RAPSODIE DES LARMES
Sang de l'àme blessée, ô larmes j vaines larmes, Amer et. doux torrent, coulez du haut séjour . Où réside la source intime des alarmes :
Les longs désirs des nuits, les longs regrets- du jour ! Tombez, abreuvez-nous, larmes, vivantes larnies,.. Des mystiques douleurs de l'Amour.
Ce n'est pas. dans mon corps que mon âme palpite..,. Elle est entre ses mains, sur ses lèvres, ses yeux... Et mon cœur dans le sien, bat plus fort et plus vït£ . Comme une roue ardente autour de ses essieux Ma vie est. entraînée et gravite! .
Ah bien-aimé ! sans fin, amèrement aimé, La chair doit endurer que V âme la dîéchire; Jamais ce que l-amour a vainement semé, ■5îe moissonne l'Espoir sur les champs dû déliré.... Le bonheur est toujours afiEamé !. -
Et loin de toi ma vie est la déserte image, Le simulacre obscur de ma mortalité :.
Ce qui reste de moi n'est qu'une vide cage D'où s'est enfui l'oiseau par Torage emporté... • ;
Maïs.,., laissant aux barreaux son -plumage.... .
Tels, tissés de soleil soyeux dans, un coflret, . Contemple ces cheveux morts d'une tète morte.... Semblance formidable J... Ironie L,„ On dirait '■■* Que cette pauvre tresse est plus divine et forte Que l'être que son flot d'or paraît 1
Tombez, abreuvez-nous,. îarmes, ô claires larmes, Pluie:.. ; écumes.... rpsée.... à Tenvi, tout à tour ';. Dans votre sel brûlant nous retrempons nos armes Pour Tattente des nuits et les refus du jour;.. Pleurs de. glace ou de feu.... coulez, stériles larmes..., Faites r nbus pardonner à F Amour. .
Tola Doriax.