je ne suis pas ['ici chez moi I Non, ce n'est pas ici quej e devrais être ^. '

S'il y a Vâme sœur que Ton cherche à travers toutes les. déceptions et tous les crimes d'amôpr,

n'y aurait-il pas aussi le pays frère, sans lequel

on . ^f , v " P as heureux, ou ne peut obtenir une fin paisible? • ; -

Combien de touristes mélancoliques ont dit avec des regrets plein, les yeux :« J'ai vu en passant le heu que j e voudrais habiter, et j e ne me rappelle déjà plus dans quel coin de la terre il se trouve ! Je ne sais plus le nom du village... je ne vois plus la nuance du ciel.. ï.» ■■ J

Combien d'explorateurs fameux se sont sentis soudainement attirés, par delà les mers et les déserts,, vers un site mystérieux, une patrie ' faite pour eux seuls, dont ils possèdent en eux une nuage si effacée qu'elle-leur paraît être Je souvenir d une ancienne . estampe admirée trop ■ longuement durant leur enfance ! '• • •

. Et il y a les lieux maudits où l'on va -par.ee qu'il lautquon y aille, où l'on, rencontre la blessure qui vous est destinée depuis des siècles. Il y a la foret qui vous hante, de loin, et où l'on se pend a 1 arbre que 1 on croit avoir déjà vu ailleurs un arbre qui vous tendait ses branches derrière toutes les fenêtres crépusculaires. Il y a le lac perdu au tond du petit val sauvage, la maire vèrdâtre hérissée de broussailles- noires,, où l'on se jette avec la presque joie d'avoir enfin-trouvé sa tombe à -

■ sot et non pas la tombe pareille à celle du voisin' De toute éternité la place de nos pieds" est probablement désignée, mais nous ne venons "pas au

jour selon notre gré: nos parents s'agitent, s'éloignent, vont, viennent,inutilement, cherchent euxmêmes leur définitive- résidence/' si- bien qu'ils taut des hasards multiples p6ur nous renseigner nous fournir l'intuition solennelle et nouf enlever, comme sur des ailes, jusqu'au pays qui garde, en un champ de blé ou en une rue déserte

■ les racines- mystiques, de n otre- personne

Souvent, aussi, extasiés devant ce pays, nous le voyons tout à coup reculer, se fondre, s'évanouir 11. nous fuit, nous abandonne, et pour une raison qui ne nous sera jamais donnée, car, sans doute <

avril 1892 ; " .■: 3*7

elle est trop effrayante ,.nous devinons que nous - ne r atteindrons pas, que cette terre promise nous sera éternellement dérobée. .

Et voici ce que je veux raconter bien sincère-.. ment, au sujet d'un de ces pays, de chimères, .que j'ai bien réellement trouvé sur ma route :.- .

Citait en. Franche-Comté, eh visitant par une belle journée de soleil une grande propriété triste située vers le village de Roquemont^ dans le petit hameau de. Suse. Nous avions gravi le sommet d'une colline qu'on .dénommait, aux environs: la Dent dé TOurs.k cause de sa bizarre échancrure, et nous demeurions tous les trois étendus sur une ■ herbe rousse qui sentait la chevelure brûlée; La mère, madame Téard, le fils, Albert Téard,et moi, nous avions très chaud; nous ne causions plus, : ayant épuisé toutes les banales histoires, pansiennes. A cette hauteur, sur ce plateau, que ba- ■• layaient les brises sèches, la source des conversations vulgaires s'était tarie subitement en nous, et nous ne désirions. plus qu'étouffer les échos des villes toujours si détonnants dans le religieux silence d'iine.montée de calvaire. Mes amis avaient d'abord tenu, gracieusement, à. me faire juger la maison," lejardin,le vignoble ; de différents côtés, • ils m'indiquaient les célébrités du .pays : 1 endroit où l'année dernière Albert Téard avait tué un lièvre énorme^ le carrefour où se voyaient encore les vestigesdes Prussiens, le sentier par où descendaient du bois, certains hivers, les loups voleurs ; puis, peu à peu, saisis dhm respect pour la grandeur enveloppante du panorama, nous nous étions tus sans nous consulter, et nous regardions

presque sans voir. • " '

A l'horizon,- pas trop loin pourtant, se dressait une énorme roche sur une autre colline, soeur de celle qui nous portait, et l'on apercevait, très . distinctement/ les ruines d'un château féodal faisant corps avec la roche sombre.Cela formait un arrière-plan de drame au tableau relativement gai

ÏÎLm? > - ^fôndien goupiUon,.etlèvi-

îun aif 3f- en J u P es ^.ires. Cela dominait :

possible aT£ ™ï> 1 1 m P éneux > ^ il n'était pas possible de ne pas déclarer tout de suite due là

se trouvât le seul endroit curieux., le point d'h ttoire ou le point de légende. Ma s on n'en avait pas parle encore. Albert Téard, d'un ton dolent murmura: . ^.wu.aoïem,..

