‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 30 sur 86 · REINE-MÈRE · texte numérisé non relu

REINE-MÈRE

• t« « 'r*-}^ W î% yeT?xdire, chère enfant!

ÎLES £ T-- de - ^ut etbas dans. L société... de:., plus ou moins de privilèges..'.

-.'•• : LOUISE-' •' '

v° lU *■ acce .P te ^différence de classe et jeveùx li^^f ™^ e * co ™<l™ vous-même .socia- ™ ï? ^ v H ement - Naissance, titre, fortune, rang, préjuges tenez,, mère, j'accepte tout cela; : Mais je demande s'il existe une classé- qui prescrit ■ la faim ? Je demandes'il existe une cSsse P qui àe trouve plus bas que. lé mouton ouIeWfW--.

1 homme s.ds savaient comme cet homme se nour- • wEf "^^^l'^nfàntdn pauvre est moins.

e^Ve cS"? % Ur , Çks?e? ^ ce ^ la société ..

bSSed^j;??' al -°^-' *>.ut ce qu Wdit de noblesse d ame et de civilisation xi'est que menson-

». ■ REINE-MÊEE

Mon enfant ! ...»

rxx

On dit— et avec raison peut-être .— que le Peuple est grossier ; mais comment sèriez-vous, * mère, et comment sërais-je si, dès l'enfance, toute notre vie,-. tous nos désirs/ tàûé nos vœux, toutes .nos luttes.* tout^enfiii 1 s'était résolu par ce seul mot:MsÈRÉ: : L.. Dites, mere r ; serions -nous alors comme. nous sommes maintenant? Et la question : reste toujours r si l'aiguillon pointu \de la- faim et le mal cancéreux des transes, journalières pour lesbesoins dé demain nous, auraient laissées aussi douces que se ^ montré le Peuple ?: Moi, je suis stupéfaite, devant tant de ; douceur ; mais, hélas je sais ce qui .l'explique : le Peuple/ëst épuise' reposé par faiblesse. :. r .

Mais la causé de tout cela ?

■ ■'■. .-, " ■-."'■" -."LOUISE .'

Fratricide L . . ■ Une' partie,., une. infime partie de la société gouverne, arrange, ramasse, fait de& lois.;, et renvoie l'autre partie —la plus grande — à la misère !;„ ■./■*■■-■. ...''■ ^"' i

.>..:.."■''■■.■.■■/■.. "-Multatuii. ,

^Traduction, d*. Rolamî) 3>e -Misés.)

li r

LÉON BLOY

Quant à moi, je tiens pour prouvé et évident ' qu'ici bas le mal finit toujours par triompher du bien-; et que le triomphe sur le mal est réservé, si l'on peut s'exprimer ainsi, à Dieu personnellement , :" '.-'?* qu'on ne dise pas que,, si la dé-

faite estcertaine, la, lutte est inutile* Pour nous, c^ui nous faisons gloire dêtre catholiques, la : lutte est l'ac- . complis sèment d'un devoir. :

.- DONOSO CORTÛS. '

«Seigneur Jésus, ayez pitié des lampes misérables qui se consument devant Votre douloureuse Face! »"■.

Telle est la prière du Désespéré, dans lé livré surpassant toute littérature,, où brûle T âme tourmentée a Absolu de cet homme en qui se résorbent toutes les douleurs et toutes les angoisses de l'heure terrible où nous vivons.

t Le vieux monde roule en débâcle vers l'Abîme, et il jJ a .J? us m °y en de se ■ raccrocher aux conceptions d équilibre naguère formulées par" quelques puissants génies qui avaient cru à. la réalisation -possible de - . îurdre, contenu en puissance dans les assises du 'sublime Moyen^Age.

