LE BOURREAU
DE LA LITtTÉRATURE CONTEMPORAINE
LÉON BLOY
C'est Léon .'Blpy qui appelait le michelangesque poème passionnel de Barbey d'Aurevilly : Ce qui ne meurt pas, le dixième cercle de l'enfer ! Eh bien, pour moi, le dixième cercle de l'enfer serait de mener la vie et d' avoir écrit Itjs livres flamboyants dé Léon Bloy. Or, je parle de la vie de Blpy sans la connaître autrement que par ses œuvres et la notice d'Alcide Guérin, mais ces œuvres laissent supposer une existence de damné* La grande Mort libératrice pourra la résumer parle mot populaire : avoir £ait son purgatoire icibas... Un des livres de Bloy groupe sous le titre Un Brelan d'excommuniés 1 Verlaine, Barbey d'Aurevilly et Ernest Hello. Mais il est, lui, Bloy, le premier excommunié, excommunié de la vie et de la société moderne, et volontairement excommunié. 11 semble assumer sur sa tête toutes les haines littéraires du temps ; il est très! fier d'avoir déchaîné cet ouragan ; l'orgueil de son attitude de bouc émissaire de la décadence latine est la seule vraie joie dont il se glorifie. Ce catholique dé VKglise militante a, maïs à rebours, c'est-à-dire dans une gloire céleste, la solitude superbe de Satan dans sa damnation par orgueil. Léon Bjtoy est la volontaire victime expiatoire de tous les péchés intellectuels 'dé la France littéraire d'aujourd'hui. Et il l'a voulu, et il ne discontinue pas de le vouloir, et cependant chacun de ses livres, sans cesser de provoquer outjrageusement la haine, hurle d'une si effroyable douleur, que ceux mêmes qu'il massacre devraient avoir pitié du massacreur.
. C'est une personnalité si dantesque qu'on tremble de l'approcher. II vaut mieux ne l'envisager que très extérieurement, dire ses hauts mérites littéraires et passer, sinon à ^'approfondir on risquerait la folie. Ce chàtïeur surnaturel m'épouvante' . comme ce pro phétique vieillard de Jérusalem qui coùnit égaré sur les remparts,: clamant malheur à la ville, et tout à
coup tombant tête broyée par la pierre d'une fronde, avec un dçrnier cri : < Malheur sur moi ! » Il est dé 13 dévoratrïce portée des Jérémie et des Cassandrel Cest un visionnaire comme en produisaient les siècles dé formidable branle-bas religieux, où Ton convainquait par la flamme et le fer. Il est échappé aux Croisadescontre les Hussites et les Albigeois, aux fureurs dél la Guerre de Trente ans. Il tient en outre du Lamennais halluciné des dernières œuvres. Les partis catholiques . n'osent même point lé regarder vaticiner, avec cet idiot amour-propre de la galerie sulpîcienne applàu; dissant aux joutes du fort de la halle Louis. Veuillot ; et. criant: «JBientapé.t c'est un des nôtres,le,rpsëéuf V> .*■' \- . Rien au reste dé l'athlète ior^in'cliézBïoy^Th?A^é lies ; *
, -,très ; regrettable^ .^bssïçre^ , ; regrettables, sc^^
, ; ; : ment Son -suhiat^él^etbe "de ^ prophète;. Iî : me révolte ". la moitié, du" temps 5 mais je*f admiré comme une càta- - • pulte d'un autrfe siècle *qui se' démènerait superbement, mais en vain, au milieu des fusils de précision de toute ■"* l'artillerie moderne. L'intensité de ses rages, leur inutilité absolue et leur unique résultat, qui consista à lui rendre la vie intolérable, en font le plus pitoyable et le plus, sublime fils.de Laocoon- Mais il est' étouffé ; . * et dévoré .par les serpents qu-ii a couvés.' dahs^Qni^v^h *. ' propre cœur, a- luil/- *•■/,/ , '»■*•,
Éh bien, je voudrais tourner autour de l'eflroyable statue et la décrire par l'extérieur; je suis allé la contempler comme j'aurais été visiter un fou sublime pour lequel, hélas ! on ne peut rien, sauf offrir la sympathie de beaucoup d'admiration et de beaucoup de com*> passion. Léon Bloy et moi^ nous sommes catholiques tous deux, mais d'un catholicisme qui n'a plus d'autre point de contact que les dogmes ; sur tout, ë*peu prês,> de la vie et de Fart, nous divergeons d'idées. Je vou-f drais donc entrouvrir ici ses livres, respectueusement, 1 en toute admiration, et probablement aussi en totale incompréhension.