• fostïïes 17 ^^ d + e - 11 " Vernes P^nês d'ossements îo.ssiles, de silex taille ; nous vous y mènerons ensuite vous aure 2 tout vu » ' menerops '

ùn C cmT^^,' tOU - vu? 1 di H e - me redressant sur uncoude et les ruines, là-bas? » .-

TéarSJnS 161163 rUin6S ? » de ^^d- ^dame

dirait tout simplement une roche ?'p£ Spar le soleil, avec dés eux de lumière tombant Se l

château sans porte.. Ob.. ! ne vous y fiez pas i ■ » . « Vous plaisantez ?» : y P "" *.

J^/^^V fasciné, àm ' en faire balancer- .

bert^V/n* £ roche ^ Plante, reprit Aloert leard II n y a aucune . description de ces

P^yTans n o S u e n'n U f aleS fr^-omtoisés 1 , elnos paysans, qui n ont pas le temps de s'amuser

prétendent ne les avoir jamais distinguées nf au

soleil, m à la pluie. Pour moi, je nefes apeïcoÏÏ

: plus que vaguement... Parce que je saiFdlîlt

longtemps à quoitn'en tenir » 9 ■■ ? *

auisf SilU ^ ouàe ^ e ^ madame Téard, une exquise vieille femme raisonnable, j'ai souvent' essaye de me figurer le château, et je Saluas ?û découvrir la moindre tourelle ' » P P *

J étais abasourdi. D'instant en instant le mirage

. "AVRIL ,189a . 319

s'accentuait, devenait formidable; je voyais des croisillons, des ogives, des; créneaux^ et tous ces détails bleuâtres se fonçaient; comme sous les coups d'un pihceau fantastique.

% Enfin, murmurai-je^ on peut bien visiter dette .

roche ? », -

La mère de Téard souriait en inclinant son bon visage sur l ? épaule gauche.

/«'. Vous. voulez donc risquer le saut dii mauvais . garnement? » , : ' ' • .. ; :

« Qu!est-ce que le mauvais garnement? Une lé- . gende?" » t ! ..

« Non; une aventure très naturelle. C'est un conscrit qui avait parié de dénicher des œufs de, buse, là-haut, avant d'aller au régiment, et, comme il était gris le, matin? où. il tenta son ascension", il a, dégringolé de votre fameux château jusqu'à sa chaumière. S'il n'a pas trouvé; des œufs de buse, il a toujours, trouvé de la salle de police en arrivant chez son capitaine, car. il a fallu le soigner et il a manque le premier appel, ce ni- . gaud. ^

Je. -restai en contemplation devant le château .magique. Une brume entourait cette collines r évertue de grands genévriers et de taillis de hêtres. On y rêvait là ifraîch'eùT d'une eau cachée dans les profondeurs des donjons, et la. rochfe, à distance, paraissait luire comme une peau de. reptile. À un pied du premier corps de bâtiment, une sorte de renflement taillé en chemin de ronde -, faisait exactement l'effet d'un travail humain, et il semblait tellement, facile de se. promener làdessus que je ne comprenais pas le dédain de mes

• amis. ■ '''.;.

« Nous irons ! c'est entendu ;»,; décida Téard avec une griiqaacè narquoise.

Nous y allâmes le lendemain. Madame Téard ' nous suivait, portant un panier copieusement

?;arni, parce que, disait r elle, c'était toujours plus oin qw on ne le pensait. \ \ Au bout d'une heure de marche dans les blés

)*° MERCVRE BJE FRANCE

?Jh?\ l6S ^ gnes ' n6us «rivions sur la pente caillouteuse dune colline creusée à son centre

■ haSud n ecinï nè ™ b ~ é P a -- efS^ • X?a £c . q ? U Slx P auvre s masures. De ci:

delà des gens taciturnes: Les hommes arrangeaient lut *SÏÏ t 3UX - anS Crier ni J urer - Ies femmel W- ' Si ST'f^^^P 38 - Peut-être

vllïaïrèn^n^ l S - Ul ' œtte ^ éciale vi sion d'un village endormi puisque mes compagnons ne re-

. marquèrent vraiment rien d'anormal en traver

ÏÏard 06 Tant IT^^ ^«*-»ÏÏ£££ ' îeara, ayant voulu acheter un peu de lait

elSmÏÏiï^ 11 *° ^ ré P° ndait ^me.pL *.

eue me dit dune voix ennuyée : .

