‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 22 sur 86 · LES LIVRES M · texte numérisé non relu

LES LIVRES M

l.es. Infinis dé la Chair, par Gaston PAKviLL£(Lemerre), — V. présente livraison> p; i* ■.■■;'■ . '

lailith, par ItEMT ns èouïuioîîT. (È« Girard). , — Y* présente livraison, p. 67.- -

I*ës* Cœurs utiles, par Paul Aoak {Ernest Kblb). — V» présente livraison, p. 40.' „ , -,

Vers et Prose, . par Stéphane MAixARké." Morceaux choir - $ts, avec un portrait par James ?£*' N- WmsTrJÉB.'{Perrrn)- — Que Ton ait envie, à' I\>çcasiojpL ,de' ce Florilège, . de dire pourquoi" et comment on aime M;! Mallarmé, il faut .se taire ■ par prudence et crainte de-' le, m^l dire en peu. de lignes, et/ peur.de redire d'éternels' ■ motifs; (Cependant* ces <c - ; morceaux

choisis », un peu dédaigneusement jetés à la curiosité par le

(x) Aux prochaines 'livraisons : V Embarquement pour Ail* leurs (Gabriel Moùrey) ; La Vie Artistique ■ (Gustave* Gef* froy) ; Portes closes (A, Cath. Green t Léon Bochet trad*) ; XfnAmi de la Reine ^w& Gdxùot)jMi$ères^ {Marguerite van de Wiele) * VIniérêi et le Cceur (Louis Petitbon) ; La Décevanee du vrai (Edmond Thiaudière) -; En les Landes YE.Delboùsquet) ; Sonnets (Ai de Bercenay). *' Le Secret de VAhsoïn (E.-J. Coulomb) ■ ; Euryaltkès (François Coûlbn) ;' V Hermine ■ (G. Lafafgue-Decazesf; Gueux de Mer. {Vice-amiral. Jurién de la Gravier e) ; Paroles h la Fiancée (Maurice Pujp).; Têy nèores'(ïw&n Gilkin) ; Les Disciples d'Emma ils (iFéodor de Wyzewa) ; Algabal (Stefan George) ; Les Révoltés : 2 Luttes stériles (Gr* de La Salle) ; Le Bovary sme , (Jules de Gaultier) ; ) 0kann.es Violer (Frederick van.Eedèn); Canii Dei Gotiardi (Corrado-Corradino). .-.'.'■ V

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poète à peine condescendant, nourraient **r-vù. a » • '.-'': 1'auteur.un croquis au moins' IS S î» 'Sf dè . Ion. la courbe essentielle.. le' choii^st W 0« f "^ se - '

• $ Ie T e ' T et > 'JP ' 11 ' etr * nn florilège irréDrocïïawZ «L 9 -T • . chose, seulement d 'avoir accueilli iW^EaK? 1 *? - d ?défaut de tonte autre expression aStiy, ^1 ™ ; o! f 1 * ■* •

■Ç i, — J^es Fleurs ; — J3r«é marine ■• •■—& A r,,~ . r\

du Poène % -Le Pitre châtié.; ■ TrZïssédUU? 'r^?°* le.mvace.... ; . Victorieusen^it fui i c ' U." w ^ r '» ■ •■ .

Tort 'orgueÛ...; + Surgi&ïa. croûte..?.- -V^d^îi: r ~"' ■iW|pour des Esseintes); ^ HèndiZde- - ri^B"-'^-

Le Nénuphar «^jL VEcctisi%fù,u?.''~- G J mr ^-^- •Donc od manqué beaucoup de iJaiïes maiï auTlLrr vers ' ' SsSSSf^ Le WMstle/Seit,-; "

■ : P en£n?y -M^fe "■

car l'S s ^t-a paur qu^.soit dljl^^A^ .

. feeL, 1 ? .p^ts -SliîS^ .confus Sans S . Qaelqnes'pages sot? tw £&!%&£. "t ^ e& h . 0I «»abIes. '

•■ Jo^fe^ '

■; devant, l'autel où office S .*' Toat ; d <*<> s .« ^ offrande

" - m ^r f a ?°. lant U **i*t portique *■ ..■■■-■

. ^.^Mattre accoudé: sur son éternel trône ■ * '

. Parfumé par Tvniverselïepiété, * ', '

Aux fidèles comme au [pontife fait T aumône D'un . sourire où regerme sans fia leur beauté.

ML-Méry est uii outrancier de- lHmage. Par les comparai-

x4...^ti^^ ^ ** — -"acé. parfois "''

:'a ni l'étoui Magnifique.

que précieux et quelquefois incohérent. Ainsi ce vers ; 7

.Et r essaim des désirs déjà croasse autour.

