‹ Mercure de France, tome 7Chapitre 53 sur 86 · LE SYMBOLE · texte numérisé non relu

LE SYMBOLE

Le Symbole, c'est l'homme, qui' .est le langage

I univers, le portons en nous. et le \ivons d'après • : t^?™^ ? 5 ^*^ 6 *' ^riabîeSeloïïes '■ .

cén^r^f y ° -'/? ? Cird6nstaaces - maî * *c-us,xren finî^^- P ^ mt ** ^ e e t nous e£. ignorons les .

l'alnh^™ U .' H ^ StqUUn Si ^ né ^ ^e. lettre de . " -ifbÇr? mystérieux avec . quoi ■ Dieu compose

T n5,° tS -' C f r / eSt V avla ««nB&attim; qni échappe . à notre^ intelligence, de tontes les lettres humïines- -^ a nous.en tenir aux signes-hommes et sans pousserjnsqn'aux signés-animaux et anx signes- .

■a 1 homme est un signe,, il n'est pas .fibre : il a. . pourtant liUusion de là liberté, comme Tarait i , .-" J>onr comparer par lourde ^- une locomo- "

-tove^consciente du' mouyement,.màis sans " faculté : pour comprendre^ vapeur et le rail. Tel. ce qui ; ??J&F des . d ^ ux 1 P r éfaces que M.Marcel. Schwob a publiées avecj ses livres- de contes :CW doiibUi 1) et le Roi au Masqué, d'or (2). Maïs ces deux pré-

iw'l?^ 6 ^' Paraissent indépendantes S 6 /' 1 autr ?v . et-je voudrais- succinctement; •' " c est-à-dire.sans . échafauder en entier le système, que j y vois, indiquer leur connexité, . puis consi^ %% exl ï s }yV ï h ï ses VtelQsopMqKesdeM; Marcel bchwob dans leurs. rapports généraux avecï'esthé-

tique

;. Dans la .préface de Cœur douhle — c'est par 5lm 7^ ll ^ atloû - S* e fi* établie cette grande division r - AL Marcel Schwob dissocie deux des éléments

. {=) »?9^ OUwdoiS v . • ,\ . ;.•■,'..-

W* . "M3ERCVRB DEVANCE

de-notre. moi, l'un. essentiel, l'autre acquis et la quasi conséquence du - premier. L'Homme est un . signe, mais passivitéTi'est point inertie: il a conscience de son. êfre d'abord; dJonle.sentiment qu'il est le centre dés choses £t le soin de tout rapporter .a.soi ; -c est l'égoïsmeinitial.icstmctïf.L-'&sme, par la crainte, le. même à la terreur; «Cette terreur est d'abord extérieure à; l'homme Elle naît de causes surnaturelles, de la croyance aux puissances magiques,. de -la. foi. au destin...: » (à idle n est pas. qu'extérieure, elle .est aussi intérieure ; elle est nombreuse, multiforme,' "et, en raison même de ce qu'«ily a un instinct égoïste dé ' ,1a conservation, il y a aussi le besoin des autres êtres parmi lesquels l'individu se meut» La terreur le rapproché de son frère, il s'en rapproché autant pour s unir, avec lui contre la destinée que pour le regarder de près.et s'assurer si en lui aussi la peur habite; il. se compare, se transpose, et, « le jour ou. la personne se représente; chez les ; autres êtres, les craintes dont elle . souffre, elle est parvenue à concevoir exactement ses relations sociales »,.elle touche à la pitié.Puis la pîtië coin- ' mence a pénétrer son cœur, désagrège — saris ré résoudre, et de telle façon que sa réagrégation immédiate en demeure possible— le bloc d'égoïsmé primordial,, et davantage au fur et à mesure- aué 1. expérience atténue" en l'individu l'idée qu'il est centre au profit de l'idée qu'il est atome; Enfin « après avoir ressenti toutes les terreurs, après les avoir rendues concrètes en les incarnant dans 1 ces Pauvres êtres qui en souffrent», l'homme est pïtoyable, et.la pitié -l'induit à la charité. L'amo uk pour M. Schwob, n'est donc pas essentiel, spontané ; il est greffé sur lîégoïsmeet il s'acquiert -.--'" . La terreur et la charité sont aux, deux- pôles- du moij et, comme il y a ; loin de l'ëgoïsme à la pitié

