‹ Meres et fils. --Chapitre 17 sur 84 · I. Bardoux, Chaleanbriand, p. 28, Lecène Oudin · texte numérisé non relu

I. Bardoux, Chaleanbriand, p. 28, Lecène Oudin

mon bras gauche dans ma main droite. Mon chirurgien le crut d'abord cassé, il n'était que démis. C'était un coup de perche. Je fus retenu plus d'un mois au logis. Outre que je portais avec orgueil mon bras en écharpe, je revins forcément à quelques arts de la paix. J'appris, par exemple, à faire des bagues d'abord en crins, puis en cheveux. J'augmentai aussi la masse de mes connaissances par la lecture des Quatre fils d'Aymon qui me donnèrent mes premières notions du Moyen-àge et de chevalerie. De plus, j'appris, vers ce temps-là, d'un chanteur public, la complainte du Juif errant que je ne devais plus oublier. Telles furent mes principales acquisitions intellectuelles dans le courant de ce printemps de i8i4'. »

Jean Reynaud est un peu plus jeune que Quinet, il a trois ans de moins ; sa mère a les mêmes principes que M™" Ouinet. « Elle plongea, dit Legouvé,. ses trois vigoureux enfants en pleine nature... » C'était en i8i5. « Peu de travail, sauf quelques courtes études. Les champs et les bois pour maîtres, la vue du ciel pour De uiris, la vie champêtre pour leçons. Mes trois bandits (les trois fils de T\jme Reynaud) partaient seuls dès le matin, et passaient toute leur journée dans les forêts, dans les

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