‹ Mercure de France, tome 5Chapitre 43 sur 109 · C. Mkï · texte numérisé non relu

C. Mkï

L'Anarchie littéraire Les différentes écoles : les Décade nts. Us Svmhàtistes* les Mpmji$s^7es Xtustrtimen/isfeSyles Mli- : gigues, Us Sîiigwfi^neSf les Anarchistes* les Socialistes ^etc^at Ahatoi-k Bèjc (Vanicr), — Ce prétentieux opuscule nVni intérêt, ni valeur, ni signification. C'est une vaine c numération de noms classés selon. un à peu près qui dénote une terrifiante ignorance de. tout» Quant au style* il: cst.wKâW : * -Après toutes ces, divisions, -l'ancien groupe décadent se trouva non point amoindri, mats- fort diminué... *>

R», Vr. •

JOURNAUX ET REVUES

A la suite de notre dernier écho (tome .IV> p. 366} sur le Nleuwd Qidft* M- Jan Ten Brink nous a déclaré que les deux lettres reçues d*Amsterdam et de Leyde, et dont nous citions de courts passages, nous venaient de personnes qui lui ont « voué une haine littéraire des plus déloyales », qu'on l'avait déjà « insulté.» dans, le NUurcc Gids^ et : qu\>n ne nous avait écrit que pour « Tins ul ter encore a. Nous avons certifié à .M;- Jan Ten Brink que les lettres en question, et même une troisième (1 V reçue d Ùtrecht depuis la publication de notre dernier numéro,, gardaient le ton de la plus parfaite bienséance; que nous y avions vn, certes, une divergence d'opinions littéraires entre lui et, le Nicrtwe Gtds^ mais nulle *■ haine » et pas la moindre parole « insultante »; que. d r aillèurs *- abstraction faîte de ses propres sympathies littéraires « lé Mercure de France insérerait impartialement soit une réponse a l'écho du mois dernier, soit partie de la lettre qu'il venait de recevoir» M, Jan Ten Brink nous prie de citer des passages de ses 4*iwx lettres. Les voici presque in-extensb, et nous espérons que leur publication mettra fin à l'incident :

\i^> Dont l'auteur serait bien aimable d'écrire, plus lisiblement son nom : nous lui avons répondu courrier par -courrier* mais notre lettre, comme telle autre que nous lui avons adressée il y a quelques mois, pourrait bien s être égaréel

./ " .'"■ .MAixs^a '■ .-'V: >**;* ;

«Leide, 3 avril 189a.

« A Monsieur Alfred Vallettc, « Rédacteur en chef du Mercure de France*.

'■-'' ..« Monsieur î '. ,.v t . ■ ' ,- ; : .

« Permettez-moi de vous communiquer un petit rcnseigne-

« ment, a propos de ce qu'on a écrit: sous i e titre iNtewee itGtds {Journaux et ^Revues), p. 366 de votre livraison

* d'avril 1893. , : "; "** ' ± *" * *

« L'auteur dit qu'il a reçu deux lettres d Amsterdam et de « teide pour signaler une erreur, quand on m * nommé « critique célèbre » dans votre livraison de février. Ces deux « lettres vous viennent de personnes qui m'ont voué une haine «littéraire des plus déloyales. Cette revue : Ntcuwe Gwfr,ne « produit rien d'ôriginaL Tout est de l'imitation de votre « M. Stéphane Mallarmé et de l'école symboliste.

«S'il s'y trouve quelque chose de foncièrement hollandais, « ce sont bien des insultes grossières à l'adresse de ces écri- «vains qui ne donnent pas dans le.mallarmisme du Attentée

« Comme je n'admire pas beaucoup le sytnbolisme et le « galimatias littéraire et comme je . l'ai dit souvent, on ma « insulté dans le Nieuxoe G«fo. . •'.- . ....; . . .-. - -• . .■« ••;••;.■

« Quand votre Mercure me redonnait « critique célèbre » t « ces messieurs vous ont écrit deux lettres, pour m insulter

« encore * . . • *.v. • . * • • > •• ■* "* * v * • • v * \y # * ■ : * *;

« Vous-même, vous êtes hors de cette question; je vous prie « de ne pas croire tout, à 'fait ce ,.; que ces messieurs vous « écrivent.. .."..,* * v. - ,. : ,

'«"VouV n'avei* entendu que deux voix très partiales :,yous « aimerez voir aussi le revers de la médaille^

; . Croyez, Monsieur, etc. ■ .. .

; « Jajw Teh Bmnk. »

;*■ « leide, le ro avril 93*

<* Monsieur! "''.'•- -.:-■■' ^ ■'.- ' ,

" « Mille fois merci! Votre lettre me prouve qu en France^du « moins, on n'a pas perdu la belle tradition de la courtoisie, « Je vous prié de citer, tout ce que vous trouverez d utile

« dans mes deux lettres, " '' •* Ù . / i : 1

i « S'il n'existait qu'une certaine divergence d idées, entre le « Nicttwc Gtds et moi» l'affaire se trouverait dans les termes « les plus corrects. ïtais ces.jeunes gens se distinguent par : « un esprit-de-corps - fort remarquable, et ont la bouche «pleine d'offenses pour ceux qui oseraient leur faire la « moindre critique. ..-'■■;*■ ■' ' -'

«" , -i •■ . « . ils prétendent avoir inventé la littérature néerlanm daise; J-ài écrit souvent contre cette tendance des esprits; « jamais je n'ai oublié les lois de la ^courtoisie.

« Vous n 7 avez pas trouvé de hïine littéraire dans les. « lettres de Leide et " d'Amsterdam- -C'est qu'ils voulaient me « nùite en Frâncè^auprès de votre publication, et ils avaient

8a MERCVRE DE FRANCE

« besoin de hrcnilrc les allures de la correction. Dire que je

I ne\ui* « W* ** rieux »> «.*«*« * uc > ns mes pr ° pre9 « veux »V est certainement pour moi une offense,

i Vous' connaissez M. Ôy.vanck, qui ne manne pas du ... lout; mais il est parfaitement honnête. ^ ero » n ^™ f|. „ c'est li vérité ce que disent vpa lettres de Hollande. 11

II conhait toute ma barrière scientifique et littéraire! Je ne « doute pas une minute qu'il me jugera tout autrernent quoi*. « qu'il ait à se plaindre de moi au sujet, de son dernier h\re.