''•JSil^ 8 if S citations du P ré ?ent article appartieruiéntanx SÏT. r d | sdenx ; ouvrages de M. Marcel Sc£wob,etâun m-

?£^l£ e 7v Stté ' p!lr V U Mereu r' *■ France ek mars xgos ln° 37, tome IV, page 191). . '

: le. cceur hnniaih, àaiisj/son éVoljïtion ïe iite, éôu- . "ï taîsey ainsi- qlie tonte évolution; à la loi dé réâc- ;

- ti6h> subit" deis : :erisé% des aventures; << Le 'ccéïïr- ; : éprouvé, >u s moral, ûrié Systole et une diastole,

-une 'période de contraction; utié période relâche- '* ." /mentyOn peut appeler crise où aventure le point .■"■■" - éfctrêraè' de l'émotion; ^^^ *'" .,

osôiUatiQn du monde Jeitériëur 'et dù'ifioiudè inté- , -rietir amène une rencontre ? il^ a une ^aventure ^ , ou une «c crise V Puis.ies deux vies reprennent *teur indépendance, chacune fécondée par l'autre £* M. Marcel Schwôb a cheminé ;la longue dis- , tance qui sépare i'éçoïsme presque animal de -ljâ*

- charité:; il s'ësï ârré té parfoisyrequisparune crise

:■ qui -lui, semhlait. plus- intéressante, et "<?arà'ctérîs- .

tique, que tant d T âufres, et - Céur doublé nous . £oïite ces « aventures &' — ' . dqnt ; je . n'ai pas â .". • ; m'occuper ici. ■':';', '.'''"-\ ■' r/ '-"'•' -;\'--'

> : Dans la préface du Roi au-. Masque Wor- ,rau- * >' ;. teur refond Iesdeu3£j ; élénients du Symbole :. ce fut tout à l'heure Tanalyêè, c'est maintenant la syn* ■*'.*. thèse. Mais un, mot de transition.- eût été ojh -portùn;; M;.Schwob: né J*à point dit,~dé sorte que, le lien entre leè deux préfaces échappe et qu'on dénia l'unité pourtant incontesUbledesvites." ■"■*-, ïcï,>n effet, MJ Marc^lTSchwob ne parle plus d'égoïsme ni de pitié, .mais de ressemblances et de

ihême que $on blob -^- pour reprendre la figuré remployée déjà — est le plus désagrégé, il existe encore. eh puissance^dans son intégralité : il se re- "". formera soudain le "cas échéant. L\égoïsme initial:" ; est le même chez totrë- les. individus, et, à"concê£ ' voir durable sa. conservation à rétàt.priiiutif, Tégôïsïne parfait çhèi tous les êtres produirait de£ .\ individus absolument identiques par Té-,

goi&me qùelëshommès se ressemblent Mais Të4 goïsmé des. êtres-— leur ressemblance — ne s'è^qiHvaut- q^iè virtuéïï^ent *^régoïàme actif addïf

m* - MEKCVRE DE FRANCE

tïonné à l'égoïsme stérilisé chez* l'un ^dqnïie :tfn .total . égal à celui de. pareille addition chez l'autre, -mais qualitativement les proportions sont inégales: la pitié ouvre le cteur de l'homme au .monde extérieur, dont le cpurant, selon les, circonstances, désagrège pins qu moins le bloc d'4- ' goïsine, et c'est par la. pitié que les individus . diffèrent — on, d'après une page de M, Sch-wôb : qui n'appartient pas à ses préfaces et qfa'il faillirait étudier à part, se pervertissent (ait point de vue de la nature ) : « La fleur douloureuse de cette . . perversité est le plaisir dusaçrifice ».

