III
N'est-ce pas adorable qu'il suffise.de se souve- • nir de l'Immaculée Conception,, pour; apercevoir aussitôt la dignité prodigieuse de cette Langue, latine filtrée, quarante siècles, à travers'toutes les langues et tous les balbutiements humains? : .
ÎI fallait à Dieu devenant homme unis Mère et une Langue, toutes deux sans tache, etjleprocédé fut le même. Il y eut, à la vérité, taillé .ans
, d'intervalle, différence 1 purement. chronologique. ..C'est qu'il est nécessaire d'être pauvre pour en- .-. gèndrer le Fils de Dieu et le Latin ne fut pas prêt . ; en rdêmè temps que l'humble Marie. Trop de : richesses le" souillaient encore ,■ mais lu source est îdentique,et quand TEglisè honore singulièrement ; le Tabernacle sans ordures, en appliquante Marie, les impartageables Sentences, c'est la Genèse; . ou le Pentateuqûe du Latiil qu'on croit entendre : « Lé 1 Seigneur m'a possédée au commencem ent de ses voies, dès le commencement, avant qu'U . fît n'importe quoi. — Je suis ordonnée dès Téter- .-■. - xiel et je viens des anciennes choses, auparavant, que^la terre fût — Les abîmes n'étaient pas encore et j'étais déjà coiïçue ; les fontaines des. eaux n'a^ valent pas encore jailli ; — Leè montagnes n'é^ taient pas encore établies en leur lourde masse ; . fêtais enfantée avant les collines. — Il n'avait pas encore fait là terre, et les fleuves et les gonds dû -globe de la terre.— Quand il préparait les cieus, j'étais présente; quand il barricadait d'un circuit et d'une infaillible, loi les ' abîmes;, — Quand il confirmait en haut l'éther et mettait en équilibre . .. : lés fontaines ; --— Quand il entourait la mer de ses ' ; rivages et donnait aux eaux une ordonnance pour
avec lui; disposant toutes choses,, et Je me délec- '-" ■ tais chaque jour, jouant devant lui en tout temps;
f- Jouant dans Porbe. dès terres.;; . \
' . \ . > ■ Bienheureux ceux qui gardent mes voies— ^ :
: X Celui qui nie trouvera, trouvera la. vie. Mais
-celui qui péchera contre moi blessera son âme, ' Tous ceux qui me haïssent^ aiment la inort.û { 1 )
, :■ '■ ■. '. - ":-\, •■'"'; V: ,iv-v;-; ..'- ■-. ;'.v,. V ■■."'-.■-•.
■'.: ,'\ En d'autres termes, ceux cmi détestent Marie, : « Gâusé de notre j oie » et « Porte au ciel », exè-
(1) Proverbes^ cîtàp. 8* Office .de lTCmmâculée Conception,' 8' décembre-,»
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crent naturellement le Latin, ..et par conséquent sont élus pour crever, dans l'ignominie. Pourquoi: voudrait-on que cette exégèse rigoureuse, ne slm-
. posât pas à moi ?.. : : '.„"• •
Quelqu'un désire,t-il que je là .renforcé dune citation' peu compréhensible d'Habacuc "?' C'est dans la fameuse Oraison Pro ignoranfiis àe cet étonnant prophète : . •
« Sa gloire a caché lés cieux et la .terre est pleine de sa louange. — Sa splendeur :sera comme la lumière... Devant sa face ira la mort. Et le diable sortira devant ses pieds. — Ils'ést tenu debout et il a mesure la terre. Il a regardé, et il à dissous les peuples -et les monts dn siècle onfc été brisés. Lès collines dumonde.ont été courbées dans le voisinage des chemins de son éternité... L'Abîme •« donne sa votx, la Profondeur, a levé ses mains — Le soleil et la lune se sont arrêtés. en. leur ha-.-
»En frémissant,, tu fouleras la- terre ; tu hébèteras les nations dans ta fureur. — Tu es sorti
pour le salut de ton peuple, pour le salut avec ton Çhnst.» J ,i) •-.-■•
. Assurément, c'est de Dieu lui-même qu'on
parle ici. puisque lé Livre fut écrit --pour ri-
parler que de Lui— par une trentaine d'hommes
qui valaient autant que des anges
Mais ceux qui savent FAbsolu.n'ont qu'àlire un
mot de ces Ecritures scellées pour.concentrerins- .-
tantanement toutes les. ambiances des mondes.
