II
w Bien des poètes ont fait surgir la mort à nos yeux effrayés.; » dernièrement encore, je. .relisais Maurice "Rollinat, et je/, » tombais sur cette peinture, de Notre-Dame-la-ïtort: : » C'est Vêtentelïé Damé en . blanc
. , JANVIER i8s» ?
» Qui voit sans- yeux et rit sans lèvres; , '* . " d Mais il semble y avoir dans RoUiriat une sorte de ton » gouailleur et affecté. Ce n'est pas la tristesse profonde, em> » bellie par lé "réveil futur, ■■■qui. se dégage de la- Bible chaque , «fois qu'elle parle de ce. spectre. H* ]ean Casier fait au ;.
» contraire, lui» une magnifique, paraphrase du Mémento guicu ■ ■ » pu/vis es? en ses -vers, ,.\ ■ ..'■'.■ , ■'; .'"• : ■- ".■.
. » La, foi 'du chrétien chante -et prie l . i
» et soit qu'il évoque le dernier souffle d'un enfant, soit qu'il » nou&vattristè sur le trépas d'une jeune fille pour laquelle.
» Le repos éternel sonné avant les combats, . ; . ■ ■ ' » ou sur celui de cette religieuse^ qui '" ■■ ^ ::■'■.• » Semble- au fond du cercueil, sur ' sa poitrine calme y » Serrer le ùrucifix.déliciezeseinènt^, ' -» le ton précieusement chrétien qui sourd de tous ses vers a » quelque, chose de . consolant et de doux par -la promesse de . » la vie future, ou toutes nos misères auront disparu. Bu yo- » lùme, je retiens, surtout ce beau vers : ; '* '* ^ ..'" '.-■••/'
» Homme, iu n'as de sûr que- ta fragilité \ i> • . .
Qu'ajouter à ces louanges, d'ailleurs méritées, sinon que je" souhaite à >l v Gàsïëf la , bienveillance du telong et la . récompense de ses' mérités .au clair, paradis .où sont « harpes et luths ». 'Puisse^t-îl être. sauvé du Tàrtâre^.dè la. Gueule dii Lion et du lac sans rivage.. Que Michaei; le saint gonfalo- ■ nier, produise ses "vers dans ;la lumière 'éternelle après un nombre formidable de terrestres éditions. ..'-;■
•• Le Beau Mondé, par Os.çâil Méxénier .(Charpentier). — \Des nouvelles, à la/.^ WLéténier!] Ni plus ni moins de gauloiserie . et de. sans-gêne que dans de l'Armand Silvestre.; seulement, - ,c*est plus court ^t on' n'a. pas trop! ïe : temps de s'embêter dans.. ■.' . de la poésie de -barrière.* Il : y a un Colonel qui porte ce toast ->.' 'que j'ai' retenu par cœur : m Je* bois au* vainqueur de la journée,, à M.de-Lillebônné, le seul homme- qui soit parvenu à
■ faire- le poil à . là.' .sagesse de ma femme L" » — Paraît .qu'on. . s'exprime ainsi dans le beau monde., ■ ' :
La. Vacciné du! Génie, pair Ajax (chez l'auteur, 39, rue Froide, .Caen)* r— C'est la' nouvelle, d'une. psychologie rémàr- .* . quableV couronnée au premier concours -de VEcko de Paris, et , dont son auteur, M. ■ L.-P f de. Brinn'Gaubast, . a' fait exécuter
■ un tirage -à part». " ■
En Bretagne, par Auguste -B^eràu (VaiiierJ. -^- Çà et là, . d'assez lie ureuses 'notations: de paysages ; le résumé, un, peu . bref, d'une conversation avec le- bon' peintre Paul Sérusier, . que l'auteur, rencontra à JEtuelgoàt ; t et, le plus souvent, des
renseignements analogues à ceux- qu'on trouve' dans un guide , ;
. Baedeker» \-\ : ' : i ■*",■■ . L ■* -/■'
. . > * *x»tjf * - n.»
