‹ Mercure de France, tome 5Chapitre 88 sur 109 · VAMPIRE · texte numérisé non relu

VAMPIRE

■" Dans la claire forêt d'automne, sur des feuille bariolées, nous étions tels que deux eniants et nous nous embrassions en un tièdeTmour '

ridi5r + gai ' ÇOri ',. fille ^ r Ç on! ^me tes yeux na,ent, tesjeux limpides, tesyeùx bruns, combien

feSnw1° tta Chèfe Pet ^ te #* posait s ?r es

Mais la nuit approchait à pas de chat, la noire enveloppante, fa -silencieuse nuit , et il faS

la lampe tombait d'en haut, s'apresantis^nf comme un brouillard lumineux, humide ° et tes

SS nt d3nS ^ JaUlle Pénombre quèsdbS

Yeux bruriS) pensifs, fatals I En eux tourbillonnait, tout au fond, au fond, l'écume bouillonnante, empoisonnée.

O toi, toi, toi !

Et sur toi me jeta la rage de l'amour.

Et nos lèvres pesaient les unes sur les autres comme les douloureux, les languissants péchés de deux étoiles qui, se rencontrant dans l'incessant mouvement de l'espace avec des cris plaintifs, s'étreignent; .

O toi, toi, toil Et mes yeux s'enfonçaient dansles tiens, et mes bras serraient ton corps comme des. griffes de fauves, et ta poitrine haletait, et tes yeux, colombes . égarées, erraient.... .

^ Ils cherchaient la claire forêt d'automne et l'enfance de notre amour siiries feuilles bariolées. Et ne la retrouvant, plus, figés de terreur, ardents de tous les désirs de l'enfer, ils perçaient n^on cœur comme le bec noir des aigles.

\ '■ Otoi! ■■ " ■ ■ - • ~ '

■■■■;■ a Otoi! .

Lasse, ma tête retomba sur ton sein. Tu très- .saillis..

Puis tu balbutiais tout bas des mots confus ef tu pleurais.

Et tes yeux à nouveau se rassérénèrent.

Sais-tu bien ce qui s'est passé entre nous ? " La haine nous a accouplés en un sauvage combat : la haine entre l'homme et la femme, la femme et l'homme , la soif ardente de sucer le cœur étranger , et chaque goutte de sph sang, chacune de ses aspirations.

Mon cœur et ton cœur se sont entreregardés en ce combat, et, combattant, se pénétrant l ? un l'autre, ils se sont confondus.

Tu es moi maintenant, mon âme s'est dédoublée, j'ai reconnu la femme.

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et «iP ■ n ^ tresse >™ ses bras vers le ciel

"SkJI '•""•"? Vle , ns ' vïe ns enfin, délivre-moi

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âme d W r^ eUr ' 1 UU seu1 ' réchaufferait mon

I„ k ;, * geUé ? — voulant s'élancer : en haut ! en- hau tl où rayonne et sourit le beau.le naîsfble le Pur , le toujours désiré bonheur! / P '

; Mais le boiiheuf n'est pas un antre aux aiW

pieine ae chante , — J e bonheur, mollusaue de

SS^ V*° * ^^ Péniblemeut, en ffn^es

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que t ^"ramnS^^ V ^ ^.^nueur 1 tandis •£■ ..™ ^™pes ton chemin içluarit en silène* bruit^mugit, se précipite ave! des hurlement *

S SS^ <î uè ^ Wa, de to^S^r^ la troupe desfunes sur le màlfiëureux. les femmes décharnées» Les femmes décharnées 1 Tourmente de sorcières poussanfdes cris de joie ■'«££ ™

serpente Se,?- etS eUeS h dDglent > ^elïeuts serpente ellesl épouvantent, avècleursreiàrds où-

trenes elles le pourchassent à travers les Vftres du

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