Il semble que ceci soit bien le prolongement d§ la première préface: c^est le point précis où çom~ . mence la seconde, . .

L'homme est à la fois immuable et divers* Les .. gestes de son égoïsme ( comme ceux de son organisme ) sont continus et immodifiables en leur : formé, sinon dans leur nombre ; les gestes de son altruisme sont discontinus, précaires, modifiables, et d'autant plus différents d'individu à individu que la société est plus cultivée; « Ainsi que dans. ; le langage les phrasés se séparent peu à peu des périodes, et les mots se libèrent des phrases pour prendre leur indépendance et leur couleur, nous nous sommes graduellement différenciés en . une série de ^0/, .. >M-. Schwob ajoute : V dé valeur bien relative », car il tend à démontrer ce point, en dehors de mon objet, que « la force de tradition et d'instinct représente peut être Tunique chance, qu'a la race humaine de laisser d'elle quelque souvenir, à travers l ? uîûverselle déstrucr tion des choses ».

L'homme se soucie peu de ses ressemblances morales ; il les accepte avec placidité, sans, ëtonnement, comme l'identité de ses fonction^ - physiques; en revanche, il a la perception aiguë de ses différences, 'qu'il analyse, et : défiait complaisamment— orgueilleusement, parce qu'il y trouve l'illusion de sa liberté. Mon frère, mon semblable au fond, agit autrement que. moi :npu^

■: sommes donoUbresitôus dètix,Non/Nonssommés c — un peu plus, certes, . puisque nous vivofts — . dera caractères dïmprimerië,: tous deux* en* même .™eM,.tous:dèu;x;de/m^ de

.jneme .câpre; mais;nous=.^ % . même lettre. Nous somibesdéux des innombrables hiéroglyphes avec quoi Dieu. s'exprime, nous conrtribuofls, chacun dans uneproportion^ infinités*- ' :male^ . à. manifester sa pensée, et nos propres gestes, inscrits en nous de, toute éternité, sont ;des signes de signes, le langage des symboles qiié : -nous sommes, nous;, projections passives de l'inconnaissable, dont tout l'univers est lé langage, ^ t. «: Si vous pouvez supposer un Dieu qui ne soit

"5*jL VOtT * P ersC)nné et une parole qui soit bien différente de la vôtre,- concevez, que Dieu parle 1 * .^ors. l'univers est son langage. Il n'est pas néces- . .sairequil nous parle.. Nous ignorons à -qui il s'aadressé. Mais .les. choses tentent dé nous parler à -leur tour, et nous, qui en faisons partie^ nous es- ■

' -^JOnsdeles Comprendre sur le modèle mêmeque Djeu a imaginé de les proférer. EUéè'ne sontque des signes, et des signes de signés. Ainsi que rious^ Renies, ce sont les; masqués de visages éternelleinent obscurs. Comme les masques sont le signe

,qu iL y a des visages, iés mots sont le. signe qu'il Ta des choses. Et .ces choses sont des signes de ,i incompréhensible. Nqs sens perfectionnés nous .-perpaèttent de les disjoindre et notre raisonnement : les calculé sous une forme continue, sans dopte parce quendtré grossière organisation centralisatrice est une sorte dé symbole delà faculté d'unir . 4u Centre Suprême.. Et comme: tout ici-bas n'est .çpie collection d'individus, cellules^ ou atomes, sans doute l'Etre qu'on peut supposer rf est que la parfaite collection des individus dé -l'univers,- .Lorsqu'il raisonne les choses, il les conçoitsQus: la jessemblan.ee ; lorsqu'il les. imagine, il les ex- !pnme:sous. la diversité. : \; ; ; /.■■■ : ; . ;, , . » S'il "est virai ijueDieu calcule des possibles, on : dpit ajouté^: qu'il parle; des réçls j. nous sommes

"*34 . MEROVEE -DE FRANCE

• se s. propres mots. arrivés à la conscience dé -de ■ f 1 ?*. portaient en eux, essayant.de nous répondre, t. de lui repondre ; désunis; puisque-. no às< «>mmes = des mot* mais joints dans la phrase de l'univers .jointe eUermême à la glorieuse période qui est une