; Mademoiselle; d'Orchaixy par RicHAEiï Ramfx (Saviné).— -
rwA v ne -f° te 3^ ère ' ^ eme it colorée, Tariteur nous conte
Couses des. taureaux, des vaches, et des' S' %s fientes des. foulets, des dindons et des -cann Mlevaient dans la cour quatre fumiers gïbheux, '
• rSÈVZS***? M M^wanàr (Savine). i.'cSt un . / JW» c'ert 1? bîn^>- • " ^^ aad é ? uea d « livres a e "
LIVRES d'ÊTRENNES..
eSfii VxV-r- Histoire délicatement pensée,, et écritT est une de ces ien^JfilL drames de mœurs douces. Sonia
plus rose! 1 ' peme d&-Cl l* 6 " 1 * . ^^ f era-t-eU e le teint . .
mt (ancfenn^aîson fl^T^rf 1 *^^* 13 ^ 3 "» Da ^ oar nue n*5\.i ? ï Quantra).— Deux amoureux 's'en vont
font des tour .mélïSa'vL lu', 1 - 0ttL *l> £•«»«•. W
ché leur cœur ^T4i^fii q • i re y ieime nt sans avoir dénï-
xeur cœur. Mélodies simples et euphoniques. A signaler
JANVIER t$ 93 g 7
celle qui. imite une brise décoiffante: Simpliste^ le compositeur chante -comme on parle. Le livre s'enlumine de belles v gravures de Mbntégut et se ponctue d'un lys extraordinaire^ ; L'a préface... est une préface *;Eri somme, joli cadeau à faire à
une fiancée.
.: Noels fin-de-siècle, par .Théo Hanhon*, illustrations de vJLxNBN'CBruxellesj Lacomblez). -h- Petits noëls destinés^aui '>' jeunes souliers, indépendants (rien dès marmots!). Des chats'qui miaulent leurs amours, des boudins . de. riches et- de pauyrés-, et -,des squelettes qui déclament après boire " Un eter-
■ nuement jovial d'homme d'esprit, ce petit- livre, méritant- bien ■
■ vji\Dieu vous -bénisse* ,
JOURNAUX ET REVUES
. M. Stéphane Mallarmé, qui publia naguère,, dans VBcko de Paris, . sur Ténnyson,' un article âorit nous avons cité * les principaux, passages {n<> 3^ p, ^76), en à envoyé un .autre;. Ténnyson vu d'tcz 7 à - un périodiq ne anglais, The 'National Oè- ■ server ; la .Revue ■ Blanche (décembre) ■ le ' reproduit' enentier. .En voici la péroraison.: :
. <*'S'il y'a lieu que., je -parle personnellement, après, tant de .constatations -ou de reportage .dîgnifié par le- sujet, j'émets r lin., avis.' Tout ce ' que la culture littéraire portée à l'état ■'. supérieur, où d'art, avec originalité, goût, certitude, en,
- ; même temps qu'un primordial ■" don . poétique délicieux, peut, en ^'amalgamant très bellement; produire chez' un élu, Ténnyson le posséda, du-, coup et sans- jamais s'en "départir à travers. Tin quiète variété: or,- cela n'est pas. commun; ou qu'exige rt-oia d'autre, , sauf . d'insolites dieux, au raccourci . péremptoire, Rabattant, quelques-uns^ dans- les âges? Avoir doté la voix;d'intonations point ouïes jusqu'à soi (fante ■ de .Ténnyson, une musique ' qui lui- est propre manquerait à. l'Anglais j certes, comme je le chante), et fait, rendre à Tins-
* trument national tels accords neufs mais reconnus. comme . inxtësv .constitue lé poète, dans l'extension de sa tâche et de .son prestige,.- L'homme qui a : résumé tant' d'exception vient ■de mourir, .et je; pense qu'un considérable, deuil flotté à la colonnade sùâve du temple .de 'Poésie,' édincèï à l'écart. Que son ombre y soiï reçue avec les termes mêmes de l'hyperbole affectueuse qu'au temps de' jeunesse, à lui; illustre mais encore,
• ■ futur, dédîa l'enthousiasme de Poe • <c Fâme poétique la plus noble qui jamais ^vécut!» - •."',•'
, Amusants tripatouillages rapportés par l'Art Moderne
(xi décembre). M. Victor Barrucànd, auteur de la chanson des
■ Mois, réclame 5,000 ff. dé dômmagesr-intérêts à ME. Weker-
lin, compositeur de musique, et Durand, éditeur, pour avoir
reproduit son œuvre sans! autorisation et l'avoir dénaturée. Le titre: La Chanson desMois y à été remplacé pzxiLes Mois de, V Année. Dans ces vers: .