Voïciles ProposiTun Entrepreneur de DèmoHtion${i)* — C'est, le premier volume de Léon Bloy qui ait été lu du gros public, mais ce ïPest\jkis- l'œuvre d'un ". débutant. On dirait plutôt le testament d'un désespéré. . ♦ . Au bout d'un pareil livre, il y aurait, pour l'auteur, ; "
(r) Tresse et Stock, éditeurs,
S 1 £ ét »? -P*!*4*0»îqM, le suicide. L'entreprenez deces démolitions rentre presque dans la téritolcS htteraire: ces éreintements sont toujours supertS' mais entrepris in quel nom? Ici est à n»n WÏ monstruosité... terreur à combattre don^tïSe U droitd'mjuner ceW qui ont le malheur delà commet^ quand cette errejir n'est pas un volomtaS^SSSSSi
™J?,™' UnUvre que nous agirons dans une certaine mesure, mais que nous n'approuverons iamais sî^ on assez moqué Mu patoisde Chan^^ÎT 1 , ^
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• mêlait lapoudrefde riz à l'encens ?I1 Tarire i?^
/ l'Apocalypseet lé Chat Noir, la Bible et l'a bïï?J2 ' - ■. motionnés en ui^e. alahimie' -preique sacrirè^ S
jres à la personnalité morale des'h* mS £%££
'•■^^^■''«frWplicid*?^ lit .p^S^ces'eS" • des hantes œuvfes! S'a ancînr2SÏ^ e- i^ •*«"
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Reste l'intérêt nitéraire. n est énorme r-^ Jacquerie en prose l'art wmr l» a \+ S ?' C est Une Rien en ce siècle oui ï£S*f dans , le ma *»cre, d'Aurevilly, cïsaïnac rf R^h^™ 1 * 1 * VeuiIlot » cela... En 7 reyanlhTw? s 1« nïflS;" ap î? roche d * et latines du XVI e 3i«cfemL? *£ én «ques allemandes
decetteori^alité'iàn^T, ^^"* 01 ^^»* d'un inquisS^Eh bien ^w£. M ' U ° I i ^ Vét <*e
dl!onneVàce^^s J Q«eSïi^ tf ^ Ctro ^ tables hérétiquesT ÏS3!^! * delestortionner en vert
4«*es. jamais je n ai pns au sérienr Ri-
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chepin, Mendès, Cladel, et même Zola, comme moralistes prêcheurs de n'importe quoi^vice ou vertu. Ils ne dominent pas leur époque, ils en sont les représentants; ils n'ont donné aucune impulsion, il Font subie, je n'ai jamais découvert en eux que des artistes de plus ou moins restreinte envergure, des livres plus ou moins intéressants... Je regrette que 3VL Léon Bloy, au lieu . de faire de la littérature, se mette en guerre contre des livres sans portée civilisatrice ni corruptrice. Car s'il suffisait delà corruption prêtée aux Mendéset aux Zola pour corrompre une époque, c'est que leur époque serait encore plus corrompue qu'eux... Auquel cas, cercle vicieux, c'est elle encore, qui pourrait les corrompre et non eux, elle !
Le livre de Léon Bloy n'est pas fait pour purifier le siècle... Héliodore ne chassait pas les vendeurs^ du temple à coups de balais,, c'est par le feu que sa " fulgurante épée purifiait. On n'a jamais rien lavé avec des crachats .Et Dieu sait s'il y en â dans ce livre, c'en est un fleuve, une Loire où s'exécutent d'autres noyades que celles de Nantes.*. Il est vrai que certains de ces crachats sont foudroyants et resplendissent comme des escarboùclés. - .