« En vous remerciant, etc. ■ « . . ' '

«« Jah Tbn B*ink. ». :

La FortniKhtty Revlew (mars 189a) contient une étude d'Mhu7s™ons sur J^Huysmansy en voici la traduction

nartielle, le début et la fin : • ' ,

P . Les rWinsdeM.Huysmans,si on peut lc*appelei ; romans, srint en tout cas, la sincère, et complète expression d une. très Srquable pérUnalité.De Martkc ;à IA-k«,dc chaque histoire de chaque volume, se dégage la même atmosphère, une atmosphère *e novembre,;* Londres, où l'existence^ seu e suffit a vous écraser les épaules, où les petites misères de la vie se transmuent dans te brouillard en un vague et formidable grotesque. M «'agit là, cas rare, d un pessimisme dont la philosophie ne s'élève pas au-dessus de la sensation. .-Après tout la sensation est une certitude en un monde bien ou mal ordonné, en vue de causts dernières, .— mais qui est sûrement, pour chacun de nous, tel que chacun de nou? le senti. A M. Hwvsmans le monde apparaît profondément . inconfortable, déplaisant, ridicule, tel que peuvent cependant ramèliorcr quelques formes de i>rt, et d'où 1 on peut même ! s'échapper temporairement Une partie de son «livre nous présente une peinture de la vie orctiriairc comme il la conçoit, en son uniforme ct.trivialemi S ère;en.uncfiutre partie, il narre ses tentatives de fuite vers des directions qui ont semMe lui promettre quelque adoucissement; en dlautrcs encore, 0-^e«, laissé aller à la joie de son personnel enthousiasme, 1 enthousiasme pour l'art. Il serait lui-même le premier, à le reconnaître — et.en fait.il l'a reconnu— cette manière originale de voir la vie provient d'un tempéramment particulier^ une constitution spéciale : c'est une question de nerfs.Les Goncourt ne se sont jamais lassésd'ihsistersurleùrnevrose,d enmontrerl importance en ce qui se rapporte à la forme, et à la ?tt«cture J ie leur œuvre, leur touche de style même. Eux, la maladie décadente les a délicatement atteints, comme de fine» et languis-, santés femmes du Faubourg Saint-Germain; elle a aiguisé leur! sensTsqu'à la plus morbide sensibilité -elle a donné, à «u« romans «m certaine beuuté fiévreuse :- à M^Huysmans cette maladie n'adonné que l'horreur exagérée de tout ce qui est laid et malplaisant, avec un fatal don de découvrir, un fatal besoin de contempler chaque fêlure que « monde imparfait offre à ses minutieuses inspectons. C est la transposition de l'idéal: Là, les valeurs relatives disparaissent; c. est le désagréable seul qui est mis en lumière, et le monde,

■ . mai 1893 ■■ . «*

selon Vétrànge désordre dô cette vision/ assume un aspect qui ne peut être comparé qu'à celui d'une goutte deau sale examinée au microscopes La Nature yûe à travers un tempérament », "— définition de tout art par M. Zola : rien certainement ne peut être plu» exact ou plus expressif s il faut définir. Tart de M, Huysmans* - ,„ ^ „

i< Pour se faire une idée bien adéquate de M. Huyaman»» il est nécessaire de connaître rhomme; t ^ . ' '

« ILnVa donné l'impression d'un chat *, a écrit une interviewer: * il est courtois, très poliy presque aimable, maitto^ nerfs, prêt à sortir ses griffes contre le monde entier. * Bt, 4e fait il y a en lui quelque chose de son animal »mi. 1^ fiKttté est terne,à la fois vive et fatiguée^avec un regard de malice plutôt blenveLllantc.À première vue,eîle est commune,le« traits sont ordinaires, ou croit Valoir rencontrée à la Bourse ou au Stock Exchahge. Mais graduellement cette étrange et invariable expression, ce regard de bienveillante malice vous capte à mesure que s'étend sur vous 1 influence de 1 homme lui-même. J'ai vu Huysmans dans son ± bureau ( il est employé au ministère de TInterieur et employé modèle) ; je 1 ai vu au café, en diverses maisons; mais je le ^evou toujours tel quUi m^apparut chez la bizarre Mme B. G" - , Il est à demi étendu sur un sofa, roulant une cigarette entre ses doigt* fins et expressifs, ne regardant personne, ni rien, pendant ' que Madame B. G.*** va et vient avec .une vivacité sûre de soi au milieu de. son extraordinaire ménagerie de bibelots. Les dépouilles du monde entier sont là, en cet incroyablement petit salon ; elles sont sous les pieds ; elles grimpent aux mure; elles s'accrochent aux écrans, aux piédouches et aux tables; un de vd* coudes menace un joujou japonais et Vautre une bergère: de Saxe; toutes les couleurs de larcinciel éclatent en un barbare discord de notes. Et, dans le coiii de cette chambre fantastique, Huysroans se carre indifférent sur le sofa, avec Vair de quelqu-uu parfaitement résigné aux embêtements de la vie. • ' ; . • ' . ;## •.. M „ u *

Quelque chose est dit par M; R. G;*", 1 -un de mes amis, qui doit écrire dans une revue en formation, le Me*ccr* M fcuLKÇE, ou peut-étre par M. A. y."\ lé W *^r A cette revue, ov peut-être encore (si cela notait pas impossible) par le taciturne, Anglais qui m'accompagne — et «ujsnians, sans lever les veux, sans prendre la peine de parler bien dife,tinctement, relève la phrase, la transforme, ou plutôt la transperce, la retourne, en fait une phrase, parfaite dimpromptu soigneusement élaboré. Peut-être ne sagitnlque d un livre stùpide que quelqu^un a mentionné, ou . d une ; Jernme stupidefetà mesure qu^l parle le livre *"ffîJ***J* monstrueuse sottise; devient un miraculeux chef-d œuvre

dlmbéciUité; T importante petite femme d ? vl ^L *I!£Ll«? yeux nne grandissante horreur. Cest toujou^ le déplaisant aspect des choses qu'il saisit, mais V intensité de sa révolte contre cette déplaisance met comme une touche de sublime à l'intensité de son dégoût. Chaque phrase est une epigramme et chaque epigramme occideuné réputation ou une idée, il

— wW»Jl'l- —

parle avec uu accent dé pénible surprise, un. «gard amusé f féln de rnenri*; d'un Wéfrta .1 P»fon.d q«c. cola en devront : nrosaue de la pitié pour Y imbécillité humaine, P ™ ™ui c'wtWoJ >* le vrai Huy»raaii» d' A *«•*«««>« dan» U milieu qui fait, le mieux ressortir »» personnalité* S « mépris de l'humanité, cette haino de la médiocrité,; ceue pas» L» pour une modernité un peu exotique, un artiste ... s exe usivement artiste était sur, un Jour ou 1 «l».^ P«°duire une «une qui; - produite pour lo p aïs r même do, l'auTeur et étant absolument représentative de 1 auteur,- lut, U mi ertain sens, la quintessence de la Décadence eonemporaine. Et cent précisément un tel livre WJ^ 1 *»»»mans dans son e»travagaut et étonnant A Retours Joua ™ autre* livres sont une sorte d'inconsciente préparation à ce Hvre là ou une sorte d'inévitable -suite, à peine nécessaire. L'e en, c de son teuvre apparaît, selon un développement

un reu erratique, procéder de Baudelaire pour, i travers Gon^urt « an m. ven de Zola,, aboutir à une. surprenante

orïTnalité!: a une déconcertante déviation de l'ordre logique

^p^av.rr analysé les livres de Huysmans, Tauteur C °rl" 1 Place de Huvsmans ■ dan» la littérature .contemporaine.