Eveille-iot^ ma fiancée , Sous le baiser viril D'Avrily on a remplacé viril ^t gentil. Plus loin, on a substitué « ma douce amie» à. « ma grande amie ». Mais le plus drôle' nest pas la: le compositeur, qu'une- rinie en eil gênait saris doute, a fait rimer vermeil avec. > râlant:
Le flot se précipite et se brise en raiant, Voici F heure adorable où se comblait le rêve, ■ '. ■ ' L'heure où le soleil, meurt à V horizon vÊaMEH.. Dans une poésie de M. , Trahon, M. Bivort, directeur du isuitetin des Halles^ à vu treize pieds ici : « Donne-nousaujourdhui notre pain quotidien », et il a corrigé en: « Donnenous aujourd'hui le pain quotidien », .
Au dernier numéro de l'Ermitage (novembre), un joli conte, symbolique de M. Hugues ■ Rebell : Les Ames masquées; des poésies de G .-Albert Au rier, Maurice Bôuchor, Joseph Declareuil, Firmin Roz, Stuart Merrill, Dauphin Meunier; Le Temps et V Espace ^ un gros . morceau, de métaphysique du docteur Antoine Gros ; A propos de Demain, dialogue dans lequej M. Alphonse. Germain précise le rôle quil voudrait voir assumer par l'écrivain « socialiste » dans r lu ^ e uannnente ; une nouvelle de Rachilde : Par Persuasion « Le Colloque irrémédiable, par Jules Bois; Une Exposition historique de Paysage, j>ar Raymond B6uyer; un petit ' conte de M. Jean Destrem : Mince Crédit ; des fantaisies d'Harold : bwan et René Tardivaux.— M. Stu art Merrill aurait accepté, dit-on, le secrétariat de la rédaction de VEmitag*.
Sous le titre de Piccôli; aforismi M. Francesco Accinelli traduit en italien les Petits àphortsmes de louis Dumur. La Scuola Italiana de Gênes et le Corriere délie PugHe de
Ban en ont publié déjà des fragments. Dans la Scuola Italiana nous trouvons également le sonnet de Guido tàazzoni- Sut Lag-ketto dzArqua,dontle Mercure de France 'a eiïl 'an dernier la primeur. . ;,
La Scena Hlustrata, de Florence, est une revue illustrée d un confortable luxe, qui se voue exclusivement, en principe: a. 1 art. dramatique, — et "cela depuis quelque trente ans! Comme le théâtre italien existe à peu près autant ~ et même moins —que le théâtre fuégienou congolais, la Scena Hlustrata publie des études sur le théâtre chez les anciens et les étrangers, des variétés, des pages de littérature, enfin de fort Délies gravures sur bois.
' .* ■■;. ..- -Ai-z. :
Aux derniers ' fascicules de "Freie BûMe, quelques arti- ' clés pleins d intérêt qui maintiennent cette très vivante- revue' < dans son rang prédominant au milieu des luttes artistiques
et morales de ces temps; M, Hermàhn BahrV poursuit la, : .publication de son nouveau romaii: A ,:côiè d& f Amour i Le
jeune écrivain autrichien, dont souvent déjà Le; protéîsme nous
étonna , inaugure une phase toute nouvelle de son talent. Avec
sa spéciale finesse psychologique, qui perçoit les plus intimes -
vibrations des nerfs, il essaie de dégager ce qu'il y a de- . spécifiquement viennois dans les personnages' et les conflits
qu'il traite, cbrnmë il avait été fait dès longtemps p<bur d'autres.
capitales, Paris, Berlin,. Munich .* M. Banr est depuis quelque: *"
temps :1e. principal. représentant du Symbolisme en' pays aile-- ■,;-.■ : rûands :, son nouveau roman lui confère là-bas une des pre- v ; mières places parmi -les écrivains contemporains. Il vaudra d'y
revenir, quand, il aura paru en volume. M m «L. MarhoïmpW
bliè dans là même revue d'étonnantes Psyckologies de la. Femme ;
étonnantes puisque! ces observations,- vécues, par. une femme, . ont; quelque chose de si vrai; de si sincère, de si profond,; quel-*
que chose de si peu/.. féminin» Hannajàg-ert, un-nouveau drame : . social de M. Otto Erich Hartlebën, traitant de-milieux ouvriers j . ' et dont là réprés ehtation fut interdite .par la censure berlinois e, ■ ; à .trouvé, un refuge, dans, cet hospitalier périodique; M . Ernes.t'-
Haeiel, le célèbre professeur de-Iena, développe ses Çon-' , ... cepiions de ^science monzsfe, une sorte d'acte de foîdSan -philo- ... 1 sophè déterministe, avec d'intéressantes échappées alourdies
par une pédante terminologie scientifique, comme presque . tout ce qu!écrit cet esprit "éininent. A relever encore les noms ■
de MM. Wilhelm Bœlsche, le directeur de la revue,. Johannes
Schlaf, Jules Hart. ".,'■,'•■ :
. Le 8 décembre 1892, Bjoërnstjerne Bjoernson a célébré* son
soixantième anniversaire. Dans Nord trnd Sîicl (décembre),
, Mme Marholm consacré au célèbre ..écrivain norvégien une
. étude très' approfondie. Elle retrace .à grandes' lignes son acti-
■ vite littéraire depuis" ses;^ débuts/comme nouvelliste, sa car-
,' rière de ' directeur." de théâtre, tandis qu'il ■' écrit ses grands.
