‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 39 sur 86 · PAR UNE RUSSE · texte numérisé non relu

PAR UNE RUSSE

'\ Dans une de- ses dernières livraisons,' le Messager de FEu-

r^(W"iôstnifc\Evropié) publie un important article intitulé : Les Poè'fès symbolistes eu' France* Verlaine^ Mallarmé, : Rimbaud 1 Laforgue^ Moréas'.

■ L T auteuT d% ce travail, Mlle Zih.' "Wenguéro-w-, est très ara-, . plentènt instruit de notre mouvement poétique et, qui plus . , est,, né lui marchande pas sa sympathie. Sauf quelques erreurs .. de. détail, dont la plus grave est de passer sous silence les \"- : faits les plus récents, d'ignorer les noms, les. livres et les fe- \ vues le plus nouvellement éclos, l'article est remarquable par l'abondance de. Tmfoxmation et. le libéralisme du jugement, surtout. lorsqu'on songe que nos périodiques bourgeois! nous . , se font tellement tirer 1 oreille pour s'occuper un peu de ce qui' se. passe- littérairement en France I

(i) : Le mot est de M. Sèrvabs.

j*74 MERCVRE BE FRANCE ,

Je n entends pas faire la critique de l'article de Mil** W*rv ments. • Sume et a «? tad »ire quelques fra£- - • .

a™*!* rTsvJïî S j T(it et nne définition de ce qu'on a SS<±fl' f* ^^'> Juteux râlerche ' çaise. ?iul VerS ft ^' \ ^J??, 11 ' deIa P oésie fra *- -

d^ù provient Jl^^i 7 ?*acun de ces trois éléments

goûter les joies de Ja beauté pfreet 1^^ n ° U %^ M « feit ■ elle aborde l'un aorès Vantll JE ■ - 1 art P our * art - p »îs

blés du symbolisée A S £Î,l «présentants les plus, nota- '

par letaleTque pîï Û£oxll^* S ^S?*/**' *« phane Mallarmé fn e Lîn? w "f ' J?aul V«&ke et Sté-. Inès deS« àussf Cr™S S qui ^ se *blent diîaforgue et ^ MS. couronae delin "nottalité.: Rimbaud, .

teSeSïï - PageS S "°» C ° asacrées à Verlaine. Elles se • .

bi^de^^r,? fcfisr^-^'-^*^»-

«riginale personnage sur ^^^V^"^ fe sceau de *»"• la lonvicéon queVerW^ * ^"S 31 ^ nous arrivons à son époque. A^cK^sub^^S'T création dé qu'au drame qui se joue dans Vàme d?r&™£ P f netre *»- ■ de cet homme que le déTesnn^ »+ i • m - me 9 ° ntem P oraia » -' plus que toutJïes *rfH£L *J±SS??^-™**é& .

même temps a soif plu? Samais* MS?V. IZL&L?

ne FS^SauT pardnr^r,^ 6 î 4 ^ daas râl » e s''«Ûi elle ne croit pas aux rélultate ^ e e ^ de '. h natttre oestre,. elle n*a rien non nlvà ^?u ^L S entre Pnses terrestres ;m,is leste ». Elle es? La ^w S°i ~.T ^eOleare « patrie cépossibles espoirs ^«ffL^V^ de V * nt > d ' im -

v-Hïsâes^ssaH"--'-

. . qie et se çonstitaer un univérHaïSS 7» cl *.*^? """»-. *

motifs Tj» «n»» j„ -T' ■ • ^ P a * t w« de sensations, de ■•■• -

exprime l'enthousiasme de Jk SSS ^ ^ u î e , sa P oesi ® " • \

Hivers, l*;s manifestations de la vie iwll» «iï i^

■■réels des symboles- du monde des idées T™*i-^ ■ J e - S ' ■ ■

;-.. -: ^Igs^^^'a^^t' >■■;=

primer par la musique des mots et des svllabfes et ~» «w*

les sons ae la flûte, le faune ressuscite les sous de la nature k ta,ssement du vent, les danses des nobles V?S

Sîf f OTmeS ± * nature Psycuiqnedu fo,m^Krmé-fes traduit de son style mesuré et fluide, plein de Xnr etSe

&ÏÏT? '*"*. S ° n c ? urs ' et s ' é l«^t jusqu'à la passion ^ lorsque le faune évoque les forces créatrices de son âmf » % '-

Ai^f r^"î e ".- qm eUrent le P lus ^ P ar t» ^ dire de Mutent fe.X 1 ? 11 ^ s X mbol }S te . f «'ent ^ Jeune Fra*£, i 3&' W«pï%ï£ S™™ Contemporaine^ Vogué ât^Z ■

*jÙ e ' nombre fe? portes décadents augmentant touiours un

^?Tt' e - prodl,îsit ' sçldsme *évitab^danf tout mouvement littéraire ou autre. A côté des adepte slrieu* dn «J™ boksme défendant leurs principes enTlreet eTprose" & :

toffiSS. s «? A noJ ? E î és fo a J E> P aru ^ nt des P«bHcSs œmme le décadent à Anatole Baju, ou les BcriU éour ÏArl ™ï™t