tt ré ou trop repoussé par ces qualité* de singularité deli- S oui font de son Uvrc une sincère expression de .sa mopre personnalité, elle-même si artificielle et si recherchée. Ce del caractéristiques aussi prononcées,aus S i.except,on„e les U lui lurail été impossible décrire un. roman ohjecUl, m de. sVranuer Pour longtemps en aucune école ou sous aucun maître 8 . Ma... comme nous l'avons v U , il a subi diverses mnuencès- il a eu ses périodes. Dés le commencement, il possédé un «Uvle singulièrement piquant, nouveau et colore... Travai anUur 1esWatiom.de Flaubert et de. Concourt, les U..X ëruuls ovlistcs modernes, il s'est crée un verbe A lui, ïtensS pSrlonncl. dans lequel le sens du rythme est ent^ent^ dominé par le sens de la couleur; IÏ manipule le , ^Ss avec une liberté quelquefo * *arbâ re « ™£^ . îm-itftMi 'nir les talons ou par les cheveux (cette aumirar>ii. . h rse«t de M. I-éoh Bloy) lé long dé, l'escalier .vermoulu S* H svnt"xe terrifiée », mais atteignant certainement le* effets di'U ehcihé. ïl possède au plus haut degré ce « style t cl cté 1 è fa sandé « qu\l attribue à 'Concourt et- A Verlaine. .Et a«c '«m audacieuse, et barbare; profusion de ™£ ~ choisis touionrs pour leur couleur et. leur qualité de Me, il Test calnTilc de décrire les aspects essentiellement modernes des chos^ comme personne né l'a fait avant lui. Personne , ivant u^n-a jamais ainsi réalisé le charme pervers du sordide le charme pervers de l'artificiel. Toujours exceptionnel, c'est Plutôt d" cette cxccptioniuilitè que dos ordinaires quaïi^ Su romancier qu'est faite sa valeur. Ses récits sont denùéVd- nclTènts Tnl sont construits pour aller jusqu'au moment oui faut les arrêter ; ils ne contiennent presque aucune

; MAI 189a ■■' ' s ^

analyse do : caractères. Sa p.ycholqple ne va patplu» WttqM les iensation. et principalement I«»ea«atloa. vUuello.. Il ignore le monde moral ; ««émotion* te résolvent dello»mèmot, pour la plupart, en sordide ennui, parfot» eu une certaine rajre de vie, te protagoniste de chacun de set livres est Soin» un caractère qu'un faisceau d'impression* et de sens», tions — le vague dessin d'une conscience unique, la tienne. Mais Vest cette conscience unique que .nous aimons *J»« « morbide écrivain,— car le» roman» de Huysmans, avec toute leur étrangete, leur charme, leur répul.tvité, ont ^une ami lame valeur représentative et sont certainement 1 expression d'une personnalité aussi remarquable, que celle d aucun antre écrivain contemporain. » R G

Les Kntretloo» Politique» et tAVtétêlwp (avril 189a) sont particulièrement intéressants, à?*c un *?. m « ai " s | ^° r m : posé -de MM. Remy de Gourmont, Pierre (pinard Edmond tousturier, Henri lie Xéghict, P. Vtelé-Gnffin et Bernard Lawre. Tout serait à citer -+ et une bonne parti c â dise atet — de ce numéro substantiel, qui cantiei» plus d idées en

lui seul que tel grand quotidien en 1 ™$«* n £\?/ m ?° M a £ détachons cette A«/eft*Vr.i/>.A« de Walt WkttmM, que rapporte M. Francis Vicle-Grif fin ;, . ;■ '..;■

« Te suis né, le 13 niai 1810, dan» la ferme de mon père, à West Hillcs, L I. Etat.de New-York. Les gen» de nu . famille, la plupart fermiers ou marins, furon M u ^f £. "*? pèr^dWine anglaise, du côté de ma merejVan > Vetsof) d'or&iué hollandaise. Il y eut d'abord, et longtemps une grande famille d'enfants; j 'étais le l* con ?-™?"* ]*%'** Brboklyn.quant j'étais encore en robe, et là, à Brooklyn, ic «randis hors de mes robes ; puis .comme garçonnet, ensuite comme garçon, je fréquentai les école» publiques, . d*abord, et pris du travail dans une imprimerie.

« A sciie où dix-sept ans seulement, et pour deux année», i'allai enseigner dans lés écoles rurales, dans les comtés de Queeus et Suffolk (Long-Island), et je vécus cà et la.

« Puis, retournant à New-York, je travaillai comme imprimeur et écrivain (avec parfois un écart « poétique •).

.1^848-49. — Vers cette époque, je partis faire un voyage de loisir et de travail (avec mort frère Jeffc) 4 travers les Ewts du Centre et descendant VOhto et le MUsissipi.

« Demeurai pour un temps à la Nouvelle-Orléans, y travaillant (ai vécu pas mal de temps dans les Etats du Sua). Après un temps, retournai vers le Nord, remontant le Mlssusipi, le Missouri, etc. . . '■;; et, par la. yole des grands lac» Mlchigan, Huroh, Erié, aux chutes du Niagara et U bas Canada, rentrant enfin à trayers l'Etat de New-York et des- ! cendant 1 Hudson.' . , ■ , . . '.. '

« i8m-m. — Occupé au travail du bâtiment à Brookljrt» (pour quelque temps, au début, m'étais occupé à imprimer un journal quotidien *t un hebdomadaire). - .. ■ :■'•. «18 «.— Perdis mon cher père, cette année... Commençai * imprimer «Brins tTAtrbe » pour de foon, après maints manus-

crits, fontes et .refontes. (J'eus grand peine à laisser de côté les « touches poé tiques », pais j'y parvins, à la fin). -

.<( X862.. — à-u mois de décembre de, cette année, descendis vers le « théâtre de la guerre » en Virginie. Mon frère Georges porté comme grièvement blessé à la bataille de Fredericksburg (pour 1863 et 1864, voir Spécimen Ditys).

. ■«< 1S65-71. — . Classé comme employé (jusque fin 73) au ministère ile la Justice,,. à Washington». (New-York et Broo-

:' klyn semblent plus mon c/tez moi : j*y suis né et y fus élevé ' ■ et y vécus, enfant et homme, pour trente ans. Mais je vécus plusieurs années à Washington- et ai visité, y séjournant, la

. plupart des villes de TOuest et dé TEst.)