Christophe Colomb devant les; taureaux amène une nouvelle série d*exécutions. Tous les ennemis de la, cause, de Christophe Colomb et de son postulateur à la sainteté y défilent sous les verges ! Et d ? autres verges que celles académiques de la bataille du Lér man, de Gleyre I — A , extraire de cette flagellation hispano-américaine quelques.chapitres mystiques d'une transcendante beauté. Mais avant, de les méditer il faut lire le Révélateur du Glùbe^ qui fat . le début dé Bloy, suite-et rappel du grand ouvrage définitif sur Christophe Colomb, l'histoire" du comte Roselly.de Lorgues. Ce livre n'est plus à louer, il a obtenu une préface de Barbey d'Aurevilly, c'est tout dire,- Mais ce que moi je ne saurais assez répéter, c'est combien .
Je regrette d'y constater cette thèse que mon cathoicisme à moi réprouve absolumënt,cette thèse qu'avant l'arrivée de Colomb l'Amérique inconnue était le. domaine de Satan I Ainsi toutes les pauvres âmes mortes avant l'avenue du Révélateur du Globe, damnées! Mais l'Église n'a jamais eriseigné cela 1 Hélas 1 je crois que si l'Amérique a jamais été le domaine de Satan, elle l'est bien plutôt maintenant, et pour le bonheur de ses indigènes il eût mieux valu qu'elle
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restât à jamais | indécouverte. Et je ne parle pas au point de vue du pohheur purement matériel, oh ! certes non ! — Vaille cjiie vaille, par cette thèse même, Léon Bloy apparaît une première fois ce fervent fanatique,
>cet halluciné des temps mérovingiens, ce millénaire
. médiéval qui roiSde dans notre siècle désemparé, seul de son espèce, yjivante épave de la Ligue ou des Croisades. Il y mourra comme ces quelques rares ornithorynx de la Nouvelle-Zélande, qui, débris derniers
., des races antédiluviennes anéanties, disparaissent de nos jours pour jamais avec l'indicible mélancolie d'une irréparable injusjice»Ne pouvant donc une fois de plus partager la totale croyance de Bloy, il faut envisager de nouveau ce livre par Textérieur artiste* Or, je l'ai
: dit,, le Révélateur du Globe a une préface de d'Aurevilly, et acres ceU il ne faut rien ajouter.
La troisième partie, œuvre de polémique, écrasante comme toujours, annonce en quelque sorte Christophe Colomb devant les taureaux. Là, je comprends mieux le zèle de bourreau qui dévore Léon Bloy. Il combat pour une cause tangible, miette, bien définie.,. C'est de la loyale guerre et ce n'est plus Bloy qui Ta déclarée.-. Tandis que, s'il vous plaît, dans l'entreprise de ..démolitions, de quel poids sont à la balance des idées d'un siècle, alors que ce siècle dépose son bilan, une malheureuse fumisterie, par extraordinaire sans esprit, de Willette Tultra-moderniste travestisseur de Pierrot, ou une ordure de roman belge anticlérical, ou le Colonel Ramollot?.*. Quant au livre du Père Didon sur les Allemands, dusse je êtTe vilipendé par Léon Bloy,
. je prétends que c'est un. livre utile . et nécessaire, et j'ai assez voyagé pour reconnaître que chaque peuple peut donner à ses voisins des leçons ou en recevoir.
