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MEKCVRE DE FRANCE-
l'influence qu'il eut sur le mouvement impressionniste (i) (en tant qu'organisateur du succès), définitivement vainqueur des hostilités. Que fallait-ïl d'ailleurs pour vaincre ? Une maison en renom, et c'est ee que van Gogh le peintre a.su conquérir : iLpaya ainsi sa dette aux seuls vrais artistes qu'il eût rencontrés en ce siècle et qui lui aient définitivement ouvert le chemin où il marcha si remarquablement.
Votre modestie n>st pas grande, me dira-t-on, d'avoir publié les éloges que Vincent vous fit de vr s essais. Je réponds â cela : —je n'ai rien dé plus cher et je suis heureux qu'on puisse m'en blâmer.
Pont-Aven^ xSp^i
Emile Bernard.
(0 Quand je parle d'impressionnistes, je veux dire': Renoir,. Cézanne, Degas, Monet, Si sley. Je ne parle pas des imitateurs de ces, derniers, déjà trop connus vu leur mé dioçrité auprès des cinq maîtres qui les . précèdent, et dont" a Renaissance artistique est incontestable et grandiose en ce qu'elle nous à donné,, après un long stage d-imitations plus ou moins avortéesla joie de. voir un art neuf sortir 'de cinq tempéraments et exprimant la beauté de. certains aspects de la vie et de la "nature. *
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..VINCENT VÀN GOGH
d'après'-, iiû portrait peint par lui-même-.
{Appartient, à H. À Bôngeh , ) V
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; .EXTRAITS DE IETTRES
DE VINCENT GOGH r A E: BERNARD
Je persiste à croire que dans les ateliers, non seulement on n'apprend pas grand'chôse quanta la peinture, mais encore pas. grand'chose en tant que sayçar-vivre, et quW'se trouve obligé de s'apprendre à vivre comme à peindre sans avoir ./ recours aux vieux trucs et trompe-r<Bil d'intri- ; .'■gants, .■ ;.:'". . ' '■■■■■;; .' ;
Si tù es brouillé avec un peiatrey et qu'en consé- : $uence de cela tu dis: «Si un tel expose là où
.-j'èxposeje retiré mestoilës>— . et si tule dénigrés, ■ alors iîme semble que tu n'agis pas aussi bien que tu devrais agir, car il est mieux dé. regarder longtemps avant de juger si catégoriquement — . et de réfléchir .'—r là; réflexion nous faisant apercevoir à nous-mëme — en.cas de brouille r^- autant de torts pour notre propre compte que notre adversaire ; ; lia, celui-ci, autant. de raisons>d'être : que nous puissions en désirer pour nous. Si dohc tu as. déjà . réfléchi que un tel et les! autres "qui font du : pointillé pu; autre chose font aussi assez souvent de belles choses, au lieu de dénigrer celles-ci, il faut {surtout en cas débrouille) les estimer et en parler avec sympathie. Sans cela on devient . sectaite, étroit soi-même et. l'équivalent. dé ceux qui n*estimënt pour rien les autres et se croient les seuls justes. Ceci s'étend même aux.' académiciens, car (par exemple) prenàs un tableau de Fantin-Latour — surtout l'ensemble de Fœuvre. — ' Eh bien!
voilà quelqu'un qui rie s'est, pas insurgé ! Et est-ce qîie cela. l ? empêché d'avoir: ce je ne sais quoi de
. calmeet de juste ;qui en fait tin des caractères les
plus indépendants existants?
'■'.- ^ L'intérêt commun vaut bien qu'ont, y. sacrifie '.. l'égoïste «c chacun pour soi à.
Texte détérioré — reliure défectueuse
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