ENQUÊTES ET CURIOSITÉS
Avant "Des Esscintes..^ «. Clavessin pour les Sens. Mettez de suite une quarantaine de cassolettes pleines de divers parfums ; couvrez-les de soupapes, et faites en sorte que le mouvement des touches ouvre ces soupapes : voilà pour le nez. Sur une planche, rangez tôiit de suite, avec une certaine distribution, des corps capables de faire diverses im-
lU ■ - MEttÇVMS PE FK ANCE
nr e^o« «rla «ai-, et pni» trites-tt «^"J^^^ P**** 10 ** ■*" ÎT. ' ,^. t r,w-r laBm de »è»»e des corps S. corps: ^^ P°"JlîSâ^de 5S« «»eit«-«. Mai*
•«tt^^L 8 »^ rSTafaiM* tiït dire?... Kos se» sont ^^ÊdCe^de perron ^-u,
dam, et se trouTe à Pans, tjb}- A
n , • ,-■ > "ne la lettre de M. de Cyrano Bergerac
Ecuyère, au Soleil Royal (s. d.)- z
ÉCHOS DIVERS ET CO MMUNICATIONS
Le Latin Mystique
La souscription est ciose depuis ^«o sept «^jS» est prêt, mais l'expédition nen sera fige m p £ anx
K: ^nfre^uv^ai^ du volume les ,.
sommes qui ne nous seraient pas parvenues: . .
dont les prix sont ainsi fixes.;
Hollande. 30 fr..
Violet 40 fr *
Pourpre,* 4° fr--
Voici 1* liste des souscription reçues depuis ,U pukkcaUou de WÎe dernière livraison jusqu'au *o septembre .
EnomJios H««** (à =o fr.} : M. Heuxy Bauer. -
OCTOBRE 189* ,1g.
yBXEWLÀiRzs rum T*ncri (à 10 fr.) : MM. Gustave Boucher, "^ le D* Rougier-Grangcnenve, la. Bibliothèque * de Blois, MM. Pierre Dufay, &-N. Roland Holst, des Amorle *am der Hoeven, M«* de Maset, MM: W.-G. ftoyaaids, Jules Nathan, Emue Barbe. .
Errata. ~DanSfla liste complète des somscriptenrs publiée le mois dernier, lire: K, Audry, et non Andry ; MM» Gaston et Jules Couturat, et non M* Georges Bonnamour»
Enfin nous avons reçu de notre collaborateur Reany de Gourmont la lettre suivante :
^ « 40 septembre.
« Mon cher ValleÉte, « Je serais inmtct maladroit si, après le succès du Lmtén Mystique ,jè n^oflrais mes humbles remerciements a jx abonnes et aux lecteurs de cette revue, et si je n'ajoutais quelques menues réflexions. *
«■ Tout simplement ceci ; le Latin Mystique représentait, au point de vuematériel^ un assez gros effort, réclamait des frai* relativement élevés ; plusieurs des principales maisons d'édition s'en rendirent compte et refusèrent la partie. Or, ce qui a effrayé dé. solides commerçants, nous l'avons réussi, — . et cela grâce à 'votre bonne administration et la sympathie intelligente de nos amis proches et lointains. Un libraire n'est donc pas plus indispensable qu'un journal, à un écrivain qui redoute les compromissions. XL fallait le prouver; c'est fait, — et plus que fait. On dira que ce n'est rien et qu'il faut . voir la suite: on la verra. ■■ m '
Affectueusement,
Kemy di ÇorwiONT. ;
Nous recevons la iettre qui suit ;
* Mon cher Wall et te, ■ " . '• " /
: « Il y a dans Je Bulletin de. y ictoire rédigé par M. Leclercq quelques inexactitudes, et des omissions, surtout,: lé commissaire de police n'eut pas à dresser procès-verbal, puisque je refusai de porter plainte. contre mon agresseur, .me. trouvant satisfait « dés coups qu'il reçut » — - c est l'aveu qu'il fit au Matin — et que j'eus plaisir à lui porter (la voila,- la fâcheuse . omission, .la voilà bien!), à la vérité sans .canne.
u A JDieu né plaise que .j e tire vanité d'être solidement. construit I mais, dans 1 espèce^ . je fus content de posséder une poigne vigoureuse. . v .