« Ils sont comme ça, ici ' »

nrimhS/ ame -n n - StalIa au bord d'un ^voir dSS. sf^l 111131 * Une fontaine P ar des con. Sade et Ï™J* *?"* sou ^ ita ™é heur euse IV^ ^,, i mit ^, plon g er des bouteilles dans au'S S« ? ,° UP du ret °^ r - J ' ava is beau me dire iéable f on ^ mamtena - Ut 4'une excursion a- TSnlï* ^ U j • con< ï D ? te > j ^^s tout désespéré " dS" % Je ne distinguais plus la roche féodale qSenT tj™ h( *î ordinaires, qui. me la mas- n-erS J? "^.^ du hameau mepdignait, j'étais ÏÏn S foSnÇf, mirage romai itiquede.l a veille S e transformait en un guet-apens ridicule et ie

iustice tST $* Vi (^ e d '™ e -doSke- ii!

S e n ^f Philosophiquement, me fit observer mer £ '^e^es étaient solides, me pria de m'ar-

ÏS tKX a t?rrncni^ r ° nCi ^ ^^ << Vous l'aurez voulu 1 » appuya-t-il

naïi^P" en dr0Îte ^ vers le Château me .

en mlnuL^^T -^ f f ntin ; mai *> de minute sérieuse ? On A - d -l nt t0 f ? n P lan de bataille

• deSl^i Vlait ' ^^ é soi " On reculait aevant tes fossés remplis de fange, d'émnes de

MaSlSP ?" °/ é î aitbie ? obiigé?e.Sni?

autres ^nL- en '? eVetrant Ies nnes dans les autres, et. on finissait par tourner le; dos à son but.

Des "rideaux d'églantiers et de ronces, des broussailles'hautes à vous asseoir par terre, nous dissimulaient de plus en plus les ruines, et quand une : éclaircië, sous lès brapches, nous laissait les apercevoir^ Fœil se heurtait à, un mur énorme, un . mur tout util. Les donjons, les créneaux, le chemin de ronde,- s'étaient, engloutis- absolument ■ dans cette muraille suintante d'humidité, et il ne demeurait debout .qu'une, façade, muette, aveugle, ■ la menaçante façade, par excellence,, la façade hermétique..;. Nous nous assîmes, à mi-côte, tout essoufflés, sur un tronc d'arbre. .

«Hein? me dit Téard ; s'époïïgeant le front, -, c'est agaçant !. ..»

« Il faut couper au plus, court, je veux toucher cette roche de mes deux '.mains; >>

Nous* voilà repartisse nezlevé, les yeux inquiets. ■ Téard était repris d'une fièyre r et il m 7 a voua qu'on ne savait pas bien le fin 'mot/dë-cettes'atanée roche^ Jadis on aurait bien pu creuser des carrières' dans la colline/ peut-être avait-on essayé de bâtir quelque chose dans le roc même, et, .sans ^ doute, y avait-on renoncé en i, présence .de*, la , dureté du granit. Seulement, s'il y avait qîtelque , chose. Commentétait-ori parvenu au sommet deïédifice ? Gomment avait-on franchi ce début de muraille, si lisse qu'elle, en luisait ?.♦. .

« Avec des échelles ■?*»" .

« Allons' donc ! C'est, . l'aventure', du ■■ conscrit V Ce garçon avait traîné des cordes à nœuds et des ■crampons. Il, a dressé ..des échelles, tantôt à l'est, tantôt à- l'ouest ; on le voyait, d 1 en .bas, se : , démener comme un diable, et il n'était pas plus ivre que moi. N'empêche que ça s'est terminé par une dégringolade folle. Un plongeon dans la fontaine, tête la première L..Noù !.. Faudrait un ballon !;>

Lorsque nous "fumes sur ';les assises du château, les, narines humant l'acre parfum de la mousse verte qui les veloutait, nous . étions beaucoup moins avancés qu'à mi-côte ;. nous ne saisissions plus rien de l'ensemble, .et les. détails égaraient

3* a MERCVRE DE FEANCÉ

notre imagination au milieu des conjectures les plus stupides. ■

« Tournons î » m'écriai-je. '■'•"■. ' ■■'-

L'un vira vers l'ouest, l'autre versTest. Nous devions nous réunir sous ce que j 'appelais le : che^ min de ronde. Pour marcher, je me suspendais aux arbustes, aux touffes d'herbe, lé terrain était extrêmement glissant, des pierres s'éboulaient entre ■ " mes jambes, allaient rouler jusqu'à la fontaine où rafraîchissait le vin de la ..collation : on les entendait bondir de fossés en fossés; frapper des rocs et choir ensuite dans le feuillage comme des oiseaux morts. La ferre s'effondrait sous mes

