‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 37 sur 140 · III · texte numérisé non relu

III

Miki cor'ôïla picta- vere ponltur.

Catukjb. •

Entre donc. Mes piliers sont fraîchement crépis . •bt sous ma treille neuve où le sbleil.se g-lisse L ombre est plus douce. L'air embaume la mélisse ' Avril jonche la terre en, fleurs d'un frais tapis..

Les saisons tour â tour më parent; blonds épis Raisins murs, verte olive ou printanier calice : ' ht le lait du matin caille encor sur l'éclisse. Que la chèvre me tend la mamelle et le pis.

Le maître ; de ce clos m'honore. J'en suis dicr ne

jamais gnve pu larron ne marauda sa vigne

Lt nul n est mieux gardé de tout le Champ Romain.

Les fils sontbeaux,la femme.est vertueuse et l'homme Chaque soir de marché, fait tinter dans sa main ■ ' Les demers d'argent clair qu'il rapporte de Rome.

FEVRIER ' ,i 893 ■■ - ■ 107

'Rigetqué.duraharba juncta cry'staïlo:

Divers. ..poetjlb.to i-usus.- ;

Quel froid! Lé givre brille aux derniers pampres verts,

Je guette le soleil, car' je -sais l'heure exacte :

Où l'aurore rougît Tes neiges du Soràctë.'

Le sortd'ùhDieu champêtre est dur. L'homme est pervers*

Dans. ce clos ruiné',, seul, depuis vingt hivers ' Te me morfonds. -Ma barbe est'hirsute et compacte; Mon vermillon s'écaille et mon' bois se rétracte •Et" se gerce y et j'ai peur d'être piqué dés vers. ..

Que ne sùis-je un Pénate ou même simple. Lare Domestique, repeint,, repu, toujours hilare, * ■- Gorgé de miel, de fruits ou ceint des fleurs d'avril ;

'Près des aïèûx de cire, au fond du .vestibule,

Je vieillirais,, et-les' enfants, au jour viril,

A mon col vénéré viendraient pendre leur bulle. . .

- José Maria de Heredia.

io8 MERCVRE DÉ FRANCE.

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