. « xaut-il Taj buter "?. je ne saurais prendre l'engagement de ne plus parler de M-Lëclèrdq,
<c Quant à vous, mon cher ami, je ne vous ai jamais supposé capable d'une intention maligne envers moi, et je tiens à vous ■ le dire; -
. «- Bien cordialement, ' ' ■ '' \ ;, ■ ' ' .--■*'.. *■ « WniT, »
Voici, à titre dé document, la lettre de M. Julien Leclercq insérée par le Matin du ao août et à laquelle M* Willy^fait
allusion : ... ,
« Pari», le 19 aoùt^ i8y».
.A Monsieur le Directeur du « Matm »..
« Monsieur, • . „£„!=„ j c Tons spécifier que :
. M. H. Gauthier-Villa» J^PfygS <.£. parce V^
. !• Je ne me suis résigné *^™*2ZE*ihn Ses injures
a refusé de me donner par |^™5J^n5Sw une fols de
qu'il m'avait pu»" ^^Kparp&hropie ? C'est
plu» son aversion pour le auei. nbt «r* r
se battre, comme offenseur ou comme pttense. ^e«
"hospitalité à ce? lignes, •- les te^Oj j,^
« ? 6,Tue des Batignolles. » .
■-'■«, Paris le 13 septembre 187a.
«Mon cher ami, le R. F. ^»2»JÏ^£ÏÏJ& d'un voyage en Biscaye me commet £ soin de^vo que l'eut déplorable de sa cnere : sm» j tf à M> Henri Malgré lui, d'ajourné. : aux ™?«/^S^ e a^éciation que
P TLe* saint religieux me charge en même temps de ses ex^ Tde toutes ses bénédictins pourvus. ■
« Laurent Taelhade. »
Une note publiée par «Sjgj^^^^
supP oser ^^SdSltivT» Tour réïe£ion d'un buste à « reunies en Cornue o uuu«i« «• .J* . n «i «;r e cuéille les
Léon Cladel, et a™° M * fom ^* m *£Ld£ I/obliKation de
nous n'affirmions en même temps .notre respect pou font. -
La PW du ,« septembre -t^S^t 9 ^^.
de souscription pour le monument Baudelaire, la membres au comité, ainsi compose .
Président <T honneur : Leconte de Lisl e.
OCTOBRE 189a 189
■HHÉrifeM**
Membres: Paul Bourget, Jules Claretie, François Coppée, Léon Deschamps, Léon Oient, Anatole France, Stephan G*orge, Edmond de Goncourt, José*Maria de Hefedia, J,-lL Huysirtait», Camille Lemonnier, Maurice Maeterlinck* Léon Majtttrd, Stéphane Mallarmé, Henri Maxel t Louis Méturd, Catulle Mendès, Octave Mlrbeatt, Jean Moréas, Charles Morice, Nadar, Prince Alexandre -Oùrou&of, Vittorio Pica, Edmond Picard. Henri de Régnier, Adolphe Retté, Jean Richepin, Edouard Rod, Georges Rodenbach, Àurétien Stholl, Ënrautauel Signorêt, Armand SUvestfe, S tu art Merrill, SuUy-Pnidhomifce, 5wfaburne, Laurent Ta ilha de, Auguste Vacqaerie, Alfred Valleéte, Paul Verlaine, Emile Verhaeren, Franc» Vielé-Griffitt, Emile Zola.
Il faut ajouter à cette liste le nom de M. Félicien Rops.