De plus en plus fort, : feuilletez les quatre numéros du Pal.. : Ici, je me révolte plus que jamais, et je me demandé encore: pourquoi? mais, au nom de Dieu, pourquoi ? Bloy avait entrepris un pamphlet périodique du format du Tribouletetoù^è. date fixe, il prenait pour tête de Turc .les célébrités de la semaine,.. Or, à relire ces éreintements, on éprouve une navrante impression de forces dépensées en pure perte. Tantôt le critique féroce s'attaque , à des œuvres qui ne valaient pas le plus petit effort, \à de ces oeuvres qu'on ne foule pas aux pieds par ce sentiment de propreté personnelle qui évité de marcher dans un cop.rolithe frais ! (C'est au temps de le dissoudre, et il n'est pas
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^^TT-r^V, laccom plit sans même y prendre garde). Xantot les articles du Pal sont mîusteî+lS dépourvus de toute espèce de chaSe. KportTS quatre numéros de ce petit gumotma~e™Duémé£
ÎS™'nW?? J6P a ? P , eUe à ious ie ^s lécteursfïe ïousl^r«S r0 « yeà1 ^ ^ né réveûle-t-il pas en Sri w / ^ ntane ^s les plus âbjectsde notee plïï
Senre ^ S "£^ S 1 morâI '' rf «*e-fi Pas en nous^ane
ÏÏÏfeft s'eSfi* ^ aU î é ' la va & ue concupiscente qui iait s esclaffer d'aise les foules à ces cour**»* A* taureaux tant abominées par Bloy ? collrs es de
Kestent heureusement les deux plus beànxW^ 4. cet entasseur d'outrages. Jarrête au voî™iw£ hïïffi"* P ^ Ce *"* J ,aur ^ de nouveau des r^erveî
indemne . ? ■ — ' au contra Fe, passera .
nn I chSd'Suvre U fe^f qUe ù ****** ne^ût Uf+ w we ' Les ér emtements y sont olus beanv
mi°UM S«ÎS^ '.f* ™*"» générale du livre ; Hs fit Total Œ| £,&££. de R»^mpré ^BahS?
empoisonnée qui sèche en toSt^u^ dune * ncre ■
raient ia S^SÎZ^éZTl £ foSaiïS^r <fen«* en personnages éçhajj^ SSSSSteS*
Rops les infortunés, doublement infortunés et de les avoir posés, ces portraits, et d'avoir mérité de les poser t L'absence de toute créature lumineuse au milieu de cette galerie de damnés dit assez que le parti-pris infernal de cette danse macabre est aussi injuste que superbe à force de violence ! C'est beau comme les colères de Dante, qui plonge sans hésitation ses ennemis au plus rouge de son enfer*
Il va sans dire que cette sarabande épouvantable est le vrai sujet du livre* Quant au roman, le voici : il aurait pu éblouir d T une,rarè splendeur dans le sombre. Caïn Marchenoir, le désespéré converti au plus mystique catholicisme, recueille dans la plus épaisse lie du plus ignoble égoût social la plus formidable des prostituées, une sorte de Gorgone du métier, et il la convertit è. .son tour. Or il brûle d'un inextinguible amour pouf cette femme. Ils vivent 1 Tun auprès de Xautre dans le plû£ lugubre' dénûment, sans pain comme sans espoir d'en, gagner, face à face avec un crucifix, entre quatre murs àpçine blanchis. La miraculée, car sa conversion est plus surnaturelle que celle de Marie-Madeleine, devine Tamour que lui voue son sauveur, et pour éteindre cet amour elle sacrifie sa beauté, vend ses cheveux, vend ses dents comme la Fantine de Victor Hugo. Elle finit, à bout de souffrance, par une folie déchirante ; le désespéré, lui, crève logiquement de faim et . de douleur/*. Eh bien, nous croyons qu T il y avait mieux à faire dans l'épouvante ! Que dirait M* Bioy de cette proposition : Marie- Madfe-, leîne, certaine de damner son sauveur, puisqu'aussi /bien le sacrifice des dents et des cheveux n'a fait qu'augmenter l'amour du désespéré, Marie-Madeleine préférant sa propre damnation à celle de son sauveur, et retournant, pour l'amour du dès&spèrè et pour son salut à lui 7 au vomissement de jadis,, à la fange dont elle a été retirée, parce qae c^ést le seul moyen de . l'éteindre, cet amour inouï que Marchenpîr lui porte ! Voilà le livre tel que je le comprenais, tel qu'il s'imposait à mon imagination. Tandis que sous sa forme actuelle il me paraît déséquilibré, disloqué, désarticulé.». C'est un quartier de sublime tout brut; c*est une carrière de génie , dont fauteur a. extrait les matériaux d'un chef-d'œuvre ; mais il n'a plus eu ensuite assez de force pour édifier le chef-d'œuvre ! Oh ! de combien de carats le magnifique diamant noir qu'il y avait à ciseler là I je vois d'Aurevilly s^en emparer et
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, le taillader..* Il eût fait braisoyer aux arêtes de ses facettes toutes les flammes de l'enfer. Tandis que tel quel Le Désespère est un chef-d'œuvre de pamphlet avorté dans un chef-d'œuvre de roman ,avorté,lui aussi ? . par ce mariage de déraison. Certains chapitres mystiques, notamment ceux qui se passent à la Grande- Chartreuse, éclairent de nouveau d'un peu de lumière céleste ce farouche, cet âpre livre, superbe dans l'horrible, et ils témoignent, de quel agiographe, sublime la" librairie catholique se prive en rejetant sans cesse Bloy à l'enfer de. ses fauves violences ! Il œuvrerait la lumière des vertus avec autrement de génie encore\ que les ténèbres de l'injustice et de l'ignominie contemporaines, dont il a le tort de vouloir être le saint Michel, comme si les archanges se commettaient à des besognes de vidangeurs !