Tout est irrémissiblement détruit et rien ne peut arriver maintenant que l'Intervention Divine où la chute vertigineuse dans les ténèbres du désespoir,

C est ce que Bloy ne cesse de clamer. .

bur luiont pesé toutes les douleurs que ce monde horrible accumule impitoyablement sur les pauvres * comme eux il a eu faim et froid, comme eux il a été

£ C ^f°J SÇS^JÏÏ? il a souffert jusqu'à l'agonie de V ***** 4 e Vérité, d'Espérance et de Justice. ; cJnlF? né f es ^ e ^ P ** qu?il accomplît sa mission, qu il fut un terrible pauvre,, et il s'est jeté de lui-même dan<J cette voie qui sollicitait, providentiellement, un-

în p£Ï? I 3^ *> P^oequ^ fallait que la détresse du Pauvre fût criée vers Dieu. '

■pèyjRÎBk..i893 ;

Lorsqu'arriyait Bloy, Je Naturalisme .s'épanouissait ' sur son plantureux fumier^ succcédant à ùnè fameuse •

Ldtaht u]

î'r- ' '■'*' Ç •? — .■■r— ■ *-"« v^vu.uiuuuuu. a orient- et liispagne ou: il se trouvait ; à foison,.. en avait affùblë : même le Moyen-Age ! On osait ainsi tourner en mas carade cette 'époque lumineuse où- Ton Savait rien vu ' '

■ f^? J& n6 l a f 5m? 1 § ittores q u e Wzaixe ; Quasirriodo ' : ■ ' " " ...avait été créé tortillard" pour mieux cadrer avec Notre- '•'■ '

.Dame, qu on jugeait fcelle parce qù' étrange- et .bis-

; cornue. -■■■■■ '■'./.:. ■ ■ ' - . -* .'■ '- . ■

Ce carnaval, n'avait pu durer plus longtemps : il était - ■ -.nécessaire que ,1a: bassesse' de l'IÏQmmè, qui appa- -Taisssat de plus.en. plus sous ce travestissement-fan- ■■■■- ■ taisiste,. fut une bonne lois étalée. : ■-'■'."

-Les bousiers -duRéàUsme assumèrent, mconsciem- ■■ - .ment, -cette: besogné;; et, comme ils n'étaient pôstu- "-'" lâteurs d aucune alùtude/ ils" entrèrent placidement ■ dans cette bouc, etla brassèrent, sans, leverune seule ■fois .tes yeux;: ils s'y trouvaient si bien .que 'ce leur - ' P^/tre, la Patrie essentielle de ttiumanité. On des^ .

cendit for^.bas : on- s'aboucha avec la science que Ion icrut, dans une jobardise sans, nom, capable" de

u%^^'lL^%? .ûwrâeO^a . devaient amener . " " ■ ■ le Progrès^indéfini : idéal positif,, religion dernière! /

-, Rêyer autre -.-chose, semblait une .extravagance de ' .-- lunatiques.;. les impàtients-xie'pôuvaiënt-ïls donepâs I "*■ taire, comme tout le monde : atten dre r maintenant que ' : . tous les secrets de la Nature et de la Vie allaient .être ■ ..pénétrés, les résultats à'rnie'Métaphysiquèexpàrimen^ '*'" :

■ tal A y ^ e } e vm ^ tlème . siè dô instaurerait saiïs dtfute > :

C était -le manque .de fond le = plus déconcertant," ..uni ' au mépns complet de tous les: sentiments qui consti- • ' tuent la dignité hùmaline, , -, *. ■

' L'art devint ..'dans ces mains la glorification de la '

brute, en même temps qu'un fructueux né^o.ce. . ■ Sur les platesrbâhdes, opéraient .les guitaristes de la po^ufron, qui guidaient. vers les latrines de Cythèrè le . troupeau - langoureux de 3 demoiselles poétiques tra- .

cassées parles abois de la puberté.* : 7

. Cependant : lés psychologues régnaient , sur. les sa- ■ " .ions- : ils: finirent. tous par de bons-. marià°-ès- 1 • Par-rdessus, tout cela planait,/ édulcôrarit le-restant

