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Je viens de lire uri livre — pas beau et pas bien écrit d'ailleurs— sur les îles Marquises — mais bien navrant, lorsqu'il raconte l'extermination de toute une tribu d'indigènes —.anthropophages. Dans ce sens que, disonsune fois par mois .(qu'esta ce que ça fait?), on mangeait un individu.
Les blancs: très chrétiens, etc. -y pour mettre fin à cette barbarie [?), réellement peu féroce; .., n'ont pas trouvé mieux.que' d'exterminer et la tribu des indigènes anthropophages et la tribu avec laquelle . la première guerroyait — pour se procurer ainsi
- de part et d'autre les prisonniers âe guerre mangeables nécessaires. .
Ensuite on a annexé les deux îles, qui sont devenues d'un lugubre.! ! !
Ces races tatouées, ce nègre, ces Indiens, tout, tout, tout -disparaît bu se vicie. Et l'affreux blanc avec sa bouteille d'alcool, son porte-monnaie et sa vérole, quand donc l'aura^ t-on assez vu?
l'affreux blanc avec son hypocrisie, son avarice et sa stérilité. Et ces sauvages étaient. si doux et si
- -amoureux! V : '-'■' '"
Les négresses de Gauguin, voilà de la vraie poésie, et tout ce que fait sa mai a à un caractère doux, navré, étonnant ;on. ne le comprend pas encore, et lui souffre beaucoup de ne pas vendre comme d'autreà vrais poètes*
Pai loué une maison peinte en; jaune au dehors, blanchie à la chaux au. dedans, en plein \ soleil. .'"■-■. ''■',.'.■■■
J'ai fait une nature morte (r) avec : une cafetière en fer éxnaillé bleu, une tasse à soucoupe bleu de roi, un pot au lait carrelé, cobalt pâle et blatxc, une tasse avec dessins orangés et bleus sut fond blanc, un pot en majoliquè bleu avec fleurs à feuillages verts-bruns, roses ■;' tout cela sur une
(i) Croquis ci-contre. *N; D. L. R.
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nappe bleue —sur un fond jaune. — Avec ces poteries, deux oranges et trois 'citrons. cSdoS
SSuT™ 1 ^ * dâ - b3;eUS é ^yée par une série S
jaunes qui vont jusqu'à l'orangé.. Puis VSrmt
■ autre nature morte : des citrons dans un panier sur
XercoiTn^TT ™ à ^ les •• dé ^vïïe^n n aperçoit que quelques toits rouges et Une +our
(le reste est caché-.par-de la verdurf, desSeS
Cda tout au fond et une bande étroite de cîel bSu
toutes fleunes.de boutons d'or une mer Sùùe — Ces prairies sont coupées, sur le premier Xn ' par un fossé, rempli d'iris violets. P On a conS lherbe^pendant que j'étais en trainde peindre S ' n est donc qu'une étude et non- le tableau fS
uem . cette ruer de fleurs jaunes avec une bam*
^wJ 316 se * n £j e j»uj°urs, de plus en plus, que les sakeïTnd^ni/^^'^^ 165 ^Lu^néceS vSS?aïï^ffiïï - Si P° ur ^ ue ^peinture éqùi-
Hdi^t^^* de -SeuSStantue
navrlntes ou XT** V ^^Ptions . neuves,..
. navrâmes ou charmantes, mais' ne sait i«
^primer d'une suffisante façon. Mandes raisons
lu* arasies, lesquels se en tiquent, se persécutât toutou ne parvenant heurâ,e m ent^SSf^ ,
baÏÏlitt™* #*-*?# ce T rais <>^emeiit e St ùne "
tant feSS Sai 3 ~ Xa àhose eUe - m ^ pou? ■ ^ ~ -l.£xistence d'une renaissance — ce fait-là ■ certes, n'est pas une banalité.. , '
'A$lEn.vi89£
•■. Je regrette parfois: de ne pas • pouvoir me résoudre ;^ travailler davantage chez, moi et de ■ lantaisie. Certainement l'Imagination est une capacité qu il faut développer, et. elle seule peut nous " taire arriver à, créer msé. nature plus exaltante et' plus consolatrice que ce que Je. clin, d'oeil seul sur la réalité . (que nous, apercevons changeante, • passant vite comme: 1-éclaif) nous fait apercevoir. Un. ciel éto4ë.(par eseinplà), c-'est.une chose que j«s voudrais essayer de faire; De même que: Te
-' J our 'i essâ ieraide:péindTeunftvas^pjaiTie;étoilée de pissenlits-; Comment, pourtant y arriver à moins .de me. résoudre à travailler chez :moi' et d. Imagination. .. ' ... '". ■ :;' "..■...
Je. né suisauçim système de touche r jefcirpè sur la toile,a coups-irréguliers que je laisse tels quels- : r ' . des empâtements,, des endroits de. toile pas couverts par-çipar4à,. des coins: laissés totalement inachevés, des reprises,,: des. hrutaliMs,, enfin le résultat est. (je suis, porté à le croire) assez ihquîé> "■ tant etagaçantpour que ça: ne fasse pasîé bonheur
des gens a idées ..arrêtées à l'avance sur la tech- • nique. ,, ■-:
: ^out en .ttavaillant toujours directement sur place, j & cherche à saisir dans la dessin, ce qui est .essentiel, punies espaceslimitës par des contours, (expnme&pu non, mais sentis, dans tous les-eas3 ; jô lesrempîlrsdé tons simplifiés en ce sens r tout ce qui sera terrain.participéfa d'un même ton violacé;, tout lfe ciel aura Mine: tonalité bleue ; les ver- -, dures, seront ou des verts bleus où desveitsiaun.es (exagérant à desseinles qualités jaunes bubleues). Jinnn pas de trompé-l'œil i- en. tous les - cas. •
'• (A suivre,) > "
..-...' •.'■•. .ViNcàrrvAsi.G6.GH. ■■
*4o MERCVRE DE FRANCE