;-en Sa pensée. »

de

ri???™, 6 , n ' es 1 t , P as ^ bïe '- ma *s il a Tapparéncé ï la i liberté, -et l'art, sous peine, de. n*étrë paslle

- doit temr pour libre.. « L'artiste suppose là liber- . • te, regarde le phénomène comme un tout, le fait

' «?,? v - i Sa ? om P psition aVee ses causes rapprochées, le traite comme s'il étaitlibre, lui-même .libre dans sa manière de le considérer. » Autre- -nr n tv n 7 «^"itJPoiàt d'art; ce serait la science.

- yr, « l art véritablement entendu semble au con-

- taire se séparer de la science par son essence ■ même... U science cherche le général parle né-'

. cessaire ; l'art doit chercher le général par le cot ■ tingent ; pour la science le monde est lié et dé-

^ifh-.'T ; P >° Ur ra ? le =* onde est discontinu et

si™ iOT^ découvre là généralité exten-

" cî Tf ' j doit f aire se »tir la généralité intensive:

*£ In^™ 21 ^ d ^ k SCience est le déterminisme;, le:domame de l'art est la. liberté ». L'artiste n'a

£ se ô sou ^ e . r de la cause ; il perçoit le phéno'- : mené, le considère dans ses relations avec les •S. Phénomènes et en réalise une création .

esthétique, Mais, selon la portée de sa vue, oS J artiste se. sert du phénomène comme d'un fil ~d Ariane pour remonter au. général et l'exprimer •

c est alors! artsymétrique, qui correspond auxr*s-

• «iwMwttr**, dontle lien est Vé^sml, ou -toS-

jours sans nous occuper dés. intermédiaires "-*.

.1 artiste concrète esthétiquement le phénomène

^aT^tl Sa ^ à ¥ aserdesCQn ^S^ces: c'est

îw ^ 7 f 5fe («»-. mot pris absolument et

-a une. synonymie voisiné de photographique), qui

c Lejnoyen par quoly-si «ela. était passible ;f©k

^^^^^xB^y^r--;; ■ ..;'■. "■■"^

" exprimerait l'âïne. humaine en sôii état originel ^ra\pkli[ ïoïé ,àé la- science, et/de l'art, .unçpm- .posé iridissoluMe .de- symétrie T.êf dé réalisme;; .mais^dèsquëlapitié a ^ffl^rélecœiirdèrhomnie,

-dès quë-sa nature sa pervertit,, que v d%n mot, les"'

-loi& sociales entrent en combinaison ayec les lois-

. naturelles, des différences- individuelles s T étâh!ià-

■ -sent, et,: du tïiêmé coup, Texprëssion artistique dû

;phénomène,:qui vient de naître, W sépare- de

irexprèssion artistiquerscieritifique deHndivïdù::

, .déj'à^ .rudimentàkenrént v il . peut y avoir un art

symétrique : et:■7^^H■v;ârt^!çé^ste^^;Pùis■■ les phév

nomèbes se multiplient, -augmentant le> domaine

\ 3e l'art iréalisté,, sans rétrécir ; celui de l'ait

■ -symétrique : toutefois, parmi la, dislocation, V& mièttement du moi, .la symétrie /devient difficile à retrouver, et c'est .la tâche qui incômSeï dans : une société très cùltfeée;. à l'artiste de vues un peu , hautes! Non pàs.que les phénomènes, de plus en. pltis mesïuis, soient moins intéressants en soi;

- mais iLn'est plus possible, comme atellè époque, d'une. société, encore hrute, de les! faire, entrer^ :dans la vcomiposition d'une ..oeuvre d'art, parce qu'ils sont tellement nombreux,, influencés lés uns pair les autres, liés, soudes parfois^ que l'artiste est obligé a une énumëration • fastidieuse — :.. qui n'est pas du tout; de la synthèse. .Et c'est pourquoi on a- reproche aux naturaliste^ entre, autres défauts, de se livrer à d'intérmina* - iblès inventaires 'i rijavejitaire, même, si Ton- y applique d'excellentes, qualités ; d'artiste,, et de là couleur, et .de l'humour; ne touche que de bien . loin à l'art». 1 . -,v : y. - \-' .:"■•'■.. V..'- ■■■'•■• :. ■'":.' ' Ceux qui l'ont discuté, même* combattu, coni-ï prendront peut-être maintenant, pourquoi M. A*?