MERCVRÉ DE PBANCE'

de- crainte qui pouvait subsister dans cette clique, un Olympe de philosophes qui les rassuraient pleinement . sur le chapitre des Fins Dernières. ' '■ On avait passé l'éponge sur .toutes lessupërstiôons, tout ce qui troublait le bonheur humain était écarté. . ■ On allait donc vivre heureux, on s'appartenait , oh était ■' bien tranquille./* Enfin seuxs ■!..* v r -, ', ■Oui, Thomme était vraiment seul,- isolé, .perdu !.'.: ■'

■ C'était en vainque quelques 'très- hauts -esprits . avaient parlé dé la Créature à L'image de -.Dieu ; -on -.les ignorait à peu près ; tout au plualëur suprématie ob- . tenait- elle le simrage d'une curiosité â peine àdmiraticve. On leur laissait dédaigneusement ce petit coin où promener leurs rêveries attardées, la grandeur.de Fhomme/ie sens de la vie, Dieu I ;*..

. Bloyvint furieusement imposer ces préoccupations..-

Armé de la: Puissance d'Affirmation, faculté^ do- ,minàtrice dévolue.- aux seuls forts T conscients d'être dans la Vérité, il prend -despotiquement à .la nuque le lecteur effaré pour le tourner face à-face avec, les . Réalités supérieures'.

Cest une foi dévorante qui l'anime et dont sa pensée éclaire toutes chose s. jus qu'à en pénétrer le sens éter- ; nel; pour, lui, comme pour la Tradition catholique, de laquelle il procède, Funivers-n^existe. que par Dieu et pour Dieu. Et ce n'est pas une existence résultant dé ■ l'impassible gravitation des mondes :' c'est la VIE* ' « Eternité palpitante >, telle est l'expression sublime de sa vision de l'Infini. Et devant la. Prévarication inouïe ■ . il crie à l'homme, duquel ont besoin les. desseins de Dieu, et devant la Douleur terrible, confinant au dé-'- ; sesppir, il crie vers Dieu -et prie en vociférant pour i que le Règne promis arrive . •

Cet affamé, de Substance n'a pas consenti à tromper sa faim au moyen des pitances .creuses dont se. re- ■ paissent les esprits énervés et futiles de notre génération d'ennuyés. Il n'a pas baguenaudé dans les dis- ■ tractions esthétiques auxquelles les hommes diminués , que sont nos contemporains ' ont rabaissé l'art,. l'Art qui n'est digne -4e lTioirime. qu'autant "qu'il; reste le. témoin de la Beauté éternelle. - * ;■

■ " « Il y a cette différence entre l'amour ,et le zèléj que .-■■ » l'amour, .se contente d'aimer et de posséder ston objet*'

»' Lé zèle" fatf mourir tout ce qui lui. est-contraire >, . a dit Hello; et Bloy complète cette pensée,, qu'il applique à Tïello- Iui-mêtne, en disant rc Chez: HeHo, ?

^PmERt^j..

»4e zéiefait.mQna^ett/déTOraiilLlI ne' dévore na« » SàSSSSi**- M ^ ^Se'il eagîoug e S. .

' • " î ri??- bryl . e pa ^ autant ^ e lùi "et du même fëu

^de LUnité de fot^— EtîL se trouve, que cette pensée caracténse exactement Bloy, lui axtsii, car a^t nn tendre en même temps qu?uh violent- nè^wTr^ •

. snr.les.p£ostitnéurs delà- Parole;, a a 1 brutalement W»gné . es plus huppés de la bande, tes depoSt

'. ^e la fnperiebt^éraire dont ils voiteientîéur fenomtetei leur a^arraehé le cœur, :èt a l'a. élevé en l^fcen le

. serrant, férocement jusqu'à ce que l'ess^ce^ rasé de. pourriture, ètillât aux yeux de tous, '

daSes etSlf^ff e - W;^ *«s ainsi décar- .