<i 1873. — Cette année je perdis ma chère, chère mère, et, un peu avant,. ma sœur Martha (les deux meilleures et douces femmes que j aie jamais., vues et connues, que je compte jamais voir.) . ,

« jMénie année, une prostration soudaine de paralysie, qui couvait en moi depuis plusieurs années, s'était manifestée temporairement déià, mats avait été vaincue.- Mais maintenant attaque sérieuse, ^rémédiable. Le , docteur Dxinkard, mon

■ médecin de Washington (de premier ôrdre)yditque c'était le résultat de ma tension nerveuse à Washington, et aux avant- ■ postes en 1863-64-65. Je ne. crois pas qu'un homme, plus gail-

. lard, plus robuste et plus sain ait jamais, vécu,, que moi de

■ .1840 à 1870. Ce qui m'incita le plus à m'en aller, de gauche et de droite faire ce que. je pouvais pour les souffrants, les malades et les blessés, fut le sentiment dé ma force \ et de

. ù Une longue époque de maladie ou de dèmi-maladie, avec quelques Tepits. Durant quoi ai revisé et imprimé tous mes livres, — publié <c Rameaux ' de Novembre »"; et, entre temps, des voyages aux Etats de la Prairie, aux Montagnes Rocheuses, au Canada, à New-York, au lieu de ma naissance., à Long-Island et à Boston, Maïs la faiblesse physique et la guerre — paralysie expliquée ci-dessus — se sont appesanties sur moi de plus eh plus ces dernières- années. »

M. F; Vielé-Griffin rappelle que, des quelques pages de Walt Whitman traduites en français, la première, Étoile de : '* France y le fut par Jules Laforgue et a été imprimée dans la . 'Vogue ; et il note que, il y a deux ans, ayant offert pour rien une traduction de Whitman a l'éditeur Sâvine, il lui fut ■ gracieusement répondu que Fauteur de Êrins d* herbe, était a trop peu connu ». *

'.-■■"■■■■. A.-fV:' Revue Philosophique. Sous ce titre : Les Processus Nerveux dans V Attention et la Volîtion, ChaTlton Bastiari, réminent nécrologiste anglais, étudie certains problèmes fort discutés en ces derniers temps, et s'a pplique surtout à démontrer que les phénomènes. de volition ne sont pas l'œuvre d'une faculté spéciale, d'une entité mystérieuse; ils. ne sont pas accomplis dans des centrés moteurs, ils. sont, une simple

MAI 189a h

transcription, en action de l'intellect; ce qu'avait déjà formulé Spinoza, qui affirmait; Vol tintas ci inUltectus * ■ unum et

idem sunt:.

A signaler aussi ùne.Tévuè générale, très .intéressante, de . M* Pierre Janet, sur Le Spiritisme contemporain. Après avoir énuméré. les principaux organes des sociétés spirites, et résume leurs doctrines importantes, hauteur passe al étude du médium, et à l'interprétation psychologique des phénomènes ^ , 4 . qu'il présente. L'écriture automatique, dont il s'occupe su rtout, a déjà fait Fobj et d'un remarquable travail du, D r . Blocq (1), où les mêmes idées sont défendues, à savoir qu'il s'agit . .. là d'actes inconscients de l'esprit, et non des esprits,

' Lf Art et l'Idée tient largement les promesses de son programme. La livraison de mars s'ouvre par un excellent article de M .Octave Uzanne sur Quelques plaisants croquis, faits en sa prime manière par maître Félicien Rops, article illustre de dix-sept désdits croquis reproduits en fac-similé, et du portrait de Rôps. En tirage hors texte,, T Amour. régna?it sur le . • monde, composition inédite de Félicien Rops, reproduite en cbromogravurè taille-douce,.— Quatre planches coloriées pat Pierre Vidai; représentant les principaux marchands ' destampes du siècle. Au sommaire : L'Idéal et Tldéalisme (Salon delà RosefCrotx)^ par Alphonse Germain ; Invitation à la physiologie de riconophile et du Marchand d'estampes, par Henri ^Nogressau (t'A illustrations de Pierre Vidal) yMaurïce .Rolltnat

■ (Le poète è autant silhouette de souvenir), par Octave Uzanne, : avec un portrait inédit de Maurice Rollinat d'après un = dessin

de Gaston Béthune ; Revue bibliographique des nouveautés du mois, par B*-H, Gausser on ; Revues .et Idées nouvelles^ par Pierre y alin, etc. Vignettes et lettrines nouvelles de A. Sepn, Moreho, Viletti, A. Lynch, etc. ' . . • -. ^

Le Don Màrzio, de Staples^ analyse/en son numéro du 4 avril, une conférence donnée par- ML Vittorio Pica dans la '.. salle . du. Filologico: Sujet : VArt aristocratique. Mv V. Pica. .. reconnaît : un art de. telle essence qu il s'oppose indéniablement à l'esprit- démocratique et demeure ferme a la «""^ ^ e .plus erand de ces artistes fut hier Wagner, aujourd nui il se nomme Stéphane= Mallarmé, et, sous l ? égide ; de 1 un ou de.

■ l'autre, à la suite aussi de Baudelaire et de Verlaine, ont lui ou luisent au ciel invisible les noms, de Vilhers de llsle-? Adam, Laforgue,. .Rimbaud, Poîctevin, Barres, Puyrs de Chavannes, O. Redon, -'-Maeterlinck, C. Lemonriier, Huysmans, Hannon, Vérhaertm, Rodenbaçh, Rops, H. de Groux, Minne, , HolmanHunt; Burn Jones, .Swinburne, Morris, Whistier; les peintres italiens ,-MoreUi, Sartorio Previati ; les écrivains

. Carlo Dossi et d'Annunzio ; Tolstoï, Rod, Goncourt, etc. Les énumérations sont toujours incohéren tes ; il y a a retenir de ,

(iVD r Paul Blocq:. le Spiritisme au point de: vue sdcnti- . . tiaue.— L'Ecriture w^wwï/«^if^(Buti,Etw ^010^14 octobre

* Art. \ ■"".'' ; •• •' , ■

IÎJ89.) ,

. ce compte rendu autre chose» l'idée dominante de la conférence : qu'il y a un art « ésotérique » et qu'il est absolument légitime.

A mentionner dans la Gazietta Letteraria (16 mars) : VQUrelombôy par. A. Lcnxonï; I Prcssitimtnti, par F/Rizzati; dans ta Cronaca d'Arte (37 mars) : un intéressant article d'Alberto Sôrmani, Arte utiova\ct sous ce titre :Vçne{ûi nclYarte \ e nelhi litieraiura francese, un important extrait d'un volume de G. Molmenli : Studi e Ricerche, lequel va paraître àSTur in chez L. Roux ; dans la Critica Sociale (i^ r avril) : La earesiia in Rtissin^ sue vert cause e sua ^ignijicaio^ par Federico Engels,, et II Quitttq Stato, par 1. GherardinL

Livres nouveaux annoncés par les revues italiennes : E"tw T

Îoènic d'Antonio Fogazzaro (Milan, Chicsa et Guindâni) ; Poeti bolojrnesî: Carduecï, Pànr*cchi\SteicckjeiH 1 j&r,A}XBpçto Lcnzoni (Bologne, Trêves); La Paioîogia dïigcnto y ht chicsià a hroposito det atso di Guy de Maupassant^ par A.-G.Biançhi (Milan, Kantorqwicz).

