‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 52 sur 86 · L'ART ET U APOLOGÉTIQUE · texte numérisé non relu

L'ART ET U APOLOGÉTIQUE

Les -ennemis de Dieu, après avoir été honores et ezafiés, s'évanouiront comme la fumée*

- PS. JUUIVJL

Une brume de sophisme ; et de satanisme s'épand. de plus en plus dense, sur la jeunesse intellectuelle. Une fraction s'abstrait dans lldéolâtrie, une autre s abîme en la démonolâtrie. Ceux-ci font de la science. . un pantacle, ceux-là cherchent dans l'occulte et là théosophie la source de toutes les vérités. Des exaltes 5 uramsent, des pervers sensualïsent le mysti-

ailleurs, on s'émule à laïciser le culte du Beau et du

Bien .Autant de Q haine commune

• groupes, autant de théories, mais* une

: une les réunit contre l'Eglise. Quelles

que soient les hypothèses qu'Us échafaudent pour expliquer Dieu en dehors de la Révélation, idéolâtres et démonolâtres tendent à un même spiritualisme anti-. dogmatique. Pour ces. initiés, la Religion, désormaisobsolète, n est plus qu'un sujet d'étude: tout au plus

v*f a 50 , 611 ^^ 1 ^ à lui reconnaître, un fond de' moralité. A la Tradition catholique, les unsveulent oppo-i ser une synthèse de l'ésotérisme des cultes aryens ■ les autres certaine religion universelle, seule conforme,, assurent-as, à Yesferit dû christianisme: Vains orgueilleux qui, pour battre en. brèche l'Eglise, «cette

Eghsetoujoursattaquéeètjamaïsvàincue»fsontréduits, malgré leur superbe scientifique, à èxhumerlaKabbalé

^LaV^ °? le hvre de D zyan, à farder les vieille .hétérodoxies! . : .

„>2Ti aheTX î %ions > -«Pendant, trouyent.dans une société lasse du matérialisme et du scepticisme négatrf un terrain propre à leur développement. I/édulation moderne, qui ne devait modeler que des esprits forts, nous vaut force cerveaux inquiets, avides dé fruits : «S dUSj S™ 8 .* ^ les rhétorismes pourvu, que subtils, partant aisémentdupes. des mages fcHacieux,

: mâr& 1895 V: •;.";■■■ ;■■";, asç-

dès exégètes fantaisistes et de ces faux prophètes qui

—ironie! — r qui admet les élémentals et doute de Sa~; : taœ, et conteste moins Faction de Karma que Icelie de là Providences .'-i

V Les nouveaux ennemis coalisés contre l'Eglise Sont aussi dangereux que des. hérésiarques, \cëux qui les guident excellent à répandre Tesprit de mensonge; plus que ces penseurs rêvant d'éthique sans Dieu, de société sans: religion,, ils plongeront dés âmes dahs^ la région des ombres de la mort; plus que ces métaphyr' sicièns diserts à présenter leur nombril comme Taxé, àe l'univers , ils. égareront les téméraites chercheurs; d'absolu; les crédules en/maï d'au-delà^ Demain s'es-r puisse menaçant , ne nous lé dissimulons point; desidées que sèment lès. Mérophântès par Satan inspirés peut sourdre un mouvement ianaloguè au protestait-*: tisme et funeste non moins i , .

- Sainte HMègairde Ta prophétisé: « ■ De mêiae qùë la foi catholique; depuis. les jours de son fondateur,le divin Jésus, .s*estt répandue peu à peu par degrés, ' jusqu'à ce qu'enfin elle ait resplendi dans la justice et îa vérité, ainsi il arrivera un temps où elle dîmiùuera pa;r degrés* > Les temps d'iniquité Vaccomplïs-*-sent que prédit l'Apocalypse, peut-être V heure de tè~nèdres est proche, les catholiques ri'en doivent lutter, qu'avec plus d'énergiel .