SfSSi.^ sournoises ..et silencieuse malédiction des., lâches ; la vraie cause de la- haine, noire qu'ils M

'«£ T^>. ^qtfàvant de les jeter taf drdures ifa" Sliffiff ll , I f^ e Y éritéde .leur être les. rayons r^ l^ère^qua. réverbère en sa pensée. *'

... Routes les fois . que cet enragé 'de Désir a reconnu dans une . œuvre un reflet de S èaùté,- a * ouvert ^oh ■

dTsI A cfr^S f l0 f 2 u ' a a xeûçàtttré -EÏÏbS- :

^r-, n * *' est donné t ^ entier,, a a brûlé avec ■ eues, les emportant vers les. nues sur les ailes" de son ■•

ea^ousiasme. r naété rannoncrateur du C&âll«° mtT'iv^ effai-ante vision des souffrances de lHomme^Dieu que. l'étonnant. Henry de Groux à su

dans tm,K 9 tf S^' *' a éclairé «magnifiquement, dans toute la .vérité de leur, nature sè-strôis frères- en génie, Barbey d'Aurevilly, Ernest Heao^PaulVerlaln?

• ■ fur lï S? ntfe ï? teU - r d ? *î * e ' ^'^:méritS; ■ S 8 ?; ' P 1 ^. 3 *^ ^ P ût ' ^ur convenir : un fui- . garant brasier d'fcn&ousiasmé. '.,'.-.■■

ffiSîS^ 4e voir cegénereux.par excellence danVte E^'^ ^.^ àuràientdu te défendre,- .

: nommé par &***gi£%&%$%lS&. : .

xx6

MERCVJRE DE FRANCE

d'elle..... Ces choses sont d'une infinie tristesse ... :

Au fond de lasteppè gelée de .cet isolement, il abâti de fières oeuvres. ' ■ '- ■" '-*•"'.

Le Désespéré, ce livre où toutes les notions humaines, furieusement arrachées des classifications, et ,. des systèmes où . elles moisissent squs l'œil' . refroidi des pions de la Connaissance objective, sont; traînées. sur les épines et les pierres tranchantes de. son déses- ■ poir, pour être, fouillées jusqu'au vif par son impér rieuse investigation. Il lui faut leur sens symbolique, en même temps que leur raison d'être par rapport, à lui, par rapport à l'Homme.

Et c'est une merveilleuse apologie du Catholicisme, la plus inattendue, la plus' complète, la plus' décisive qu'il soit possible d'espérer.. La parcelle ' d'infini que, . sans y songer davantage z chacun- sait composer l'âme humaine, se révèle en ce livre,. dans toute sa grandeur ; elle s'ouvre, montrant de vertigineux abîmes, au regard desquels les philôsophies apparaissent dans la vraie mesure ^e leur profondeur : un demi-piëd d'eau trouble. . ' ' ''.

Le souffle- de violence qui traversé '. cette œuvré balaye une fois pour toutes la poussière dès opinions adventices,, pour mettre à nu l'éternelle vérité du" Catholicisme, seul capable de satisfaire l'homme, l'homme qui dépasse tous les. systèmes. -,"",

pensées, dont là profondeur et la vie îe peuvent être indiquées qu'à l'aide des

. Ces vastes

prodigieuses ne peuvent

images les plus excessives, d'orages, de torrents etde

flammes, sont exprimées en un style d'une beauté sâir

sissante. '■ ..'.■'' #

« Ce style eh débâcle et innavigaiïe % qui avait toujours Fàir de tomberd^Unèalpe, roulait n'importe quoi . " dans sa fureur. C'étaientdesbondissementsd**épithètes^ . des cris à l'escalade, des imprécations sauvages, des ordures, des sanglots ou" des prières » .(i).-La fougue de- l'idée est-telle chez ce violent qu'il n'y a pas. à craindre de. la voir jamais dépassée par l'expression là • plus déchaÎAéë : toutes . deux emportées de l'élan le plus? impétueux, elles entrent l'une dans l'autre et s'ajustent avec la précision la plus étroite. C'est

(r) Le Désespéré, page 155. .

avec la plus entière sûreté de înain que ce puis-. : sant artiste tenaille et forge la phrase comme un fer chauffé à blanc, et là fournaise de sa pensée gardé à.Texpréssion son incandescence. ' .