Ltéh± ? M dô P*»W« ^s le domainVdes ^a|^SoS- : pondait à un instrument de l'orchestre et dùllZ !W, pnt .«,»**"** « « théorie defcouleurf» et' a^rès ■

ËLSVK *r é ^ blir «°* ** «évoiuS:

instrumentiste ». Dans son mterview avec Huret Ghil énn mère 2 6 poètes de son école, mais. leurs noms so'nT DMfcfcèl ment obscurs et ont aussi peu de rapports avS;kpotsS oula littérature en général, que toutes les tentatives de Ghiî pour créer la poésie instrumentiste et que s^oème absolu

mdépendamment de tout/*» ^ 4ûte7 El-sfmSnaftéer

é^ifpo^qutr' iX a toutfiat *™ «w-ssïSss::-

«Parmi les poètes, qui consacrèrent le symbolisme 1<« plus intéressants sont Arthur Rimbaud et NuKE„e - à

d^HT' tOUté U ? e Série d ' é ^ains ay^t plus oulnofns 'de '

Suivent deux pages consacrées à Rimbaud et trois "à Laforgue ; puis MÛe Wenguérow arrive àM. Moréas?

mvKim^s^: . X77

«Se detachant-du -groupe 'des poètes que nous venons de ■ , passer en revue, Jean Moréas représente une nouvelle phase

.-. . : du symbolisme... Xepremier,'if protesta contre le nom de «^décadents » applique aux nouveaux poètes et il donna, en r«»6, le- manifeste littéraire du symbolisme. Dans ce mani- :■ Jeste, .ouvrant la campagne contre le naturalisme,' il démontre . -=Ja -signification du symbole pour -la poésie, là prééminence des symboles avec leur .infini sur les. comparaisons trop ■ f? axres «t. définies, des poètes antérieurs, et voit. l'idéal de -.1 art dans la synthèse, ..Pour rendre tout' ce que contient' en : lui le .symbolisme, il demande une nouvelle langue, un . , retour auac- traditions romanes;^. .. '• / - .

• «."^'^^P^^ „ d * P^ff^nce .. de/ cette langue ' spéciale, de* . + 1 introduction au « polymorphisme » dans le vocabulaire' français, Moréas ne marche pas sur lès traces de Verlaine • il ne s'efforce pas de faire entendre, dans la musique des mots " des echos,.de fines perceptions psychiques, comme " l'auteur /.-, des Romances; sans paroles; il poursuit des buts *>hiloso- ... phiques, à la vérité au plus haut degré humains, mais caractérisant, .sa tendance, de donner à : tâche à la poésie Texpres- : sion des plus, profondes vérités, dès plus complexes pro- . blêmes de l'esprit.... . : -' *.' ^\

" ■ **. P ? r . son talent poétique, Moréas demeure- au-dessus de^La:

majonte des symbolistes de Técoledé Verlaine et de M*£

larme, et si Zaforgue et ïtimbaud ne le lui cèdent pas en pfer-

fection technique du style, Moréas les dépasse par ses tin-

^ dances philosophiques». L'art avec lequel Moréas ressuscite

les caractères, et les rythmes des poètes du ,m e et du

■* XXV e siècle est par lui-même . digne- ^intérêt; mais ses teS

■-/ dances vont beaucoup plus haut qu'une contrefaçon de

vieux \poèmes : . son but, c'est d'ouvrir à la poésie de non

.. veaux chemins. » . : ^ * . .;

. ■ L'article de' Mlle. Wenguérew se termine ainsi' : ■

a Du coup "d'œrl que nous venons de jeter sur l'art des

nouveaux: poètes, à commencer par Verlaine, à finir par

.-..,■- Moréas, et de 1 examen de leur production, on peut voir que.

, le mouvement du symbolisme, commencé et soutenu par eux,

/•■a une signification sérieuse et laissera sans aucun doute trace

en littérature.' Ayant ouvert dé nouveaux horizons « d'un art

^uggestif .», le. symbolisme a rendu impossible un retour à la

..■ froide poésie des parnassiens, qui, donnant des descriptions

défîmes, n élève pas le lecteur à une pensée créatrice, ne lie

. ; pas son âme aux côtés mystérieux' de l'existence. ■

» On refuse au symbolisme, le nom d'école, par cette raison que dans les tendances de ses/représentants il y a peu de ;... J^oses communes, quils ne portent pas une marque semblablé, comme les romantiques ou les parnassiens. On peut cependant facilement se convaincre que, indépendamment de la pénétrante individualité de chacun des meilleurs poètes du ; v. svmbolisme, leur poétique apparaît comme une complète .. reaction contre Tirruption de la science positive dans le territoire de 1 art, irruption qui ne peut avoir de valeur artis-

tique que quand elle découvre à l'âme de -.nouvelles -vàsà-.-' ttves, non. soumises à l'examen de la raison Les tenS« " faites sur ce chemin glissant n'ont pas to^ours étf ïSSS " '■ îlZZl aV ° ttS VU , combiea d ^surdités ont apportées S le '

plus fécondes- écoles de la poésie française modeïne ■* ? ■

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