SUR LA SOCIÉTÉ
Les conventions. sociales sont des compromis entre la justice et Tunéret.
La société n'a pas de morale ; elle n'a que dos
mœurs, ;
La société fait les lois suivant ses instincts, et
les viole suivant ses besoins.
On prend les hommes pour ce qu'ils se donnent;
on en a pour ce qu'ils sont; on lus juge pour ce
qu'Us devraient être.
Tout ce que nous valonseomme hommes, nous le déprécions comme individus sociaux,
Plus une société est fortement constituée, plus les individus qui la composent le sont faiblement;
Le travail dégrade l'homme plus qu'il ne l'ennoblit. ■ •
Les animaux que l'homme a associés a son trar vailsemblentaccablésdumcme poidsquï oppresse
leur tyran.
"Il n y a de vraiment digne que le travail libre, celui que l'homme entreprend poussé par son seul instinct d'activité, «ans y être contraint par la nécessité de gagner sa vie.
Le travail forcé a cette conséquence néfaste de dégoûter l'homme du travail. "'■/■'.[..
AOUT iS*t M *
te monde moderne périr a^pour avoir à la toit ;ttbp.tràvàl|W'>t-in»Jf.tr»yailW.-
La moitié au moins de l'efforti j^^ {*{{£ »ipc à la construption de tour» 4c Babel inutue».
, ■'■■^^miaM■Wl«p^^^^ ,, ^ ttf,M,lt ^
de la sottise humaine.
de SiByphc. • . ■
« S'il n'y avait aucune vertu, dit Vauvenargues,
nous aurions pour toujours la paix. » ^
^e coSr? est, au moins, ^X"/^/ ^v^it -lucun vice, nous n'aunona amai» la guerre.
r?«uTlfiu( dire, c'est que c'est un mélange de V&e^et de vertu qui fomente la guerre. Je me
.glqués et barbares.
T^Wenc brime pà» le droit, le droit étant
.^ le droit de» faible».
La concurrence e,t Ame de la vie sociale,, mai» c'en est l'âme damn|c;
Il y a dea gens qui rendent service comme on prête à usure.
On se défie de soi ; on se méfie des autres.
éviter les inconvénients de la franchise sans t;lbef dans les ebmplaisances de U flatterie est UndS fpS^Sp^lèmes dé la morale sociale.
34* MERCVRE DE FRAXCE
La vérité est toujours bonne à dire, lorsqu'elle flatte ; mais c'est généralement alors qu'on ne la dit pas. On préfère flatter par le mensonge,
Il est très facile de se taire, mais il est très difficile de savoir se taire. ''
La politesse est l'hypocrisie de la bienveillance,
À défaut dé l'originalité de l'esprit, on arbore celle des mœurs,
L'excentricité est la fausse monnaie dé l'originalité. ' .'*"■'■■'■■.
: , t • .:.:' m * • : 26 ; ■ Un imbécile en quête d'originalité est pire que le dernier mouton de Panurge.
Ceux qui vivent jseuls sont desdélicaits de l'âme, mais des grossiers du cœur.
Un solitaire a desmanies , il n*a pas dépassions,
■29 Si tu vis seul, la calomnié s'acharnera sur toi : . mais si tu ne vis pas seul, ce sera bien pis.
Celui qui s ennuie seul avec lui-même doit bien penser qull ennuie aussi les autres*
■■■'■■■.■'.''" 3 l \ Etre avide de distractions, c'est avouer qu'on
n'en trouve pas en soi-même.
Rien n'est pire que la solitude pour les sots, rien n'est pire aussi pour .l'homme d'esprit ;. il n'y a que les sages qui la goûtent.
• * }3 ■ Aimez-vous., l'humanité : lisez l'histoire,' vous
la haïrez. Haïssez-vous l'humanité : lisez l'histoire ,
vous l'aimerez.
AOUT tfe* J«
pmp« -ih^ ■ .— f éiip Mwy j ■-— i j ^ ■ w*h-— ^r jfcy. ii», é^p^ ■! ■-nw-.. 1P1 Ni I ■ ^P 1 i^^^i4i*P*^^*^**^Mpfi*^