I. Voir L'Enseignement de ht morale el le Collège, p. G
I l6 MÈRES ET FILS.
ne parlait à l'esprit ni au cœur de l'enfant, où nuî objet n'évoquait un souvenir, n'inspirait une douce ou une forte pensée, l'ancien collège, si on veut le perpétuer, ne fera que du mal, il préparera des générations de célibataires et de déracinés, de nomades sans goiU, sans aspirations, sans moralité. Prenons garde, le danger est plus redoutable qu'on ne pense, parce que, à cette oeuvre mauvaise, il semble bien qu'aujourd'hui la famille travaille plus que l'ancien internat : ce n'est donc pas sur l'aide de la famille qu'on peut compter, c'est plutôt sur celle du collège.
(( Il faut, disait Jean-Paul Richter, que les enfants aient leur paradis, comme les premiers parents, qui étaient aussi les premiers enfants'. » Tant que le collège ne réservera point à chaque enfant son coin de paradis, toutes les autres améliorations seront précaires et les résultats pauvres ou douteux.
Que les mots ne nous effraient pas! Aménager des paradis dans le collège est beaucoup plus simple qu'on ne pense et' fort peu coûteux. Les en-