■drames ;histonq*c*es,- son évolution scientifique qui déterminé
sa seconde période, moderne celle-ci, avec -ses drames so-^ .
ciaux, ses .; romans psychologiques, ' ses études politiques et
morales. Partout où il se -laissé aller a son génie poétique, ■
magiques descriptions de . paysages de ses romans, : il atteint - à' une indiscutable' hauteur- d'art.. Bjoernson manque d'esprit ; ; philosophique: ï)è sbn fratras de science darwinistè péniblement apprise, il compose des livres à thèses discutables. Dans . ses drames sociaux- il marche sur les traces d'Ibsen, qu'il démarque.-' Enfin ses tendances ruorâles, son dada dès. dernières- ■années,, furent rapportées, toutes;.* faites de .son voyagé .en ' . Amérique. Les doctoresses en médecine de lâchas lui ensei-, gnèrént comment IL fallait comprendre- les relations entre lés . . sexes. Et il écrivit son draine :Un Gârid, [ cette glorification •"-... d'une morale de vieilles: filles,, qui pendant: jm temps passionna la moitié de l'Europe; Jl écrivit ses deux romans* Oji Pavoise et Sur le Chemin M Dieu. Vers la .même époque,' la ■
*««*.), osaient pSwiJ^' U* ****** */Ch&
. dégagé.Bjoernson se mFt en rort^/"' ™,* 0n ** P ett tr °P ■ ' ■ et conférence .sur « ?jSff r «>^-les trois royaumls Peu avant ce moment Mm* ST , €t M °9ogamie ». Un ■ Sons les grands arbres H^^^ 1 ? le , connut àp ar« (*88 7 ).
. sa carrnre colossale, Radotent *^? ia Pli- *U« le dépeint, avec ridicule, mais parlant «S^S. • ï" 1 - pen ' comme ' nn vi4uiârd de sa penséeyŒ a^S^Tî !'* 4 .'^"» W' seconaS lu têie. P^^^^^^^^çrtdnlw^Bt ..
tinees intellectuelles de <3«7 ™ ^oernson dirigea les des- - • d'émancipation fémhW tft ^- L fouissant mouvement . son influence, la' jeunesse tori \£ e . miêre J î e ? w «- *« s'arrête Voies! Lni-même semble S ,^ Sre Se dui « e <ùuu ' d *«*«« ■ poUtique l'absorbe Sè^m e nt îl v ^^ Uttéraire - La ■
. ~ ^^Ô*? «- ^article de k. ^ ' ■ chez l'éditeur ErnenKolb- Ils se P^lieront.à l'avenir-
sons forme de journal ilLstre^tA* -V dlvers£fie ». Yené, . et artistique qu*à IaUttératfee' S ,!£ * la fantais£e littéraire* ... exclusivement littéraire wti,, ? ee " UIÏe revue mensuelle journal et sous le S ££ "S^^W»?* avec le mettre à l'abri des petites com^- ^ s a -périodicité devra . une publication lebdom JS f OI ? Isslons :*■** inévitables en • dèaul Abonnement flS 6 p« fc') ^ ^^-^ Bor- .
Dir. : Rose* Pé ri L ■ £? £j et J*J «£**• (3 -T ue Meyerbéer.' ■
cipanx collaborateur^ pS^fî^J ' 1 ")--- Prin- Dessins d'HerSp^ Va l da g*e, Mancellière, WîUy. ■ ■ .