Fni?;^"- 1116 ?* friable '^ Ruisselait en ruisseaux . itï 7% P l DS d lîne £ uan t lté de Pellettes brunes et brillantes ressemblant peut-être aux écailles ■■ à un gigantesque poisson anté-diluvien. Les verdures grasses vous laissaient à la main une sève gluante, et on respirait, tout près de la mousseline odeur de pourri. Quand je relevais la tête, je retrouvais la ligne imposante de ce monument . sans porte ni fenêtre, et mon regard, montant a pic désespérément, ne pouvait s'accrocher ni a une aspérité de la pierre, ni à une fleurette. La roche, toujours la roche, luisante, suintante, sans une fissure, sans un trou. Et là^haut, très haut, dans.ia lumière, planaient les buses aux ailes argentées lentement, avec des allures de nageuses tranquilles qui s'abandonnent a Ponde calme . d un océan bleu. Il y a. des heures où l'air pur vous grise, vous fait oublier' le terre à terre des cboses. Une seconde, il me, parut presque simple , Q avoir un ballon !.. - . .

Oh ! entrer dans le château que j'avais vu 'et

qui existait puisque je Pavais vÛ ! Pénétrer à l'in-

■ teneur de Ta citadelle mystérieuse, où il me

semblait décidément que quelqu'un m'attendaitL

la colossale muraille de mes pauvres mains impuissantes, cogner du front le granit pour appeler des gens que j'avais besoin de délivrer \l\t je

AVRIL 189a 333

prêtais Toreille, je, scrutais l'inexorable dureté de cette pyramide naturelle pour tâcher de surprendre quelque signal. de reconnaissance l v .

Tous lés sites sauvages, vous donnent des hallucinations et d'instantanées monomanies de grandeurs. Qu.ànd on est>$eul sur une montagne, rien ne vous empêche de croire que vous êtes roi ! J'aurais pu effleurer, de ma guêtre, la cime d'un peuplier, et tout en bas j'apercevais madame Téard dormant sôus son ombrelle blanche doublée de rouge,; Madame. Téard grosse comme une coccinelle à tête rose !...! Eh bien, alots ? Pourquoi n'abaissait-on pas le poht-levis.?... Enfin, le vertige me gagna, et, les yeux furieusement clos/ je me remis à tourner, "

Sous le chemin de ronde, Téard examinait une trace dans la pierre. Cela nous excita un moment. On eût dit la, marque d'un anneau de fer, de ces anneaux que Ton. plante sur les quais pour amarrer les navires. Durant un boii quart d'heure nous nous entêtâmes là, pendus à la force de nos ongles au-dessus du gouffre, étudiant ce faible vestige d'humanité, et nous dûmes conclure qu'un caillou, en sortant de son alvéole de grès comme un. noyau sort d'un fruit mûr, avait probablement formé cette marque d T anneàu..Ilfallutredescendre r , Nous, nous éloignâmes, chacun très absorbé, avec la physionomie malheureuse d'individus qu'on n'a pas voulu recevoir parce qù-ils n'étaient pas assez bien mis. Tout le long de la descente , nous eûmes dés accidents terribles, je tombai.dàns ■un fossé bourré d'épines, et . Téard posa le pied sûr une vipère. En bas, madame Téardi réveillée, nous guettait, la figure bouleversée,; les bras en . l'air : un -chien "errant avait dévalisé le panier- aux " provisions; 'le vin, trop secoué par les remous de la.foritâine, était perdru. Il nous restait du pain, mais du pain déjà rongé, couvert de bave... Téard x désappointé, riait rageusement. Sa mère se lamën- . tait/ rcipi je Posais • plus rien dire.- Le soleil .se couchait; on rentra vite pour dîner.

ve 5et n ,!] e Ws, comme- la croisée était ouverte sur un merveilleux horizon de flammes et d or, je poussai un véritable cri de colère leur désignant de l'index là lointaine collSe LâSas la-bas un jeu diabolique de lumières potrpis' dn^SïïffoS? tVt aît r ^PParaître Lrmnes iamak l/f^ • J dl 1 stlI, ^ uais P^s nettement quejamais les donjons,, le chemin de ronde lès crénea UX ; et plus formidablement que jamafs se dressait, dans le sang du jour agonisant le

S'îsîsffir" la patrie Ui "

Rachilde.

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