I. Le^ouvé, Soixante ans de sourenirs, II, p. 285, Hetzel
leur laisstM* respirer l'air libre à pleins poumons, puisque cela devait durer si peu? Ma mère s'expliquait clairement avec moi là-dessus, comme en toute chose, avec un sing-ulier mélang-e de force, de résignation, de liberté d'esprit et d'amertume'. »
Evidemment, tous les parents, toutes les mères n'avaient ni le bon sens, ni la culture, ni la décision de ces femmes d'élite auxquelles le siècle dernier doit la plupart de ses grands hommes, mais on peut présumer que, sur l'éducation des garçons, les idées courantes devaient être à peu près celles de M™"* Hugo, de Lamartine, Quinet, Reynaud^.
Que le collège fût à ce moment ce que Victor Hugo, en 1839, lui reproche d'avoir été, n'est-ce pas naturel? Est-ce que l'internat, avec ces jeunes coursiers indomptés, aurait pu pratiquer la discipline paternelle? Ni leurs parents, ni eux-mêmes n'y auraient trouvé leur compte. Avec de tels enfants, qui n'étaient plus de (ont jeunes enfants, et qu'une éducation à la Spartiate avait trempés, il fallait
loin des mères Le joug, le dur travail et les larmes amères. ,