‹ Meres et fils. --Chapitre 23 sur 84 · I. Cité par H. Marion, La solidarité morale, p. 20 j, Alcan · texte numérisé non relu

I. Cité par H. Marion, La solidarité morale, p. 20 j, Alcan

INTERNAT. Io3

les inslitutions fibres, lesquelles sont sujettes aux mêmes désordres que les autres établissements'; des médecins, comme Maurice de Fleury, poussent le cri d'alarme'; des moralistes conjurent les parents d'ouvrir les jeux^ : peine perdue! Le public s'en tire par des g-auloiseries stupides ou par d'hypocrites pudibonderies. Me croira-t-on quand je dirai que, parmi mes condisciples ou mes élèves, je n'ai vu devenir des hommes que ceux-là qu'un miracle avait préservés ou qui avaient su se ressaisir ?

Résumons.

L'homme n'est homme que dans la société et par la société. C'est de la société qu'il tient son bienêtre et ses vertus. Le collège longtemps n'en a rien su, ou s'est refusé à le croire : il s'est ingénié à éloigner l'enfant de la société, de la famille, de la production économique, de tout ce qu'il regardait comme une vanité ou une bassesse. Par là il faisait du tort aux adultes autant qu'à la jeunesse. La jeunesse entrait tardivement dans la cité, et elle y

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