FiHMisf Vakdeiï Bosch). ■■•■ iJM-ensuei. Red. en chefr
dà£e ^vertî^ *S^^ ^
Emmanuel de Bom, ProspeT van Langendonck, Gusi Vermeylen. Elle sera ...illustrée par MM. Henry de Gxoux, A.-J' Defkïnderen, James Ensor (sur -qui Ml Demoldëx vient de .DTiMier une remarquable étude), Willy Finch, Mare.' Holeman, Roland Holst, G. Lemmen,X Mellery,- C. MeunieT, Thorn-: ^njtter, Jean Toorop, Henry van de Velde; feu Vincent van grogh, T. van Rysselberghe et Jean Veth. — Lès abonnements . ■fis fr. 50) sont reçus dès maintenant- chez. Gùst, Vermevlen" 81, rue Pàchéco,. à Bruxelles, - / : * '■
• ■ -■ A-Vi'.- ..
, L'apparition d'un nouveau journal de littérature militante est annoncée à Mijany sous ce, titre ; Là Bàtàglïa. per 1 Art©. Nous en reparlerons, s'il '.y a lieu; quand il aura fait ses preuves. ' * \.
..••'"■ '■."■'■.' "■'' .■ :. -E^si ■ • "■ ■''
CHOSESJb 1 ART
Galerie Georges Petit :
'^ExpOSmOtf' ANNUELLE.. DÉ PEINTUEE ET 'SCUXPTUKE CERAMIQUE
DE' Edmond ..I^chenal. — Objets de commerce -courant -. rien qui nous sorte de. l'ordinaire. â.e ce genre- d'expositions. ' Cependant; un -beau vase émaillé de beaucoup de mollesse '' dans- le relief. Quelques paysages d'une simplicité agréable, .
.-Exposition de M. Àdou?he Chtjdant,. peintre, et de Jû4 yoisiN-DELAcaorx et .Dalpatràt, céeamistes; ~ De M/Çhu-dant les envois. Tentfent dans la. : catég-orie des mille ta- : • bleaux bien faits que nous offrent chaque année, les' salons Quant A MM. Voisin-Delacroix et Dalpayrat, leur, grès ftammes sont très captivants. Il y a là dés vases qui crient de la '-' 301e en. bavures multicolores, des cendriers. d'un bleu attendri, .' qui- ont la forme d'une, omoplate' ou s'adornént ' d'un'-- jolimouvement de. bras! Le, tout se ramène à des symphonies en - . jaune, \en turquoise, eri rouge ; à dès harmonies = en '. rouge et - ■noir, en ivoire et rouge, en * turquoise et rouge, à "des aga- ' tmes en saumon,: rouge et noir, et- en vert dTeau, ivoire^ et brun.; .■- ■'..'"■'■... '" '■' V ,. ,' .-- * • .
■ . . L'exposition Christophe Colomb, à Madrid, a ressemblé de mémorables- œuvres. d^rt ancien : tapisseries, orfèvreries,, bois, sculptes, ■ émaux, ■ panneaux, armoires ; deux portraits par
■ Velasquez, un -calvaire de van dex Wèydên, des peintures xtè Jérôme Bosch, de merveilleux, livres; Ce sont les trésors des: vieilles églises espagnoles .qui ont surtout" collaboré à . cette
- exposition- : rétrospective presque, entièrement composée-., de . :cnefs-d œuvre inconnus, . > ■ -.■■■■
Le peintre impressionniste norvégien Edouard Mùnch; par une expqsition.de sestoilesà la. «Société Artistique »., exas-
?i ch Ai lui X a ^ urent une ^compense. Les poèmes en prose de M.-Ola Hansson seraient p£ut~être le. meilleur tlrme. de comparaison pour les symphonies de couleurs de M.- Munch Connu depuis dix ans dans sa patrie, il. y obtint trois années : ™J m ^* g race ^. k P rote ctioji de peintres officiels comme MM. Taulow, Werenskiold et Krohg, qui ne cessèrent .de s intéresser à ses' tendances novatrices; le" premier prix de' ■ peinture délivré par l'Etat. Et- comme M. Bjoernson s f avisait de protester contre cette libéralité, M. Chr. Krohg lui ré^ pondit que si cela dépendait de lui seul, Munch obtiendrait également le « premier prix- de -composition' », car- jamais il navaitrien vu d aussi « musicalement beau «que la ligne de rivage sur la toile « du jeune-homme sans ne*, avecuri {aune . canot a 1 arrière-plan. » Mais la Société des Artistes de Berlin a . ete dun autre avis ; elle s'est empressée ' de faire déménager les toiles de M, Munch et les a remplacées par une ■ exposition de deux peintres de Dusseldorf.