M. E* Rolland recueille pour Hélusine (Mars-Avril) les

qui n a p; , .,...

nard de saint Michel (Leroux, Dut, Comique) ; — Le Boulanger ûrftot français);-— Le Dache (argot de.Faris);— Le Vilain, le Teut v le Malin; le Mâufé, le Gros (Morvan); — .Georget-, le Mautait, le Mauvais, Lui; Il (centre (Je la France) ;— l'Ange cornu (Valencienncs); —la Grande Bête (Haut-Maine,);— . le Petit Capet (La Hague); — Griffon ^Mônt bel iard) ; — . Double (Guerncsey); — Quel che da Tamblo a*i baie ni, Celui qui fait trotter les éclairs (Italie); — - Ruffian (argot anglais) ; t- Mounanmounan (créole mauricien); — lia radjâna, les autres gens (sanscrit).

Le Bulletin de l'Afrique Française, sous la direction de M. Harry Alis, est en même temps le recueil officiel centralisant toutes les nouvelles de l'Afrique et un journal d'authentiques. voyages dans le continent noir. Il est publié par un comité qui attend les souscriptions de tous ceux qui s' intéressent, à T Inconnu.

Mv Romain Goolus, dans la Revue "blanche (Mars), fuît dîalectiqucr a la manière de Platon quelques contemporains sous des noms empruntés aux .DiWo^Krs; il 3 'agit de la liberté de Vart : Socrate affirme les droits d'un Etat moralisateur ;; les disciples mettent l\artiste au-dessus de ces droits, et Socrate n'a pas cette fois le dernier mot. S t raton, à la fin, allègue d'une, façon bien délicate le poète de notre temps, qui, comme Lcucippe, dut « monnayer^sdn àme en des péqa-. gogics puériles. » Lisons M* Mallarmé, le maître estimé et aimé entre tous. ' ;

! Art et Critique vient de re-mourrr; le mois de mars fut son dernier mois de vie. Bien que cette; revue, eût, en sa .

"\ - ' MAL r8oa ', fin

seconde série, des tendances un peu moins étroites, elle n'en \ représentait pas moins l'esprit naturaliste/ le genre Théâtre Libre; s]il y a encore des habitués paur cette, sorte d'art, il/ n'y a plus de néophytes possibles. Ce décès prouve qu'il ne .suffit pas qu'une revue soit bien, faite.; il' faut encore qu'elle réponde à un besoin nouveau de ce public, très restreint, qui s'intéresse aux plu a récentes évolutions littéraires. D'ailleurs, '. sur les sept;, principaux rédacteurs à" Art et. Critique mentionnés sur lia couverture, cinq et peut- être tous -expriment librement leurs idées dans la presse .quotidienne; alors, a quoi bon ce groupement?.

Néanmoins, nous déplorons cette disparition, car, après tout, c'est la liberté qui perd un organe, et elle n*cn aura jamais

;Du Figaro (x, avril) cette prédiction au sujet de M. Viaud, l'académicien nouveau, célèbre pour avoir narre son mariage . . {Le/Màriage de Lotiï avec des larmes dans la voix':.» Sojres . sur qu'aujourd'hui il ne. manquera pas d'orner de sa dragonne .d'or la poignée dé nacre de son costume a palmes vertes. »•:—"- Ne pas croire que cette phrasé est : extraite de l'article dé ; Mi A. Dayot sur . le même Loti, publié le -même jour dans le ; même jouruaL — Le discours de réception, de cet officier de

pourtant, qu. un naturaliste inconscient -, à déblatérer contre le naturalisme voulu et raisonné. De plus, M.; Zola, si répul-: sive que soit pour nous son œuvre, compte dans le mouvement contemporain ,.et- quant à .-Vt. Loti. sà : Ûttérature a tout juste la valeur d'une jolie série de. lettres de femmes.

La Plume (ï er avril) public deux poésies '•; Sylve y et Antre. Sylye, de Jean Moréas.; une poésie de Stuârt Merrill : Croisade; des extraits inédits d'un prochain livre de Camille. Lemonnier : La Fin du' Bourgeois ; trois portraits, deux dans le texte et un hors texte, de Léon Riotor, dont M. Alphonse Boubert signe dans la même livraison une biographie exacte et détaillée, — Le fascicule du 15 avril est consacré à la Ckant'OH populaire ait Japon : M., le D* L,-J.-E; Baret en ; donne de fort curieux: spécimens, dont quelques-uns avec musique: — Tirage hors texte : portrait en pied de Willy.

Au sommaire de la Revue Indépendante : Maurice Beau^ bourg ; La Nuit de lumière réelle ; Camille .Mauclair : Notes sur un essai de dram.tr tûrgie symboliques ^Charles Saunier : Les Dont funestes {drame . féerique en. 4 tableaux); Maurice Bazalgcttc : Joséphtn Péladdn; René Ghil- ; Données évolutives : Sociocratie évolutive; la suite du roman de MM. Gaston et Jules Couturat : Le Naufrage ; etc.

M, Albert Saint-Paul publie dans l'Ermitage (i.y mars) une traduction, avec texte . en regard, d'extraits de Pilgèrfahrten r le nouveau livre du poète allemand Stefan George,

go MKRCVREDB FRANCE

* m— ii ■ Étl| | Hlfm

qui a traduit Baudelaire et subit l'influence tic» poêle* irançat». « Mal*, fait observer M, Albert Salut-Paul dah» une note, Influence ne Murait dir« Imitation, Si M, George, dana «on esthétique, trahit M grande admiration «u/tl protège A Tégard de Bawdelair» — dont il vient de faire paraître une vraiment belle traduction, la seule d'ailleurs qui existe en allemand, -* de Mallanuè et de Verlaine, on ne peut »'empéchcr de reconnaître qu'il garde toujours l'originalité de «a peusée, et uu*ain*i il non» apparaît comme lu poète le

{du* curieux qu*U mm* »<>it domfiî de connaître de toute la ©une geuératfow d'Ouire-Rhin », r- ff autre part, numéro intéressant avec de» poésie» de MM, Henri de Régnier, Smart Merrill, AdblpU» ftetté', Henri lWo», Victor Remouchamp», de» prose» de MM. Jules Uni», Yvanhoé Ramhosson, Pierre Valin, René Tardivaux et Henri Muiel. La livraison Couvre

Sar 1rs Trois tassss de th<* % poème en prose de J. Barbey, 'Aurevilly, extrait de Rythmes u«A/#V*. .

te 8Alàt*G*Ml (30 mars) donne une page inédite de M w * Deshordes* Vahnore; une Ùdt *) P*mI .Vtrlaint* d'une facture un peu en retard; dont l'auteur, -M. .Emmanuel Si- .

Snoret, a fait tirer à part quel «rue « exemplaires pour «es umU; es ver* de Verlaine, George Suxanne et Gabriel Vicaire, etc.

Dan* le Nouvel Echo \\\ avril), sou* le titre ;M. Vhtnd h rAcadimi* -/>>#»r*'"«"i M. Alfred Duquel dit quelques vérité* ù M. Pierre Loti. Mais, n motus de considérer l'Académie -ce à quoi inclinent quelques» esprit* évidemment grincheux ~ comme lu maison «le retraite de no* plu» glorieux Poncifs (ne pas lire Pontlfea); nous ne voyons pa» bien pourquoi la « vieille aveugle du pont des Art» » aurait dCi choisir M, do Donner, .

