‹ Mercure de France, tome 6Chapitre 113 sur 125 · SCÈNE 2V PIERROT, M, BARBIN · texte numérisé non relu

SCÈNE 2V PIERROT, M, BARBIN

M. Barbin. — Evidemment!., Je ne dis pas non!... C'est charmant, votre petit recueil I C'est charmant ! Monsieur Pierrot ! Mais, que voulez-vous que je vous dise ? Le public n'aime pas cela I C'est trop élevé,.. Et puis, vous êtes obscur, Monsieur Pierrot, vous êtes obscur ! Pourquoi ne faites-vous pas comme Arlequin, le jeune et sympathique académicien, le poète à la mode, des petits contes en vers, parfumés à la vanille, à l'usage des salons du grand monde, ou bien encore des faits-divers émouvants racontés en alexandrins.*. Çapassionne le public, ça... Le fait-divers, voyez-vous, voilà l'avenir de la poésie... Ah ! je sais'bien/vous allez me dire que -ça n'est pas dans vos cordes.*. Alors, écrivez des romahs^.Ça" se vend encore mieux...

Pierrot. . — Mais je ne suis pas romancier.

Monsieur Barbin.

M. Barbxn. ^r- Tant pis ! Monsieur Pierrot, tant pis!... J'ai bien l'honneur de vous saluer.

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