/"Si c*èst un essaim, il ne croasse pas» et si ces désirs croassent, ils ne forment pas un. essaima Essaim évoque, des abeilles, croasse dés corbeaux. Il faudrait, au moins dire :, ' ..

• Et Je vol des désirs déjà croasse autour* ou : ' ;- '

Et T essaim des désirs déjà Bourdonne autour* •

Mais ces métaphores à double et triple puissance sont à la mode. Il semble ingénieux de comparer les désirs à des corbeaux et ces corbeaux eux-mêmes à des abeill«s î Ainsisoit-il, et vive la métaphore ! Mais ce n 7 est pas toujours d'un goût très suri Je citerai, pour finir, mes observations, une pièce, qui a excité mon intéxêt. C'est celle qui commence ainsi ; ' ■ | '" , ,

Dans les. rêv.es grandioses ' des Poètes • Toujours jlambeniy trouve vaine^ les chimères**.-

Cette pièce' de -vingt vers [est. rythmée par l'accent tonique très méthodiquement : chaque vers- étant composé d'un ana-

§este suivi de quatre iambes. Le : premier et le troisième Vers ' e la dernière strophe seuls s'écartent de ce rythme, et encore la déviation du premier est-elle acceptable au point dé vue ■ . rythmique/ car elle produit un très joli effet imitatif sur le mot escamotera. M. Méry a-t-il voulu cela ou n'est-ce qu*un curieux hasard? C*est, du reste» Tunique morceau du volume : , qui donne lieu à cette remarque prosodique, . ;

L, Dr.-

Typhonla, par Joséphin. Péladan (Dentu).' — Courageusement, M. J. Péladàn continue son éthopée t la Décadence Lafine, et voici qu'il en pub.lie le\ onzième roman, Typkonia: On ■ Xie peut se défendre de quelque -sympathie pour qui conçoit . une série. de. quatorze romans liés entre, eux autrement -que par des liens aussi factices" «que, par exemple, une '.parenté familiale entre ; 'des' personnages, disparates.— s'il- s^agit. surtout d'élucider en ces romans lés plus graves problèmes de métaphysique sociale. Aussi est-il juste de beau.- .-■ coup pardonner à M.Pél'adan. D'ailleurs, dans ses livres, à côte de négligences fâcheuses, et qu'explique une trop rapide . *exécution, on peut lire maintes nages heureuses et d une vvraie et haute éloquence. Dans Typnonia .encore* nous trou vous les qualités ejtlès défauts, habituels à M, Péladan. Le sujet de ce livre est la « stérilisation de l'unité lyrique parle collectif provincial» j il y. est démontré « la. nécessité" de la grande ville pour désorienter la férocité de laV bourgeoisie

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'.française » et que > la province 'n'existe pas pour la' civilisation: le.vice lui-même ne la polit pas, Aucun: génie ne résiste au. race a. .face avec la province »*

'. P- .^ a , à louer dans ce roman^ entre autres fragments, cer~ tains poèmes en prose, on pourrait presque dire envers blancs, . —. plusieurs des chapitres où sont décrits les jeunes désirs de .bm, des parties dans le dialogue final entre ' Sin et Kannah et surtout le sermon du P, Alta sûr le pécbé provincial, qui

"■ w-iïrnîf^t 61 ^ méprisante croquis intitulés : fMveekf, U. Préfecture, 4a Mazrteje Palais de justice, la Caserne lé Zycee T . Et comment n'applaudïraït-ôn pas parfois M. Feladan, qui a la belle . audace dTécrire :« Pour les comparaisons atroces;, itfaut toujours en venir au militarisme, qui est la communion du Mal et du Laid », ou : « L'être supérieur : renie le . sol, le. pays et. la caste », où encore ^- dans la . ^ègle du second Salon de la Rose + Croix, a la fin du volume — : tt Le i mot étranger n*a aucun sens ' » ■

tous ses romans, en toutes ses autobiographies, en toutes ses ;. ^res, .* est, par .excellence, l'Egoïste, ou, si Ton veut, .l'Ego*. ttste {v a-t-il braiment une- nuance entre ces deux mots ?)J Sa préoccupation est de tirer des êtres et des choses la plus ■ .grande somme de, plaisir possible, et la Beautén'est pour lui qu ;.« une promesse de bonheur ». Avec" cela, timoré, en actes et nardi en théories, brave mais craignant d'imaginaires ennemis , méprisant, la. littérature, et.ne vivant qùepSnr écrire al- ... - mant tes. femmes et. passant sa vie 1 les disséquer, positiviste et. idéologue, romantique sans goût; mélomane par sensualisme confondant dans .une admiration purement nerveuse Michel- Ange, et Canova, raillant Racine pour essayer dé comprendre Shakespeare, citant Métastase et Dante; — et tout