Nouveaux confrère* : Littérature et Critique f Administrateur l.M.'MjMU'.hi. Giiuiu», ijo, boulevard Saiut-Ciennain). — Efteèl* de Jeune» (Rédacteur en chef : Emma*iuiil Dmbous^ubt; Sectaire ::tion Santa. Toulouse, a, rue de la Concorde). — ■■ L'idée Libre (E*tu< Bksnvs, Juuts Bots,

D, GuiNAUOHÀtf, GaMLINL . MoURRY, MaUJUCK POTTJlCllWft,

EoovAito Scautl, — Adresser le» communications au Secrétaire de la Rédaction de VWf librt^ *8, rue des Ecoles), — Blmple Bwtè, 'Jto7/r/ttf mtnwel, Littéraire Arti$ti*t*tf et Mondain. (Rédacteur en chef : Gaono?» .Monau Paris, boulevard Hauscmann, 41).

CHOSES D 1 ÀRT

Au Louvre/ on fait cuire avec le plus grand soin, dan* Pétuve des combles, un excellent. petit Çranach; A la pinacothèque de Bràra, A Milan, ce travail est organise en grand, et Ion considère comme arrivés à un bon degré de cuisson et de craquelure une douzaine de tableaux, parmi . lesquels :

MAI rfcty 9*

r i i 1... 1 . ii nr~ — i—~— —— —...—— ■■■ ■

une Madone de Jean Belllni ; la Cerie 4e Ruben» ; une grande Borgognono -le St , Prinçol» d* Nicolas de Pollgno ; un grand Hercule dé Robortt ; un triptyqu© do Pstma Vecchlo j un André de Milan; la Sainto PamlUe do Magul»; la Madone do Signurolli ; un Lûlni: un Benvenuto Tl*l. .

ït parait que le» fouiêux grenier» du Louvre renier ment, «ou» triple cadenas ; i p 36 A 40 Afoya ou tableaux de eoeporatton* du XVII» siècle, onlevés à Notre-Damo 1er* de la dernière restauration; , a* divers Léonard, Raphaël. Titien, Véronése, disparu* ; no *eralent-tl» pa» roulé» eéaju ou céhaut? ■',•■■' ^ .... "•■'.

Le tableau de H, de Groux, le Chri*Ê aux Outrais, i>ré~ aenté au jury du Cl*amp-de~titar*, a été refusé sur lot ms« tance* do M. Jean Béraùd, Devant Tonin ion de ce peintre

ët*ûn génie incontesté), dé» artiste» tel* qita M. Puvli do havannên (lequel connaissait le tableau et l'admirait tout haut) out^ru devoir humblement capituler. L'ambigu Stcvana n'a dit nroul ni non/ Rai non du rem» : que cette toile, trop originale "(w). compromettrait la bonne tenue du Champ-de- Mar*. Ce tableau et une grande composition on . quatre panneaux, dw mémo auteur; sont exposé» à l'Union libérale d'Artistes français (Palais de» Art* Libéraux, Chatnp~do- Mar*\ * ■• ;/■:' -" '^

:■ Miwia Gwmkt,— A voir : une nouvelle vitrine de miniature» chinoises sur. feuille* du figuier sacré,qùi,dlt laTradition,*bTU*t le Butïdha. C'est un don de M; Ruhens Pùvàl. Elle* aôtrt fines et datent, sans doute, duX.VIII* »iècle v On y a Joint d'autre» peinture» et de» dessin* a rencre (do Chine, naturel- . lementV qui rappellent la manière de l'Ecole japonaise dès - «no. ■ -.:...■■■■■■■

M, Clemenceau a offert au Louvre, un portrait dé la princesse de Lamballc, croquis de! Gabriel, pris à la Wtc au ino* mont de l'appel de», condamné», à la Forcé.

Cher m Ba*c db Boutthvillb, douze cheft-d'amvre do Van Gogh. — Affluence de noble» épave» ; do» Bernard {surtout un . mémorable ChrUt nu Jardin fas OtivUré)^ qui, à la /iûsf -h Cro**, disparaissait, trop discret do ton,., dans lo» excès luminpux.de ses -voisina ; on attend le. renfort de» Indépendants; le» M.. Denis sont annoncés, .;

Le compte -rendu du Salon du Champ-de-Mars sera. fait an Pigarç par Octave M irbo*u t >''

Expositions en coun :

Exposition bhs PmNTRas-GxÀVSuxs, chez Durand-Ruel : des Bracquémond, de» Qdilon- Redon, été.

Lks Amis dhla NjtTuaB, rue dé TAbbayc. .

. Union UBftxXii . d'artistbs français, Palais de» Art» Libéraux (Champ-de-Mars)* Cette exposition organise on salon de lecture et prépare uno série oc conférences et d'audition» musicale», fille invite les directeur» de revues» journaux d'art; journaux illustrés, et les libraires-éditeur» A lui envoyer,

en telle quantité qui leur plaira, des numéros de leurs pério-

r . . t ■ 1.1 — , 1:««a'^ Ta* ^AinnAcîfA1\f«

ïsi

au secrétariat de l'exposition.

Exposition Louis Gailcard (Galerie E. Francfort, 6; rue , Le Peletier) : Paysage ries. Aquarelles littéraires.

Expositions prochaines :

Exposîtios internationale dks Beaux-Arts,;! ! Munich (juin)- Exposition de la Société Bohême des Bea.ux-Ahts, à Prague (uiâi-juin). ^^^^^^^^^ ^*

■'.." ÉCHOS DIVERS ET COMMUNICATIONS

Le Latin Mystique

Nous remercions de leur empressement les personnes qui' ont souscrit à cet ouvrage de notre collaborateur Remy de Gounuont, et nous prions celles qui désireraient d=s exemplaires sur papier « au gré du souscripteur » de vouloir bien ne point trop remettre à nous en avertir: il ne serait en effet plus temps une fois commencé le; tirage. En tenant compte des difficultés à se procurer les papiers requis — et môme Tun de ceux qu offre T annonce, le papier viole t-évèque, dont la nuance exacte ne se trouve pas dans le commerce et qui . est fabriqué spécialement par là maison E. pujardin (ancienne maison j. Lahorde), sur un échantillon de vêtement episcopal — le volume, actuellement en préparation chez Mazeync, imprimeur à Tulle, paraîtra d'ici deux mois environ.

.' .Voici, par catégories d'exemplaires et par ordre de dates, la liste des souscriptions qui nous sont parvenues

Exemplaires sur papier de. luxe- au grê du souscripteur (à 40 fr ) : Pierre Quillard (whatman); Octave Mïrbeau ijion encore choisi); M' TO B. de Courrière (papier vergé des Vosges h la forme, nuance grain de blé). .".