: dolph^Retté formula : ^1/art, c'est le moyeii de hausser! à l'idée générale un fait. dé vie ».;M. Ma£ ", ;cêl. Schwo^.ïïn. .peu différemment, . écrit ': «: La vie n'est pas dans le général, mais dans le partir

. culier ; l'art consiste à donner âù particulier l'illusion du général ^. Tous deux, au fond, tendent à

r*i6 MEkcVRE DE FRANCE

la synthèse, et la synthèse c'est la symétrie x< Sai sissez ddnc les différences charmantes par votre imagination, mais apprenez à les confondre en la -continuité des ressemblances, qui font les lois explicatives, par l'exercice de votre raison... Imaginez que la resseînblance est le langage intellectuel des différences, que les différences sont le langage sensible de la ressemblance..Sachëz que tout en ce monde n'est; que signes,, et signes de

semble être le vrai ; il est cependant vrai tout aTOr tant, et, spécifiquement, il y a plus d'humanité

En résumé: * .

« Le premier aspect du monde, centralisateur, ; égoïste et logique, est la continuité,.. La. spécialisation ta ctile* la science qui en: est comme le . prolongement instrumental, nous apprennent que le monde est en réalité discontinu... >

^ ?> Le point de départ, moral * de l'homme est Tégoïsme. C'est le reflet sentimental de la loi de l'existence, par laquelle l'être tend à persister dans son être. La perversité morale naît au moment même où l'homme conçoit qu'il y a d'autres êtres semblables a lui- et. leur sacrifie une part de -son moi...

- ^ Les deux points extrêmes entre lesquels l'art oscille semblent être la Symétrie et le Réalisme-, . ^ Je crois avoir montré la çonnéxité de ces hypo^ thèses. Elles aident singulièrement à pénétrer là littérature de tous les temps, et niême, à la clarté . qu'elles projettent, une critique pourrait naître; point dogmatique puisque non bornée — la critique qui nous manque* .'*!■'" * ■■'■"' *•"'-'■■ Alfred Vallette. . "... -

MARS tfy$

INCUBAT ET SÙCCUBAT

. Si Ion, s'est récemment ému de là mort, par envoû-' tement, de M„ Boullan, cela; tient à ce que . l'expliçâ- ; tion des phénomènes ordinaires dé la science occulte est encore totalement inconnue non seulement du pubhc,.mais aussi des, prétendus occultistes. Ces phénomènes cependant, et beaucoup d'autres, dont le seul'énoncé ferait rugir la peur et venir là folie, sont*courammënt, pratiqués par bon nombre dé sàvants,.qui en ont fourni une théorie rigoureuse.- Les.ihages, lès mystes, les sârs, l'ignorent, ou, s'ils la connaissent,' ce n'est point comme expérimentateurs. lis sbnt en~ effet, la plupart du temps, l'inconscient, sujet ATaide ' duquel le maître opère et poursuit ses découvertes ; et c est cet état de- passivité qui permet à ces innocentes victimes de reconnaître des phénomènes dont ils ne comprennent ni la cause ni le mécanisme; T'en veut citer comme preuve la théorie de l'incùbat et du succu- . bat qui, si peu importante Qu'elle soit pour les initiés : de.la" haute psychologie, n'en démontre pas moins Taccessibihté de tous .les phénomènes ; supposés sata» v niques,

a**^^^»*!^., XJ.3JJS iincuoat et le succubat, c'est cette dernière, seule qui se trouvé en jeu. On. sait/ d ailleurs, en quoi ils consistent, et, parmi les psychologues de .vocation pu de circonstances, ii n'est personne qui n-ait'.plusou moins pràtiqùéTuri ou l'autre. ; Cette pratique, toutefois, ne laisse pas- que de présenter quelque danger^ au début principalement. S'il

lisme les yeux ouverts. Dans Tàutosùggestion, la* phase cataleptique se produit presque toujours,, et il est alors impossible au sujet de se souffler lui-même *violemment sur les yeux, àà d'amener le réflexe du"