Fin octobre, notre collaborateur Laurent Tailhade publiera Dou^e Ballades nouvelles pour abominer le Mufle > avec une cau-fortè d'après Hermann Paul. *
On annonce pour paraître prochainement à Berlin une revue idéaliste : Blattèr fur die Kunts, qui sera dirigée par M. Cari Auguste. M. Stephan George, l'auteur de Pifgerfakrten^ dont M; Albert Saint-Paul a traduit naguère un fragment pour VErmitage^ en sera l'un des rédacteurs.
Notre confrère M. Léon Deschamps* Directeur de la Plume , épouse^ le 37 septembre, M ,le Claire Grigny. ""
^Sigurd Ibsen, le fils de Enrik Ibsen, s*est fiancé à Bergliot Bjœrnson,, la fille de Bjœrnstjerne Bjœrnson. Lé Figaro^ <jui le premier communiqua cette nouvelle, a parlé, d'une, inimitié mortelle; qui existerait entre' les deux, pères, tandis ou'au contraire la belle Bergliot a passé presque tout Tété à Christiania, chez Enrik Ibsen, et que, d'autre part, Sïgard Ibsen, jeune diplomate,- mis en disponibilité depuis lors à cause de son jivre révolutionnaire V Union de la Suède et de la Norvège f a séjourné longtemps à Anlestad,. le séjour de campagne du poète politique. . :
D'une interview des ouvriers de Roubaix, par M. Jules Huret {Figaro du. 7 septembre) :
« Un jeune homme blond T à la face grasse et montée en couleur, à l'œil intelligent, habillé d'une veste de toile claire à raies blanches et violettes, à la manière des garçons bouchers, s'adressa à moi : -. -.--.
« — Vous avez lu Gil BJas de Sautillant? Vous vous rappelez l'archevêque de Tolède disant sur ses vieux jours : « Je » crois avoir fait bonne œuvre dans ma jeunesse et dans rn#n . » âge mùr; à présent" je, suis vieux et perclus ; restons -en là, » ne compromettons pas ce que nous avons écrit de bien par. » des œuvres médiocres ou mauvaises* » Eh bien, M» Jules Simon ferait mieux de prendre exemple sur l'archevêque de Tolède que de nous affliger de son gâtisme... .
!^o MERCVRE DE FRANCE
« Très bien î brav» ! . cria-*-on dans des rire*. » Ces ouvriers de Roubai* ne non* paraissent déjà priât tant sot». Mai» il serait inexact de croire que H. Jules SniHm a perdu Uwtc popularité : mu avons reçu de Belgique la lettre suivante, que nous publions, bien <pie Tinsertioft ne nous en ait pas été demandée et qwt le. . sujet soit fort peu excitant, pour montrer avec quelle bonne grâce no*is accueillons les opinions les plus diverses ;
« Monsieur, ■ . ■
« Permettez-moi de vous dire que le critique qui signe P. Q^ dans vos colonnes est vraiment indigne du Mzrcure dé ,
France. ■'.-'' V
« Je prétends que celui qui appelle Jules Simon un « malfaiteur public » et Musset un « assez mauvais poète * est rore
ou fou. , j :
« Je défie tout homme en possession de sa raison de ne pas
être révolté en lisant ces lignes qui sont un outrage continuel
an sens commun ; et je suis étonné de les trouver dans le
Mercure de France, que, jusqu'à ce jour, j'avais assez goûte.
« Agréez, Monsieur, mes sincères salutations, et excusez la
netteté de cette protestation.
[Signature tlfysïblej)
. ' - " • « Avocat, » : .
« 31 août 189a, « . f" . * "
Hélas, Monsieur, presque tout notre Recueil est un outrage au seus que vous dites, le commua étant le pire ennemi du bon.
Après avoir annoncé que M- Gabriel Randon préparait un roman intitulé : Vlmpostenr, nous avons reçu de M, Stuart Merrill Ta vis que depuis longtemps il travaillait à un roman de sujet analogue, portant le titre de : Un Messie, A son tour,. M. Raymond JNvst,- dans le Mouvement littéraire, prend acte pour un volume dont la donnée est identique, auquel il travaille depuis 1891 et qui s'intitulera : Un Prophète. — Au surplus, nous écrit M. Stuart Merrill, « une authoress an- <i glaise, Madame Lynn Linton, s'est emparée, il y a quelques • « années, du sujet qui nous préoccupe, et a publié un roman, « que du reste je n'ai pas lu : Joshmi Davidson (Jésus fils de « David;. Ce qui prouve qu'il faut en tout chercher la femme.»