Exemplaires sur papier violet-evkqjue (a 30 ir.) r^J.uies Renard, Docteur Monnereau (par Pigeon, libraire), Meîlheurat desPruraux, Francis Poictevïn. - . / '

Exemplaires sur papier de Hollande (à ao fr,) : A.-jerdinand Herold, Gaston Banville, Jean Richepin, Ernest Chausson, Per Lamm. • *, ; . ' \r„ Exemplaires sur papier fort, teinte (à ao fr. }: AbbeMujmier (a ex,\, Saint-Pol-Roux. P.-N. Roinard, Georges. Landry Alfred Vallette, Frederick Serrien, Jules Lemaitre,de La Rochefoucauld, Maurice Maeterlinck, Defrenne, Courtin, Paul ' Mariéton v Emile Blémont, Paul Leclercq, Marcel Boulenger, G de La Panouse, Théodore Child, R. Friebels, Alphonse Diepenbrock (a ex,), Georges Rochegrosse, Georges Bonna- TOour, Albert Savine, Le Barc de Bouttevillë, Joseph C. du Parc, Louis de Saint- Jacques, Antonio de Oliveira-Soares, Lamertin, Raoul Minhar, Michelot, Antonin Buriand, G. Maurevert, Ary Prins, A. Landry, Paul Poujaud, André Fon-

'■:"' * M AX- 189a >..: 9J

taihas, Firmin : Bpissin, Vittorio Pica, Edouard Dubm T LV Ponet, Raymond Bonheur, P. H. G. Schùltze, Hugues Rebcll, Olivier de Gourmont, Stuart Merrill, Jonathan Sturgës, Jean Lorrain, Gaulon (a. ex, par Vanier), Albert Samain, HughStëwart. \

( Vo ir. aux annonces^ en tête du présen t n uméro, le dé ta il des chapitres et les conditions de souscription.) »

Tes Entretiens Politiques et Littéraires , dont notre confrère Camille de Sainte-Croix avait, sur certains bruit», annoncé, la disparition, ne se sont jamais si bien; portés (voir présent numéro, page 85), ■• "-V-

On a mené grand touît, le mois dernier, au sujet du concours de l'Agrégation de Médecine. Nous ne rappellerons pas ici les polémiques. auxquelles il a, prêté et nous nous bornerons à envisager cet incident à Tin point de vue. plus général, quant aux causes qui Vont déterminé, à la morale qu'il nous semble légitime d'en "tircrVll. est certain quc> de-

. situation au Pr C. v , son ancien maître, qui a ainsi réchauffé un serpent. dans son sein ; .que, d'autre .part, le nouveau souverain n'a incontestablement, pas la valeur scientifique qui faisait la puissance de son prédécesseur. Enfin v alors que • celui-ci à toujours porté ses. choix en se, fondant sûr les titres des candidats, M. B., P s Vst fâcheusement laissé influencer par des considérations d\>rdre étranger à la science. Conclusion : qu'on se hâte, de supprimer ces concours, inutiles et nuisibles ; inutiles, on . t a vu pourquoi ; Du . reste, fùssènt-ils même réguliers, ils ne serviraient qu'à j uger- la valeur des ; épreuves, non celle des candidats. Nuisibles çarce qu*ils paralysent les chercheurs féconds au profit des erudits stériles»

UEndeliors a ouvert une souscription «pour les enfants des compagnons détenus' »; Relevé dans la première liste quantité de/noms de nos confrères* .

L'éditeur Paul Oîlendorff vient dé recevoir . un romande. M. Eugène Bosdcveix : L'Angoisse:, étude cérébrale où le héros, Don Quichotte de l'Analyse intérieure, raconte ses luttes avec les idcesTfantômes qiii râssaillirent eh sa route au pays de l'Absolu; et comment il devint lé prisonnier de rAngoisse. .

. Lé Théâtre. d'Art -Social ouvrira avec un prologue de Jean ... Rïchèpin ;V Art 'social^ et : une pièce dé P.-N'. Roinard : La Lê-\ gende roitge^ synthèse révolutionnaire en 5 actts et en vers.

Alfred Poussin vient de faire paraître ;à Genève et à Paris,urie t nouvelle édition dés Versicùlets^ augmentée, avec portrait de , . Tautèur par M. van Muyden. -^ M-.. Henri Corbel va publier '- un livre de poésies : Rimes de Mai, pour lequel Gabriel Vicairea écrit une préface. . .

. Le 13 avrils il y. avait a la Morgue 57 cadavres de suicidés. — , Ç a va bien, la joie de vivre! Peut-être aussi que c'est parce .

au h Us » -trouvent la vie trop* belle, — comme -le chien à qui ori tend un plein sucrier cl qui recule modestement?... Cette dernière opinien serait, nous assure un de no» confrère* de la presse « honnête et dévouée », celle de MMï Zola et H. Fouquior. ;

Les ' Jeux Floraux, si doucettement surannés, décernent leur* annuel» prix de sagesse. On se croirait à r Académie Française ; ce n'est pas plus bénin : x" Le Chant du Coq, ode, a ohtenu une violette ; a« V Angélus de Jeanne poème : un ; souci réservé ; y* Les Départs, élégie, le souci, prix du genre et de Vannée \« U Vieille Fille, élégie ; un ceillet ; V I« Ve*da**es. sonnets idylliques: un anllet, .fleur offerte par M. Stcphen Liégeard. maître ès-j eux floraux ;/>"/.<* ïancheur^ "' sonnet libre : un œillet ; 7* If s droits de Ai setence en ./*»* rf« : droits de la morale et de L société humaine, discours en prose ; un œillet.

Le catholicisme, tel que protégé par Mgr d'Hulst, fait une trieuse concurrence à .^obert-Htoudin (Dickson successeur) : — Au Cirque catholique des Etudiants : « Mecredi saint, 'il '-avril, a 3 heures, W w Chcvé fera une conférence, sur « Jérusalem et la voie douloureuse », avec projection a la lumière oxhydrique. >»

EUuuioncc de la chaire en 189* (suite). / . . / t

Toujours Mgr. d'Hulst, prélat, professeur, députe et représentant du « protestantisme » catholique : • .« Pourquoi l'homme vit- il en société? Parce que Isolement le tuerait » — À rapprocher du fameux ; Otcz l'homme de la société, vous l'isolez. - Ce Monsignor cst^le même qui disait à^un lecteur d\4x*7 : « Vous lisez car Vous n avez donc pas fait vos humanités?*

Nous sommes obligés de remettre à la prochaine livraison no* Enquêtes et Curiosités.

PETITE TRIBUNE DES COLLECTIONNEURS (i)

OU ACHtTMAtT:

Maurice Barras ; Uns Heure chez M. Renan. — Ed. or. br. Henri Bt cque : La Navette; — Lbs Honnêtes Femmes.—

Ed. or.br. ^ , '«

Anatole France : Noces corinthiennes, — Poèmes dore?. —

Ed, or. br* Grasset : Lws quatre ei^s Aymond.

4 Edmond Haraucourt ; La Légende des Sexes.

Ernest Hellù : L;Homme,

Maindron : Lbs Affiches atusTREEs. ■

Stéphane Mallarmé : Poésies.,- Ed. antogr. av. front, de Kops.