îwJ£ :t ^fS *W *> arti f^V arrivé tel. Pas divers, mais

■ compUque et finalement sincère- au. milieu .de toutes ses inco--

1 Ti r ^^f " n ^ al i- em t urë ^^essant, jamais attachant, ■■■'mkSSri? P u ^ ca ^, ^ité, avec .beaucoup- de soin, est précédée d une minutieuse introduction , nùnutieuse à la Stendhal, ta precise et un peu sècne* ' ■ ■ -

■;■•' Passagère, ]Sâr pW BôjtoktW (Lemerre)* -4' Roman fuyant maigre son, romanesque trop, voulu ; mais c'est/si

' iïwïïîïïf* TT^? ,re **?<"? *pnjojm là même, quand elle fnn^îr '"• F* ^nxfxcentriqne. toet une annonce «lans nn Kvffi 1 jft" *****&* ] a compagne que; l'on doit rêver entré

' nvSSL*!. 1 "*** ^"i^, **?»»» enfin. Oh part tous les deux. . V abord beaucoup <&> descriptions exotiques à" la Pierre Loti,

■ oins S2E5? ^ te .^n éac f ■*« lés «tâai «»iZ.p

&%?T¥- *■ n* e? J de " ci , ■*•■** des souvenirs du vW

■■•'' SE -%?r±? m ° ; ' C r Pm? I e **™' de g- r « ce ' en la perso.nne

■ .^lile.de Çeylan, on l'on est heureux abouche quiprends-'

jE^f?'**?* TF***" 31 * PoïcrnBvror (A. Lemerre) C T e i,v« attendri du dolent mysticisme on ancuns se^mtf aisént J^ll

rfi,i~ P.i. tont comme nn autre, agencer ses lectnr e r^ personnages un peu de^XXetLt *«-*mnto

Pl ces j^^saMes henres, la première: ' '

Le cnarme du revêtement verti>M /u 1». romaines gelées, le brillant de lenr.S d^ Se qnW c^ S ï t H B10 r ■ "

renfoncent les transoa r^ni^ ' r*^* ^^ 'wj., wrouuient, se. des ramures «tteSSff ^^1^^^^

TeVef ofr^^^ &5ST ■

porisent. n P Ifni c JLt > V ° n preTOlt les formes qui" se va-

fen T$g % £&'££&£ '$ «fiJ^S, ^ '

dent impassionjieUèment blanci.es . • egrenont > 8 7 suspen-

. fis'age^es'^ !

ticnHèrement adorabW It SïïMîKT* ^ pl °* ***

fart, des Concourt, M. Poicteyin. a étrangement divergé, :

JAHYIER.ï^ %

mais' ses notations, toutes empreintes -.de mysticisme, sont . exactes; c*ést la. perfection : de ' récriture pêrsomielbv ' ; . '-• -

■ ' ; - . ' - .-■.•' " < Siii Ci. ■ '. ' •

Hiove, pat Jtjah b-kl Casajl (Habana^ imprenta la moder^ ■.' . naV — Ainsi .que "de la neige qui t&S&e daâs la mer, les vers des poètes toùrbttlôrinentuu instant et se fondent" aux . ' vagues amè'res de ■ Toubli^ s*U . en - faut croire le' • mélancolique , poème que Mu Juan .del. Casai chanté , avant -tous lés antres^ afin que nous ne nous méprenions pas s or le .sens de - 'sorx.' recueil. Xes pièces quï^îe composent soiit, de fait^ éparses ^domine la- neige" et sans grand râpj*ort les unes avec les autres t ' • ïa serait peut-être, le " défaut, du .livre . Mais il n'est point sûr que ces vexs soit destinés à rinfaïïlïble oublia Sans douté, les études .antiques- rappellent parfois un peu trop des o&uvres déjà cpnnues" (ainsi la Mort- 4e Moïse est presque uhe txadnc-; ■ tion littérale de Vigny), et lés' somtets 1 à la gloire dé Gustave "■'* Moreau ne transposent pas assez en poésie' pure. les. plus ce-

■ lèbtes toiles du, peintre'; mais divers petits-poèmes frissonnent - ; d T éi^otion noble et ;trîste (p. ex.. Inquiétude, Pax animae^.Al :

ju€\ $uj>rexio 7 et d'autres),- et il' convient "de clouer sans- réticences une belle incantation à. la mémoire 'de louis IX. de

Bavière; ' „■■■*■■

■ '• y ' Roi solitaire comme ï 'aurore ■ ; ■

Roi mystérieux comme ,2a- neige, "' '".'■'

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