‹ Meres et fils. --Chapitre 52 sur 84 · Dugard, Emerson, sa vie, son œuvre, p. 9, Colin · texte numérisé non relu

Dugard, Emerson, sa vie, son œuvre, p. 9, Colin

lui inspirer un sot orgueil, l'habituer à s'estimer.

Par ces derniei^ mots nous entendons mettre en garde les parents qui, en blâmant un enfant, en critiquant ses paroles ou ses actes, en les qualifiant toujours des niêmes mots blessants, finissent par lui donner pour toujours la défiance de lui-même, ou par ancrer dans son cœur un défaut dont quelques mots bienveillants lauraient corrigé. « Taistoi, tu ne dis que des sottises. » Et l'enfant en vient à le croire ; il n'ose plus parler. « Tais-toi, tu n'es qu un menteur! » Et l'enfant ainsi interpellé deviendra, 'en effet, un menteur incorrigible.

]\j[me jg Rémusat remarque très finement qu'un enfant fait fort souvent une mauvaise action, sans s'attribuer aucunement le penchant vicieux qui correspond à sa faute. Elle approuve M'"'" Guizot, qui ne voulait pas qu'on apprît à celui qui mange avec avidité tout ce qui se trouve sous sa main, qu'il y a un vice qui s'appelle la gourmandise, et (pi'il est un gourmand : à celui qui trompe, qu'il v a un vice qui s'appelle le mensonge, et qu'il est un mriit('ur\ Au contraire, quand elle est décernée à propos, avec discernement et discrétion, quand elle est judicieusement expliquée, la louange révèle à

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