[i)Aù Mbrcvre de France, le mardi, de j à 6 heures, ou par correspondance. — tf« s«5 dSr«:/rix marqués, frais d expedttton et, s'il f a /fV"> ^ recouvrement. /'. >

Rahhidc \ Monsieur dbU Nouveauté, avec préf. d'Arsène Hôhs-

saye (1880).

Henri de Régnier 1 Apaisement. ~* Lbs Lendemains. ~

POEMES ANCIENS ET ROMANESQUES* — Edi Or, br* 5*>?/ : OCTAVB PlRMEt, SA VIE ET SES ŒUVRES.

/w/êi Tellier \ Noa Portes. .. : ■■ . . «.■';.

Paul Verlaine ; Poèmes saturniens.— Romances sans faroles* — Sagesse. ..— Fetes galantes. — La Bonne Chanson. Femmes. — Dédicaces — Ed. or. br,

Villiers de • ] MtfaAdim ,x Morgane. — Isrs, — Premibres Poésies. — Lb Nouveau-Mondb, -.Euh,.'- Ed. or. br*

Rbvub Indépendante (Sér. Dujardin); ■■■. Ed. des Fondateurs- Patrons, n° i, même sans. la double suite d'études do WhU- .tler. ■ '.: •

La Vogue : T, IV; n°* a et 3.

— à partir ; du. nuin. 5, tome II, :

Mbrcvrb dr Fravcb : a ex. h° 1, 1 ex. n° 13, 1 >x* rt° 14/

Entretiens Politiques «t Littéraires ..": n° a, numéros séparé» de la première aimée, première, année complète» off VENoitAtj.: \ ■ . •;' ;/■

Jean Mordis : Les Syrtbs, 1884, tiré a 1*4 ex.,

'»«*••■ ■•■--• -v» -•• -•*'.. .".....■.•«;■. '•■.•:.► 15 fr.

Edmond eî Jules de G oncourt ; -Portraits intimes

du xvru* siècle. Dentu, 1857, i' vol. tir, à xoo. ex. sur pap. vergé. Très rare, . . . ♦. j . , . a. • .••■• . * la fr. Catulle Menais '; Lb Roman d'une. Nuit, avec cau~f. . de F. ito/s.EiL or.. ép*. .,,..... .,,..:;;.*.;. v 5 ftv

Description des environs, de la Forât noire t -etcv . Traduction très libre de l'anglais, r A bon entendeur sa lut . » —' À Boutcntativos ,. cfcez lès veuves . sulamitcs, aux petits appartements de Saïomon. L'an du monde 100,800,000,560. In-ia ftoll .../ 5 fr/

Butin de C^bmbnt XII contre les Franc-Maçon» :!

«Condcmnatio socïet. seu conventicularurn de . Ziheri Muratori àutde Francs Massons zub poentk

excommunicationis ipso, facto,, etc. ■».">- Romae, .

ex. typ. Revcrehdae Camcrac Apostolicae, 1738. ..

Un placard in-folio; Ex. , otigin; du plus anc.

doc uni, ecclés. sur la fr. maçonnerie. . .. 2 . . ^.. ..;. 100 ir. Bulle de Benoit XIV : confirmant la précédente,

suivie d'un maridement de Guyon de Créchans,

archevêque .d'Avignon, sur. le. même sujet/

la pages in-4?. Avignon, 1751..;. ..,*,..•.,....; . 6b fr.

Les deux pièces ensemble... ....;....♦., 150 tû

Laurent Ta'uhadc ; Àù Pays du 'Mufle'. Epuisé..,.» 10 fr. Charles Morice ; . La Littérature de tout a ,

.l'heure A '.\., ,.......♦,.:.. . J.-. 3 fr. 50

Léon Bloy : Le désespère. Soi rat, r886*...^.\ ..;, 3 fr. 50

Jtemy de Gourmont \\ Sixttob. £d, or. br., u yît*

Giovanmaria Cetc/tï. ; L'Esaltationb dblla crocb

cok j supi intbrmrdi, etc. Recitata in Firenre da'

Giovani délia Comp. ai S^ Giovanni Vangelista, ... . etc. — . In Firenze, app. Mich, di Bart; Serma-

o6 MERCVRE DE FRANCE

telli, iw, in-16. Marque de Sermat. au titre ■:

et à la fin) . ... ^ ...... ...\. . 10 ît.

Gio : Bat t. Gelli : Capricci del Bottaio, etc. — la Venetia, presso Marco degli Àlberti, 1605, in-16. 1 fr> 50

Antonio Vtgnali ; La Floria, comédia deLT Arsiccio Intronato. — In Fiorenza, presso i Giuntî, 1567, in-16 (Marque des Giuntî au titre et à la , .fin).. ....... v . .."..;-*■ 5 îù

Emile Zola ; Edouard Mânet Portr. par Brac-

Îuemond.- Eau-f. .. à* Ed. Manei d'ap. Olympia. — n-8 , 1867 1 Dentu. Très rare^ . . . „ . .. \ ; i. . 10 fr.

Emth Zola : La Bête Humaine. Ed. or, br. .3 fr. . 50

S tépk ane Mallarmé \ VnxiERS de lTslBtAdam, conférence. — In-8° holl. tiré a 50 ex .............. 10 fr.

Paul Bottrget : Mensonges. Coll. Guillaume...... 3 fr. 35

Lautréamont : Les Chants de Maldoror....;..^... ' 3 fr, 56

Lissagaray ; Les huit journées de Mai, i vol. Rare . 5 fr. Biturd : Dictionnaire des Contemporains. Gr. .vol.* 3 fr. Trésor des vieux. Poètks français :/. de la Ta ille, : 4 voL; Guy de Tours.: a xol.'Amadis Jàmyni.

a vol. ; ]. A . de Baïf^ Mimes : 2 vol. ; Pierre Fat r ■■ feu * 1 vol. ; Xoelz et chansons : 1 vol. ; Geste

DELA GUERRE b'ETAMPES : I Vol. ; LeS ELEGIES i.-

pbla Belle Fille : r vol. ; ensemble 14 vol. in-ia.

Valeur 73 fr '.'.'••..,. -i .'■■•• - 30 fr- ■ ' '

La Vogue : . n° 1 tome IV (1889) >^ • .'., .". 1 ff.

Le Fifre (Forain) : coll. comp., 15 . n° 3 ..*. ...,..-. : 6 fr. La Revue Wagnérïenne * coll. comp., 3 vol, ....„.♦ 50 fr. . Mercvre de France :. (série iïiod;) coll. comp. .en

numéros (28 n * fornu 4 gros volumes). Rare.-.J 35 fr.

Le Symboliste : les 4 n os . ..... .-. * ". • . 'à fr.

Extraordinaire du 35 aoust 1663 (n° supp. à la .

Galette de France). A Paris, du Bureau ^d'Adresses.

In-4 0, de 12 pages. . '..!.:.... ■.* '; r 1 fr. 50

Clésinger : Buste d'Alexandre Dumas père. Marbre-

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Odilon Redon : Songes (6 pi) ;.-«.... ■ '"3 5 fr *

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Paris. — Typ. A. DAVY, 53^ rue- Madame.— Tëxéphone;;

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