‹ Mercure de France, tome 4Chapitre 91 sur 140 · FÊTE · texte numérisé non relu

FÊTE

Pour Siuart Merrilh

L'or rosé de l'aurore incendie

.Les vitraux du palais où se danse "

■ Une lente pavane affadie

.Aux parfums" languissants de Tair dense ■

L'éclat falot de la bougie agonise A A ■ infini dans les .glaces de Veni*

glaces de Venise.

' Lés rideaux mal rejoints sont aux franges Allumés des splendeurs de l'aurore ; La "musique" a des sons.bien étranges :

On dirait un remords, qui pérore,

Mourants ou morts déjà les sourires mièvres, Les madrigaux sont morts sur toutes les lèvres.

On s^en va, deux à deux, sans étreinte, Sans cueillir un lambeau de dentelle,.

Tressaillant tout rêveur, mais sans crainte, Au bruit sourd dé son cœur, qui pantele.

Pour défaillir, ne faut-il pas qu'on oubliç Lé triste éveil : d'une anêiënne. tôlier 1

Dans la salle de bal nue et vide Reste seul un bouquet qui ae fane, Pour mourir àxx même jour bvide . " " " Que le cœur des danseurs de pavane;

L'éclat falot de la bougie agonise A l'infini dans les glaces de Venise.

... *' Edouard Dubus.

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