‹ Mercure de France, tome 6Chapitre 87 sur 125 · PSAUME VII · texte numérisé non relu

PSAUME VII

Ah I les fanfreluches du Confortable I Là détestable Carapace des draves gens douillets ei lâchés I Mon cœur, est-ce bien la peine que tu te fâches ? Et n'es-tu pas ces braves gens douillets et lâches ? '

N'es-tu pas celui qui goûta la joie ;

Où se fourvoie Uâme basse et sans idéal et sans noblesse .; !La joie absurde,— àhl Ton eh prend et Ton en laissai — Dont vit Fâme sans idéal et sans noblesse ? .

N'es-tu pas celui qui trouve charmantes L'essaim d'amantes Qui miniaude autour des bassesses masculines ? Toi-même T rappellè-toi quand tu les câlines, Les. filles blondes, tes bassesses masculines . -

Ah. 1 lamentable cœur sans énergie ! .

."'- La nostalgie /..' -.

Te ronge encor des vains péchés de ta jeunesse; Et, n'était cette lassitude qui t'opresse, Tu révivrais les vains péchés de ta jeunesse I

. Ah 1 pauvre cœur masqué d'indifférence !

Quelle 1 souffrance .

Plus pure t'a fait, grand parmi la foule impie ? Et quel renoncement hautain te sanctifie, ■ Toi, tout ces Braves gens et cette foule impie ? -

Louis Denise/

ao6 MERCVRE DE FRANCE

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