Et voici La Chevalière de la Mort ; une œuvre de jeunesse pourtant, et qui elle aussi crie bien haut le désir de jutice dont Bloy est victime. Comment le catholique et l'écrivain d'un tel livre peut-il demeurer à croupir dans une si profonde misère entre sa femme et sa fille, sans appui moral extérieur, héros eu disponibilité cherchant une cause belle et grande qui veuille de lui, et souffrant une vie plus atroce que mille morts
, à n'en trouver point-! - .
La chevalière de la mort, c'est Marie-Antoinette.
■ Après les. nombreux livrés voués au culte de la plus touchante martyre royale, après le minable roman de M. de Ch^mbrier, après le gracieux inventaire des Goncourt, on pouvait écrire cela- qui n'est ni de l'histoire, ni du roman, ni du bibelot, maïs une oraison funèbre et une apologie antirévolutionnaire mêlées, et qui en font le plus beau et le plus nouveau de. formé des panégyriques écrits depuis les grands prédicateurs classiques. A retenir entre autres certaines pages qui sont la plus hautaine flétrissure appliquée au dix-huitième siècle, le seul siècle indigne des fastes de notre . planète, ce siècle qu'il faudrait pouvoir supprimer pour le châtier de s'être fait si petit. La Chevalière de la Mort est le seul livre de Bloy qyï se puisse mettre entre toutes les mains, et qui puisse lui conquérir l'admiration de tout ce qui reste en France dé jeunes filles nobles.
J'ai déjà indiqué la conclusion de cette étude. M. Léon Bloy ne peut plus continuer à vilipender son: génie à Téreintement d'œuvres et d'hommes qui ne
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méritent pas cet honneur- Il épuisé à se créer des haines et à se rendre tout à fait impossible plus de talent quiltfen faudrait pour être, trois fois célèbre. Il faut qu'aussi dans ses écrits il regarde plus haut, là où est orientée la vie de son âme, qu'il nous donne enfin les grandes études bibliques qu'il médite depuis si longtemps, ou qu'à l'exemple de ses maîtres de prédilection dont il a eu ou. a l'amitié aussi bien que la louange : Barbey d'Aurevilly et le comte Roselly de Lorgues, il "nous livre les romans de premier ordre ou les panégyriques de saints dont Le Désespéré et La Chevalière de la Mort nous montrent si bien qu'il est en puissance. Les haines, même littéraires, même religieuses, quand bien même elles sont inspirées par la plus excessive et la plus inassouvie des soifs de justice, ne sont point faites pour embellir une vie, non plus que pour la sanctifier* !
J'appelle. de tous mes vœux le jour où je. pourrai admirer Léon Bloy sans aucune réserve et où je n'aurai plus à mixtionner d'un blâme peut-être ^inintelligent mon affection, et à déclarer superbes et dignes de toute admiration des livres, que je n'approuve pas entièrement,
Wiixuh RrrrER. -
2 a MEÏtCVRE DE FRANCE
LE LATIN MYSTIQÏJE