‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 36 sur 140 · BAUDELAIRE · texte numérisé non relu

BAUDELAIRE

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pour en exprimer les causes précieuses. A tout jamais sera délaissée la Caverne de Platon, (si génialement paraphrasé par Maeterlinck dans les Aveugles) et le soleil rédempteur aura définitivement fondu les dernières chaînes académiques. Ainsi sera faite l'émancipation de T Art; et j e parle de tous les arts comme de leurs moindres fiefs, s'agissait de TÀrt.-

L'évidence, au demeurant, n'éclate-t-elle pas, ainsi que les micas parmi le sable, entre les efforts des artistes nouveaux, peu biï prou? Des écrivains de bonne volonté, M. Anatole France en tête, Tout indiqué déjà, s'étayant même de jeunes noms magnifiquement choisis; j'aurais mauvaise grâce, à ne pas être de. leur avis*

Quant aux sceptiques, qu'ils observent nos Revues de plus en plus; leur édification sera soudaine et vive.

Avant peu vous verrez que le moins Magnifique du monde ce sera moi.

Et c'est la grâce que je nous souhaite! . ,

Saint-Pol-Roux.

FÉVRIER 139a 105

HORTÔRUM DEUS

HujusTULni dominî colunîme X)eumque sàhïtanU

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Respecte, ô Voyageur, si tu crains. ma colère, Cet humble toit de j oncs tressés et de glaïeul, Là ? parmi ses enfants, vît'ua robuste aïeul; C'est le maître du. çïos et de la source claire.

Et c'est M qui planta. droit au milieu. de l'aire Mon emblème .équarri dans un cœur, de tilleul ; . Il r± 7 a point d'autres; Dieux, aussi jç garde seul Le verger qu'il cultive; et fleurit pour me plaire.

Ce sont de pauvres gens rustiques et dévots;. Par eux la violette et les sombres pavots . Ornent ma gaine avec les verts épis de .l'orge;

Et toujours, deux fois Pan, l'agreste autel a bu, Sous le couteau sacré du : côlon qui regorge, Le sang d'un jeune bouc impudique et -barbu.

.*o6 : MERCVHE M FRANCE

Scce viïliçus.

ÇaTÛILE.

Holà maudits enfants. ! Gare au piège., à la trappe

$\TZm£ ' ? 9 5? UleUr d y Percher un càïeu D ail, palier mes fruitière et grappiller ma grappe.

D'ailleurs, là-bas, du fond des chaumes qu'il étrape- Le. colon vous épie et, s'il vient, par mon pieu i P ' Vos reins sauront alors tout ce que pèseurr Dieu De bois dur emmanche d'un bras" d'homme qui frappé.

Vite, prenez la sente â gauche, suivez-la

feSr.T ^ la , haie où croît ce hêtre, et là, Profitez de 1 avis qu'on vous glissé à l'oreille :.

Un négligent Priape habite au clos voisinu ici vous pouvez voir les piliers de sa treille Uu sous 1 ombre du pampre a rougi. le raisin:

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