*5&- .- MERCVRjE TDË^ftÀNCË

vertex* On doit donc, si Ton sfe trouve seul, — ce qui arrive généralement,, — employer une méthode particulière. "'■.■''' -V ■'." '**"'■■ ■ Les premières phases de i'aûtôhypnose s'obtiennent aisément par la fixation intense du* regard, ainsi qu'agissentles fakirs et les brahmes chelas. Mais pour passer de la léthargie où de la catalepsie au somnambulisme les. yeux ouverts, il devient -nécessaire d'avoir une source lumineuse, surgissant au moment propice, calculable par tâtonnement et qui provoque le réflexe. Gh peut ausèi installer! tout autre appareil répondant à cette nécessité, mais la lumière est' encore de tousles procédés celui qui donne lès meilleurs résultats. V - En cet état de somnambulisme, la suggestionne réalise. Il importé; néanmoins^. qu'elle soit pour ainsi dire canalisée, car le sujet ne possède plus alors devolonté propre. Dans ce but, il faut> antérieurement

r «.^j - wa^j^^^ t^ivaauu x* •mami. \au. 7 \X<3.i.lï> SUJL1 4UyUl|5-

sement, qu'à une action réflexe, aider la production <Le ce réflexe. Je n'ai pas à décrire- ici le bandage que Ton peut, au commencement, employer. Il est bien connu: des expérimentateurs; on en trouvé, en outre, des des- ': criptions complètes dans le récit des initiations antiques. Son emploi du reste n'est que temporaire. -. Quand on a pris 1 habitude de l'incubât ou du sucçubat, lautqhypnose et les phénomènes accessoires se produisent régulièrement, sans difficultés.. .- -'■Une condition seconde, mais qui n'est pas dépourvue d'importance, pour que l'expérience réussisse,' <rest que le sujet soit plus ou moins exacerbé par la continence. Le désir est en effet un des grand s régulateurs de l'autosuggestion. Cela explique pourquoi; Tincubat et le sûccubatsont surtout répandus dans lés : couvents et parmi les célibataires adonnés au mysticisme.Plutôt importée que spontanément survénue,là, "pratique expérimentale de cette autosuggestion rencontre dans la vie spéciale et le recueillement du cloître des conditions très favorables a sa production et à sa ténacité. ' : " ■-

Il est bien entendu que le procédé r ain si décrit peut légèrement varier suivant les tempéraments et les dispositions journalières. Il ne s'applique en outre qu'aux: premières tentatives. Si Ton se laisse aller aux faciles et très aiguës jouissances que procure cette expérience ? *

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2 3ft-

et apeuré fixe;. elle peut aussi se prolonger t'halS L ma S2° c 9 ns ^uente. possède ; alo^/ïflec unefc tensité croissante, les propriétés du corps riW- Q V ■

je.fout, ïeson .On peut même, suivant lorieutltion^t

£èf P a£éa*â^^^^

ixes agréabies ou très douloureuses, et obtenir l£ ™l

nï™S ~ pathétiques gravement atteints, qui sont

DroàS?L? n T qm 6n £ b ^ n ?ènt. ïe plus fàdlement S

' FSsËe Lui ^W^l?'"^ 11 ^ 5 '™ restreigneS .

.^«sage aux débutants dans la hatitè dsvc!io1o£>

^W™. dirent : dans le satanis^ ~ caf P a^ ce moyen, -ils les désintéressent des joies cWéîw

neure^t W oîft ^ de leë ïSStoïïSg- ■ .

plus redoutables esçëriericesT.

à de beaucoup

MERCV&E' DE FRANCE

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