: Sans doute,- l'Eglise compte parmi son Clergé et ses . moines assez cThommës éminents pour défendre, la Doc-" trine; cependant il n T ëst point inutile que les fidèlesdes milieux littéraires s'ordonnent de mûiterrX'àmQur . qu'on a pour Diëû^ il faut le traduire par des actes^ * les contemplatifs^ înême en conviennent^ leur Ruysbrpeck; lé prononce '.: ; * É'amour ne peut être oisif >, ', Xoréque les arguments, spéculatifs perdent de leur puissance, lorsque ïa pâxolé du prédicateur n'a plus le" retentissement qui sied,, qne -l'Art arriye; à la res-: cousse* •'/ '■■.'"*/ ""■;■■ " , ,; : ' .■'.-'■ •''';'"■

. ■ On à trop négligé tes lettres comme moyen de pon.-version; cet art, dont la Divine Comédiennes Martyrs ' et Sagesse sont -, de : géniales manifestations, cet art vraiment apologétique peut . beaucoup poùir la cause" du 'Christ/.' Combien mécroîent parce ^Hnsuf&sam-V ment instruits sur lés Mystèreè; cette lacune, Pécri*' vain : ne saurait ^iï la ;coinbler sans rien ^sacrifier des'

a?6- ■ ■ MERCVRE DE FRANCE

«SS?t S JV^-' 8 **! 1 '** ^ces rîittéî^reè ne lui, permettent-ils d'imprégner des vérités étemelles. ceux •

S™ 61 ^^ *■ & *?* d ^ ns les !™ sacrés ? Quel' moment fut jamais -plus propice àTintervention^dés.:

SS^Y^---^^^^ ^rs.antagonistesmêmes leur fournissent des armes, petons les ays-j ternes ressuscites par les' glossaîeurs de l'occulte; pas un qui , par son substantiel comme par son merveil-içux ne sort une source de thèmes propres à orienter ' : maints esprits vers l'orthodcmej Où l'apologétique > sévère, où le livre d'aride discussion ne pSSSrtfïï? • pu ne porte point là brochure de propagande l'œuvré' unagmative est accueillie et ravonne^arfeoSI :

^nn^ en V m ^ mS dU Vjai-que.-^ son interpréSn l jwncive, ils aiment qu'on s'ingénie, â leur présenter llmmanentsous des formes nouvelles ;?«"«■■

~&L° n ne '£ se point 4ans.ces lignés le schéma d'une-' esthétique Parce qùerart-.se peut unir, sans y perdre?: à 1 apologétique, ^ comme à la philosophie ou à l'oc- >

SSïTl'ïl W ""S"' *** e ^rter n?es coreligion.' SSw la( ?°P tlon dm * genre; c'est un modt de"

ouf ^^ e ^ ? f 0p0 ^ pas autre chose > ^ e tactique Féerie fi^lu P ° n / v ,t ux nécessités -du. moment"^- ÏSSïïplr^f^ 1 au moins un volume/ .

reste ?\l™â \l ë **} beUem e«.énoncé, le. verbe ne. reste j amais sans effet, et. un vrai croyant sera tou- • jours inspiré pour magnifier le Très-Ekut . •

Maispourquoi le taire? Trop, parmi lés ièuries^ens '>

S'ouSfe^f dU «*«*«»£ *°P ne s J e mStr^t ' épris que de gemmes, decantiqùesou de parfum-d'en- - Cens trop ne voient del'Eglisè que le déc^lukè '' que la pompe et, dans la vie desélus/qué prétexte à V refinsS,^? se <? mp , Ia ^ nt aUxéinîlsioSincoîo Sla Mit^f 13 pl T % "W** 1 9-yecle mysticisme; S™^- " e aT ^ C la devotl °»-. Besogne stérile. On :

*sçsis5^^^. usasse s

M^f\\^ c ? m P^ s - Henr i Martel. En :sa.a frs ■ t f$ & ll J^ ln spiré qui yaùt une oraison impétrative, 7 la Foi est défendu e avec des accents d'une mâle élo' .

