I- — EXTASE
, Je suis .— chantait le Porteur de la Lyre et de
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pères aanfr le péché — le Maire, détenteur <W
le ™? re^i ami ^ ntdes helbes m«^« dont'
.Je fis fulgurer dans la lumière astrale la colère vindicative de mon glaive , et je fc retenti? m? lessept cordes l'Ode livine des' Dominateurs - *
oiseaux du Temps. " a " 1 ^' tous ies
ô n?° mp ^ e par î 11011 Poing de chaste chevalier
fiSff?** -Ï S & ci<?u *> d ' une voix jusqu'S morne, la parole d'épouvante qui me révéla tel
le tonnerre dans la tempête, fe mVstère^de ces
D^fif ° n l Pa l lèrent ] e « 8*^**& ancêfres'
: Jiï? I e h ^ fe des ^ures mon âme d'archange yole sonore et folle, sur Fàile musicale
est auïef 1 ? 6S ^^ vers cet Inco^nu^ui
s a a u±ia s irs^r ' ~ * ;a 4*
m a W^ U K? antS ar ^ anes ' ^ les dieux o g ntYS! XiS^/f crain té d'inéluctable folie, du sanglant regard de mes frères.
aa* MERCVRE DE FRANCE .
Plus haut* du vol et du galop, ô monstres de la révélation, jusqu'à ce que mes lèvres exsangues mordent aux grappes de pourpre que vendangeront, aux jours de la vengeance, le Christ et Satan 1
Afin que,- heurtant de mes bras tumultueux ^à
la porte adamantine de la septième sphère où se dressent, la lame de blanche flamme à la main, les séraphins et les chérubins ailés de hine et casqués de soleil,
Je puisse, ayant accompli, ma septuple jdesti-, née, jouir enfin, dans les paradis d'asphodèles et d'amaranthes où le jour est Ta nuit et la nuit est le jour, de la Vie parfaite dans la parfaite Mort, pour 1 éternité des éternités! .
Ainsi chantait le Porteur de la Lyre et de l'Epée,
li: — APOCALYPSE
Ce n'est plus, en les demi-ténèbres qui couvent, sous de pâles planètes où tressaille là dernière lumière, le secret des siècles de la terre, que de vains tintements de harpes parmi lés coupes et les guirlandes de l'universelle orgie des hommes.
Sur les tours des palais de basalte d'où tourbillonne, vers le ciel oublié, la flamme violette des trépieds, les rois ivres dont le rire ëcorche la gorge déchirent de leurs ongles la soie âpre, des étendards que les aïeules, aux matins d^espérance, chamarrèrent de vols de chimères.
Et les reines dont lés doigts et les -bras, sont lourds de trop .précieuses pierreries lisent en des parchemins, enluminés de sinoplê, des histoires, d'amour, de guerre et de mort, dont à { Veine elles peuvent comprendre le sens, tant eurs têtes chancellent sous le poids des antiques couronnes.
Soudain, dans le désert qui déroule ses sables aux portes des maudites capitales, la horde des barbares de la nuit, secouant le lourd tonnerre
Novembre 189a
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!,i ^ panoilS ' 8al°P' é - en 'orbes d'ombre
autour des remparts: où dorment, à la lueur des
• tombes pigées sur les .lancés* les sentinelles de .
^^r ent vl éI f v ^ daiis la spiirude,et danslevent f,l Cett f ^? h M e ******* ivres «* ^s reines foliés, aissant choir de terreur, du haut des tours, le» loques des étendards et les feuillets des parchemins, savent quèclame,avaritrapocalypse,lavoix des anciens prophètes.
V Déjà le fleuve qui couie de V Est charrie en ses f a ' q ? em P°ùrpra Jadis le sang de tant de multitudes chantant vengeance etvictoire, des cadavres d hommes verts dont, les yeux, ayant lu là-bas
le secret des destinées , se révulsent à jamais d'épouvante. /•..,.
^ Es ont fait d'étranges rêves dans les bleues montagnes du silence où méditent les Maces et voulurent, par une humaine pitié contraire à celle du Dieu des dieux, proclamer, aux peuples pâlis
xecèlelef^^ VéC)ié 1Z bon ne, nouvelle que :
Mais les Archanges gardiens du : secret lés ont frappes au front de la fulgurante flammé de leurs epees, pour, ce qùils. tentèrent dé rompre avant le S+ temps, surle. seuil du Temple de la Lumière, *
l e } T ,V?î ceàu q ui n'éclatera que sous le sceptre dû . fatal Rédempteur, - ; ...... F ■ .
. . ; ,Et voici que les rois ivres et que lés reines folles,
a la vue de ces cadavres qui passent paiement au
l* : i eau ' et * I '° uïe du ton nerre delà chevan-
■kS^"^'";?*»^' 1 pleurer dans l irremedia ble nuit ; et leurs doigts soudain drésses semblent vouloir arracher du ciel les dernières
Stuast Mjerkill.
aa4 MERCVRE DE FRANCE