. \ Ce grand écrivain, qui cherché partout la Substance et la Vie, né yoit pas non plus le .passé comme une .-■ .

■ chose morte ; lés événements de l'Histoire lie sont pas

, . . pour lui le fruit accidentel dés; agitations, de l'homme* / ; mais Ken lés étapes, voulues providentièlleinènt, de la marche dé rhumanité vers les; Fins promises; Au fond. des faits historiques il recherché leurs corires- . ..;. pondances,^

cevôir les traits du Plan divin. .

. Cçs. vues : profondes furent appliquées -par lui à .Christophe Colomb, le héros chrétien dont Ro.selly de Lorgues avait, pôiir la première fois; démêlé : Thistoire :. , et montré la mission- La cause du Pôrté-Christ," soutenue si fervemment par le comte Roselly de Lorsrueis, . fnt reprise par XéouBloy, qui la creusa plus profon- . dément, Rattachant surtout à mettre en lumière Tim-

■ portaiicejpour l'Eglise ; de là Béatification- du. Révélateur du ; Globe : «, L^exaltâtion catholique du Christophore doit conférer à l'Eglise, une adolescence nouvelle, une réitération de Promesse et d*ïnvestifcrire, .

• ■ une soudaine et miraculeuse ■ dilatation /de ses , Bras, correspondante aux aperceptions,- prophétiques de. l'Amplificateur de là -Terre >. {1)

Ha apporté à dette œuvre raide. puissante de son .. enthousiasme et de- son génie. Un livre décisif, le JRâr . vèlàteur du Glode, , fut édifié par lui. à la gloire de Colomb ; et récemment, encore^ d^hs ' Christophe Co -■ . ïomb devant les Taureaux 7 il a impérieusement rap-' peié la nécessité de cette Glorification, tout en écra- ; .. : sant plus définitivement encore les misérables obs- . taçles suscités de tott&les bas lieux poutre la colossale .. figuré du Messager de Dieu, qu'il, aime et vénère d'une . . manière toute spéciale' et. dont il. s'est constitue Tar-. dent défenseur. r

:ï)ans cette vision synoptique où. 1 histoire' lui àpj>a- . raît vivante, il a été attiré par la pâle figure de Mairie-*. Antoinette, cette victime qu'il sait propitiatoire ; 31..a

( ï) Christophe: Colomb devant les Tàureaux^.^*. 74-75.

1x8 . HERCVRE DÉ FRANCE

écrit sur elle un Evre d'attendrissement et de larmes

la Chevalière de la Mort- car wnW,i, ■ ~rTr?>

de. la douleur, tout. cfqui' ^orte" ^S/gleS!

t 10n a P our M nn profond attrait et c'e^Sèsd^

Ces deux livres sont en quelque sorte ^prémices

» veramfoe S i>* i AppU7é Spr r affi^a4i(m P séu- ' » rfE£ïïîJ7 ^ Pa î fl % que nous Soyons tout « eu

* sel e? g fef ÏU f C i I ^ re a ^ ^Mismé. uuiver- : "* actes Wn2™ f»* 6 .*** persuader . que tous les

»tertehSf«,— Ve ^S elui ^Paraissait counuTun ' > texte homogène, extrêmement lie vertéTir^oLo •

» «ail s agissait de .transcrire en une crammS^ > possible accès» (i). , . . . grammaire de

« Le Symbolisme de J 'Histoire It-'p** ■ & ^î^tt,;^- -.Sapifc Providentielle,1nfin Sêchiffiree oSl lï^

» dïtsTe^sr 7^/^ et ^ÏSba5 P aïï » PhSale ^w£?- M de. signes chroniques, tels que ! f*^ saIe > J-kéodonc, Cromwéll, ou linW?ection dû » 18 Mars, par exemple- et Vorthmîra^.TSSSr^.S 1

» de leurs

> aperçepùons dans l'avenir !..;» S ■ con J ectnraie s Lette « histoire . de la Volonté H*, ri;^ ^ ' '

SSeKSn ^^SiSlaccSp^ :

