CRUELLE
Cruelle, vpns .m'aviez tendu -de belles chaînés . , O& l'or,, les perles et -les gemmés scintillaient : lyre, je ra'êrt chargeât et' vous "remerciai- D'avoir voulu que' je -baisasse vos. pieds frêles, ■ ' ■ '
Ivre, fou'; furieux,' vraiment, ô' dure reine! ■ : Grelot de là marotte ! .oreille du bonnet!
Esclave !■'■ triple esclave ! fou ! fou.'.à lier! ; ' Que n'ai-je dédaigné vos gestes de sirène!
Qïuandjè me réveillai-, ■ mes chaînes .n'étaient plus
Que les entraves exécrables de ce fer
Qui brise maintenant mes membres et me tue ':: -
Et le palais, on mon. servage sut vous plaire,. . .' ■ " Cruelle , -était.— par. quel" sort louche? — devenu Ile cachot noir et froid où tu ne m'aimes pas. .
VIENNE JUECÔtrx. PRINTEMPS.. .
Vienne le doux printemps, J'irai sous la chênaie. .
Veux-tu, mignonne, me chanter- lés airs d-espoir? '..
.Peut-être lés" saiâ.-tu? Le. vent est triste, oh !■ triste î
. Dehors, dedans, il pleut, il pleure, il fait si rioïr I .
■ .- J'ai, peur de;, ton frisson perpétuel, j 'ai peur .
Je, croîs' qu'il fut un temps où l'aube était de rose.. Je n'en suis pas bien- sûr, ce fut jadis , jàdîs«.. Tu n'avais : pas,, mignonne, ce sourire las Et tes grands yeux' flétris rêvant .dé vagues choses.
: °4 MERCVRE JDE FRANCE
Jadis, ce fut, je crois, une saison d'azur "• Ta robe fleurissait, les. vertes sentes gaies : ' Ton nre étincelait. . , Je n'en suis pas bien sûr» . Vienne le doux printemps, j'irai sous la chênaie:
BERTRAfli , /■...'.
' lïf lst * ^ ertram » "ta sympathique voix ■ ■ Me cause des épreuves infinies.- . ■ -
Voudrais -tu, pas que je te dise le pourquoi ■ Du. sort qui te livra sans honte aux gémonies ! \ .
Mon pauvre ami, si pauvre de nature ' -
în fortuné dé cœur, si pitoyable,
D où prenais-tu que tes semblables
Se. pussent au jardin cueillir les pommes d'or?
Vélins narquois où tu traças d'une main blanche S,* 01 ?, griffons avi te devaient leur belliqueuse gloire, Papiers jafunis déjà,, sinistres parchemins.» ■ '■
Que n en fis-tu pour ton brasier un îeu de ioïe !
Doux chevalier, pâle Bertram, triste figure.
Que ne fis-tu ? pour ta tranquillité future,
Ue- tes espoirs aux redoutables charmes :
Le fleuve de l'oubli qui luit parmi les larmes ? : - ■-
Vaine beauté ! tombeau muet! mot vide * rime impure I g^f 1S -J^. ^ présent -c^est le passé détruit. P ' Que feras-tu ô désormais? Es-tu le fruit L e ourn qui se détache et tombe en une éclaboussure ?
Vraiment! .vraiment! c'est une chose puérile ■ De rechercher ainsi que toi les vagues OphéHes - ' Que ne courtisas-tu la brune reine de Golconde ; Dont les trésors en trombes d'or s'abattent sur le monde?
Valeureux sire ! don Quichotte! simple niais! Volas-tu V %s un jour les ailes d'un oiseau de proie? C était. son bec qu'il të fallait, :.-•*'
Son bec, ses serres et son ventre. insatiable.." '
ïfÉVRIER 189?
, •:■::/ ;:LE'-Mbm'STÈRE.V'';
J J ai 'fui ton ceil : ton œil divin quand tu m'aimais! La rose, de l'église seule a ma prière ; Mon 'cœur est las* d'avoir aimé un cœur de pierre ;■ \ ' Ma lèvre est'-lasse des vains mots d'amour. La paix ? I "i'
O monastère: r c'est à toi que Je promets Le sacrifice çLe ina vie; à toi ses rêves. ;
Mesjpieds sont' las d'avoir erré le long- .des grèves: ' Ma lèvre est lasse.des vains mots ^orgueil; La paix.,
J'ai cru à la. souffrance: Souvenirs- mauvais, ' ..' ' Désirs exaspérés, j 5 aï feint votre torture. .Moii front est las d'avoir, cnercné la loi future ; " - . ' Ma lèvre est lasse des vains mots de mort . La 'paix*
Louis. DumurV j ., .. ' :
ro6 . MERGVRE DE ERANCÈ