Tout ce qui peut être conçu leur japparaîf alors
intégrant de la Permanence. '■' f
• Ne serait-il donc pas un milliard de foisinintel-
ligible que la langue impérissable, des humanités,
le précieux et sacré Latin des Sept Sacrements et
des Sept Douleurs ne fût pas implicitement et
■oonsubstanttelhment désigné dans un tel cari- "tique r
(l) Mahacuc, rfiap> 5 . Laudes du Vendredi^Sàint.
■ : '•' JWiAiS'tfy}
..- Dediïabyssus;: vdcemsuàm^ altitude, inanus suas levavit 7 La résipiscence dé l-Âbîme ! / ... Les grands Voyants d'Israël . parlent volontiers de l'Abîme, cpmpae ils parleraient d'un homme, de THbmme-ÎMeUj sans doute. /Cet Abîme ré**-/ .contre partout ressemble incroyablement au Verbe;, incarné et l'Esprit de Dieu se promène sur saFace, .en compagnie dès. ténèbres. . £1) \ * *■ . . , -
. Ilso^flrë:, ilcriç et pleure, il lève les mains <,' il sauve^U est effrâyàntdaiis, sa .colère, mais avant tout il s'ïnçarne v le pauvre Abîme!" Gela, il le faut . absolument, car -lés ciëux, les jnexpliça-bles- et : indéplôyables cieux ne ; le peuvent plus contenir . et vont éclater;'.: J "•[••; V v ' : . ";-'-'"--V. ., '.<■■.:■ , ., ; IL s'évade enfin, ■ par Marie, dans lfes douleurs , et. devient le Chef des .morts. Maïs là douce *■. Vierge qui l'avait conçu ne pouvait rofl&rir qu'aux tourruenteurs .de , Jérusalem^ Le Latin fut Tos- Û^xisoïr mystérieusement ouvragé depuis l'origine ppur que son SiJppHcè gratifiât l'univers entier.:.. .. ; ;Qù serait la. raison de vouloir, que ceux qui li-*paient dans là main du Père n'élussent pas ênre-
fistré. l'Accident à \ l'intérieur . du manteau de la ubstance? "' '■■■". r ' ■ ' ' ~'?.- ■ '~-'
: L'Eglise nom me -là Mère de Jésus « Epouse .de \ l'Esprit'" Saint ^ parce qu'Ole" est ! conçue/ sans péché et quelle a conçu de Lui^éuL Or* l'infaillible Concile de Trente, en sa quatrième session, décréta que le Latin de là Vulgate est seul canonique, à l'exclusion de tout autre texte, -et que : , « si quelqu'un, le méprise, scièris et prudens y 11
./-soitanafnème'^'"""-;-; * :";;'"''■ :; '"- '". : -'"'"■ ■*■■.■/
Nul moyen d'échapper, fttt-ce' par . la sottise»
Nécessairement. alors, il faut .renoncer, au chris*
"tianisme ou confesser j- avec une. entière candeur,
la suréimiience absolue et Fétçrrielîe prédestina-
/ fiôn . de ce Latin { qui est là ; Langue; uniques du Seigneur... -■ ••''■■', . : ~i'i m •/ '-'.';■, \ "' v' .' ■■-'*'
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■' '. -, (i) Genèse^ chip. i,r«>. '. '. '■■ -, ', . ' /■/ \ '* /J ". '','■ >*--,."'- -. '
aoo . / MÉRCVÎUE BÉ FRANCE
Il n'en veut pas d'autres. Toutes les autres, sans exception, lui sont onéreuses comme des concubines ou des esclaves dont il n-est pas sûr, -.
Mais la Latine est sa bien-aimée, « sa parfaite, ■' sa colombe, son immaculée ». C'est en elle seule qu'il veut prendre ses délices et fixer éternellement ses complaisances.
Ses plus rares trésors, il les. lui confie à jamais, parce qu'elle est — comme . la Vierge même — rlmage de sa Sagesse, l'Arche vivante de son - Corps, la Voie lactée de son ciel, l'imprenable Tour Davidique, la Fontaine de dilection, la Règle de l'obéissance très parfaite et la Force des *martyrs. . '
C'est donc à elle seuîè qu'il peut confier avec . certitude la Sueur de sang de son Agonie, la Plate précieuse de son Côté, les Piqûres de sa terrible Couronne, les Trous de ses Mains et de ses Pieds, les Blessures infinies de sa Passion, sa Face où- . -tragée,^ et le sens indévoilé de tous ces mystères.
Il sait si bien qu'on ne peut pas tromper 1 cette gardienne concise I
Etqùand, fatigué de l'arrangement dés mondes, u aura enfin congédié le temps et l'espace, : c est avec elle, décidément, qu'il s'enfermera et se cadenassera dans l'Eternité.
Quel est donc le premier sot qui à dit que îç - . . .Latin est une langue morte ? ,