Document pour M, Zola [Figaro du zs. septembre) ; \ « Lourdes, 10 septembre. — Une jeune fille de vingt-six ans, M" e Marthe Edmond, venue avec un pèlerinage belge, a succombé hier soir à une attaque d'apoplexie en passant tlevant la statue de la Vierge. »
Mesure sanitaire : — * Le Gouverneur de Ni j ni, le général Baranoff, a dû faire donner cent cinquante coups '4e knout à rinxirmier Oussoff, qui avait propagé des nouvelles inquiétantes dans le village de Lyskow. » (De là. Lettre de Russie de Lydie Paschkoiï, Figaro du jz août.) ;
OCTOBRE 189a. *9*
La petite demi ère de Nestor {Eeàot de JP*rî* ém ty septembre): *.'» Et œ qui m'attirait, ce n était pas la ben&é « pittoresque de Gènes, la joveosete dec« peuple si Ttamft r
« la beauté des femmes, joutas, iiuis superbe* soas le «s^ff*r* « blanc, casquées d'admiribles chevelures bi
PETITE TRIBUNE DES COLLECTIONNEURS (t)
ON ACHElEBAiT;
ViïUcrs de i'Isle-Ada m :• Œuvres corapL ou vol* sep.' i**»/ Margùèritte :• Pascal Gbfossb et Joc*s VErKecvÈ { éd.
or.). ; • - ' : '
Hegel : Philosophie ï« l'Espixt* .
J.-K* ffitysmans ï À Rebours ,{éfc ou hot. ou jap. l>r.}," Ernest Helîo ': L'Hommk< -
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Revue Indépendante (1884-85, prem. sér.) : 9 numéros sur les 13 parus : x r 2, 3,4, 6 dû tome I ;
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Catalogue de l'Exposition Impressionniste (1889),
HL par Gauguin, Bernard, etc. . . . ; . . . .v. r . X- •• ■ . a ^ r * a 5
: Mercvre.
Le Gérant : A. Vaixette.
p ar j s# - Typ. A. DAVY, 52,111e Madame.— Têlêphoke.
G.ALBERT AURIER
I/un des plus jeunes, des mieu;x doués et des meilleurs d'entre nous, G .-Albert Aurier, est mort le 5 octobre, à l'âge de vingt-sept ans. Il était de nos camarades de la première heure, nous connaissions les qualités de son cœur et de son caractère ; nous savons perdre avec lui "l'amitié -la plus probe, et notre affliction est profonde. ■ .
C'est une belle vie -'d'écrivain et d'artiste anéantie. G.-Àlbert Aurier était l'un des fondateurs de ce recueil, où Ton a pu apprécier son. talent de poète et Toriginalité de ses critiques .d'art, qui faisaient autorité pour tous ceux qu'intéressé la jeune école- symbolisteimpressionniste. Ilayait publié naguère unroman, Vieux ^ œuvre de toute jeunesse, et sur quoi Ton ne saurait equitablement le juger, mais où s'annonçait un tempérament robuste et se révélaient, une imagination fécphde et de précieux dons d'humour.
Notre ami avait de nombreux projets. Il a laissé plusieurs manuscrits;, achevés ou presque, Nous lui Consacrerons, notre prochaine livraison tout- entière. Ncheis nous proposons aussi de réunir en un volume, qui paraîtrait au commencement de. Tannée 1893, ses ouvrages terminés et d'importants fragments : un iroinau inédit, des critiques d'art, dès poèmes.
"'/■'. La Rédaction.
i 9 4 "''"" MERGVRE DE FRANCE