Sh â S£W depna- longtemps sur les Sèi ^fV ^ ut £ la J° n ^«ir de sa pensée > U\ Son dernier livre, le Salut par les- Tuifs eà , in *^

moignage éclatant de sa puissance à hË&J^fJ?

têr,s les pursabstrus. Dans 1 ^ «fnlonÏÏnl^

fa) £• Désespéré, p. 05 r 7; • .

clié le point -extrême: de ce quil est pex&ûs^â-l^'chiime

symboles du Verbe Incarné, llAccompEssëment imminent des Promesses, râvènemènt- réel du : Règne de Dieu "sur la terré. Telles .sont ies conceptions. culmi; hantes devant lesquelles les préoccupations 'hximairies s'abaissent ët r 'né fontplus que cnuchoter; .' '■

"■ De "tels livres .sont à-creùser.et à méditer longuement, dans le silehoe» ... ." ; ' "' .

-L'œuvré de Léon . Bldy constitue le plus impérieux rappel .vers les hautes méditations et les. gouffres d'iri- ■ tëlHgence : l'époque où nous .vivons a besoin de tels ■ . semeurs de parole:. • .*.. ■ ..

Son rôle présente .une similitude très étrange avec . . ■ la mission du, ..ïiéros providentiel qu:Ù a tant aimé. Comme Colomb, qui porta là Croix ;dans la ténébreuse Amérique, "il est-, venu, lui, parler aux désespérés de ce monde épouvantable, au inoment où un vent terrible s'est levé chez les hommes, en attendant que le Ciel s'en mêle. — C'est qu'on a eu l'atroce ironie de .■ murer le p : âuvr.è. dans-sa misère, en la -lui montrant . définitive j sans contrepoids -'dé Justice ultérieure;." toute/ espérance a : étë balayée de. son horizon et cela est devenu pour lui simple comme une. enroyable certitude qu'après \sa: mort il n'y aurait plus que sa ■■" " charogne et -rien àu-dela* //' . ',..■ ■.

' Et Ton "s'atterre de voir qu'il. ne se résigne pas 1 .On . avait oublié que Thommë porte, en lui de l'Absolu, ' et ' que, "si drj: a pu lui cacher la pâture qu'il fallait â cette facultîéj on ne pouvait Tabolir elle-même; et voilà que cette soif d'Absolu> écartée dp la source où elle pouvait "s! assouvir, illa reporte vers les réalisations de sa . fureur. A défaut de. l'espérance d'un bonheur .complet, il exige une vengeance, complète. X 4 épouvantable ré- . vôlteqûi se prépare n'est que la fureur de cette soif, inapaisée, tournée enrage de désespoih .

Bloy s'est trouvé en communion dé désir et d'accent avec les misérables, avec les pauvres de pain, avec les dénués de Parole; II. est descendu au fond dé ce désespoir où "étaient tombées toutes les âmes qui.h ? ë- . taient pas tièdes, les seules capables d'entendre-.;. Combien y aura-t^il eu de ces âmes ? Qu'importe !..-

La Vérité n'aura pas cessé d'être proférée èteW

liigJise il était, nécessaire que ëe levassent dans et monde désorbité, des voix chargées d^ponVsuiyre W iXft?* q ^ S ^P^^t qu'ils so P ntSS.

mière 9 * ait f0tcés dpvoir Prêtait la lu-

r£ l< î 7 ^£ loire d * être le ^présentant actuel de la L gnée des Forts, . investie de cette tâché suiSLe Elle commença par de Maistre et Bonald, au moment

de la Fran& " é f° Ut **$■* ^ avait - été la s P^eur • ue la France, et se continua par Saiiit-Bonnet Bar-

pour attester la. vérité et. la beauté du Catholicisme pareeque le Catholicisme est éternel, etSSl

SS2SS2* w j*™*™* ■ de -l'ordre 9 socS que ' i Jsglise avait bâti de toutes pièces.. •

"'.<•■ , F.À.AIL . dédicataires mtonnns.du «Salut parles Juif s ».

tàonglàll

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