I. Richard, op. cit., p. /\2l
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peu de mots! Mais qui les voit, ou, les voyant, qui veut les accomplir?
Dans le monde où se recrute la majeure partie de notre clientèle, le mariage n'est pas toujours considéré comme une démarche très grave. Il est rare que le jeune homme approche de sa fiancée le cœur ému des deux sentiments que les enfants inspiraient à Pasteur : celui de la tendresse pour le présent, celui du respect pour ce que bientôt elle pourra devenir. Le contrat où préside le notaire faitTobjelde la principale préoccupation; les eng-agements consignés dans le code ou imposés par le rituel n'arrêtent guère : le jeune époux en sent-il la grandeur? Songe-l-il qu'il assume la mission d'émanciper cette jeune fille, c'est-à-dire de lui donner place et rang dans la cité, de la promouvoir à la dig'nité — le mot est d'une aristocrate — d'épouse cifoi/enne^ ? Song-e-t-il que dans ce cœur, plus tendre, plus chaud, plus pur que le sien, et peut-être aussi parfois plus riche, il doit ou renforcer des aspirations, ou semer des vertus? Songet-il que l'amour d'une part, le devoir civique de l'autre, lui commandeni d'être sans retard initiateur, g'uide, éducateur, annonciateur de vérités hautes ou profondes^ propagateur d'enthousiasmes