.(1) Un volume décoré d> dessin ëvocateur- et harmoriî ' ' Cernent expressif par 1e maître Séon.; Librairie de l'Art Lu dépendant, ir, rue dé la Chaussée d'Antin. ' " " ' ■ ~ r '

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e.;«aHs-..^ :..•■.•■;-■■ ;.-.;. ■. • '^

. ^^^^^Ch^aznsr^. magnifia ■'• '

:-ï L^drame ste déroule dans KArfes-dn. rol/Rettë alor* s aient le Cbnstiamsme, que les trop imaeinatifs or-rf ■

Mkirf^ffi^"' : ^?? r P r< ?P re '■ 4: ■ tenter l'érudit qtfesfc J";^^-: -Décor séduisant mais dangereux de tea«^T -'= çhoix.entrafnant prësoue: tnnïn»^ ^^'-.Ifi^? 118 :

r^^^T q,K ' ^ar •bonheur , Maz

S£5"5? ^ bnde '^S^ère entre toutes, et, malaxé S'. . • griqâl EerSOnn ^ /f^-?^!^^ff^S: '■, s L'esprit chrétien ■ èt'î^nrîf n*?^ -' „ v ' ;-■:.'■

.: incarnés, iWen le, momé' P NorS male^W-^

r^naht nour ' ni 3 u ^ emen * obscurci par le .laicisme SoKSrt *££ IL paS Z^ 011 ,^^ . dans les actes de. ' - Ssl?^;^ t^ 3 :^ lutte,, son abnégation

Pêche tS£.T- »*Mqn<V Peut-être cette œÙTr e ; ; ■ peçne-t-elle par la structure, l'exposition lanVnîi \t

.. -àturgie:; J ç, S5è C SySgt??a i ?èi?îï î : ;

ment noblement idéaliste Gommée celle-ci il n à m* ' tLer^?^ i? 01DS » a ^ n °m de. l'Art, de concré-

2ï8 MERCVRE DE FRANCE

■ Cette restriction .faite, je ne vois qu'à louer* Des passages exquis de tendresse alternent avec des- dpxologies fougueuses, une idylle s'aràbesque avec -la dispute théologique j nulle part la thèse soutenue n'enlève, au pathétique de l'affabulation, au lyrisme de 1 écriture. L'enseignement y est à l'action ce quest au décor la lumière, il n'irradie, que pour ajouter en splendeur, non pour détourner l'attention, il ■ dégage un abstrait qui peu à peu imprègne. Et le/ charme aspiré de ces réflexions de penseur enchâssées dans des phrases d'artiste, d'un pur artiste de lettreSjOn se prend à. méditer.

„ ^ doute <l ue ^ Cardonnel, le cérébral mystique, 4 1 aède en communion avec le Mystère, ne nous donne . bientôt un volume en ce sens. Puisse l'exemple êtref™ 1 ; . UnÉ : bataille se prépare qui marquera dans 1 histoire des lettres, et cette bataillé se livrera moins pour le triomphe dune esthétique que d'une philosophie. Remarquez l'importance que prennent,, dans : ^ rose "^ag^ativejles préoccupations métaphysiques, éthiques ou sociologiques,; çesont.des signes, demain le roman aura fait place au Livre, .

Les catholiques manqueraient à leur mission s'ils ne s entraînaient pour ce tournoi, . Qu'Us n'attendent P ai S ^* le . 1T cler £ é les y incite, ce n'est point là son rôle ; etd ailleurs, qu'a-t -il besoin d'encouragements celui qu embrase. une conviction ? Contre le fpirituà^ lisme anti-dogmatique, contre le magisme renaissant, i^SS?* impie? ^ m P° rt ? de réagir et l'œuvre d'art s y prête à merveille; aussi bien que l'ouvrage tout d argumentation,, elle peut disputer les esprit! àlW

Oui ceiixdeDieu auront leur toiuy mais non sans combattre, soyons-en suis. Princes kujusmundi eiictetur foras etla i Bête sortie deï 'abîme r sera jetée d4r

En2nïïf-^ * fe soufre,*^* aucun doute.

Jin attendant Taire du r^^h^ssement de toutes ch

i croisade' par la, pil Alphonse. Germain.

, . '■ : ; • v -'--"toAfts, 1895, ■'■ ;":;■.. v ; ^

*roÏ£S UESTHÈTIQJŒB ZITTÉJRAERB r .'■': . ; '

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