‹ Meres et fils. --Chapitre 22 sur 84 · I . Paul Margueritte, Les pas s'allongent · texte numérisé non relu

I . Paul Margueritte, Les pas s'allongent

public ce que nous disons nous-mêmes ici aux parents qu'intéresse la transformation du lycée.

Et même, à propos d'un problème particulier de l'internat, l'auteur apporte une contribution personnelle que nous devions sig'naler avec toute la délicatesse possible. M. Paul Marg-ueritte, en effets insiste avec raison sur un des fléaux de l'éducation en commun, sur un des plus pernicieux mensong-es dont se leurrent com plaisamment pères, mères et chefs d'établissements libres ou officiels.

Ce mensonge le voici : du moment que de l'amour on ne dit rien à l'enfant, il est préservé, ne sait rien, ne devine rien. Et pourtant, il est un fait qu'aujourd'hui nul n'ignore : c'est que toute agglomération d'enfants du même sexe produit une excitation dang-ereuse et que la vie sédentaire en salles closes accroît cette excitation. Faisons une supposition folle : que sur tant d'enfants qui peuplent la maison d'éducation, pas un ne sache. Mais la réclusion leur fera trouver! Des savants comme Henri Sainte-Glaire Deville ont attiré l'attention sur ce phénomène inévitable dans tout groupement nombreux unisexuel ' ; des romanciers sincères, comme Dumas fils, ont peint ce qui se passe dans

Page 1