I. About, Lp Roman d'an bi\iv>> hoinnie, p. 90, Hachette
Voilà comment les enfants qui viennent chercher ses leçons contraignent l'Université à négliger la matière capitale, l'art où d'autres peuples excellent, et dont le nôtre aurait un si pressant besoin, l'art du self-gouernment.
Il est bon de prévenir les méprises. En aucune façon je ne fais l'éloge de l'indiscipline ou de l'anarchie ! Je me borne à reprendre, après d'autres, la réflexion d'Aristote : « Des mœurs démocratiques €t aristocratiques sont le plus sûr fondement de la démocratie ou de l'aristocratie'.» Les éducateurs d'autrefois avaient raison de faire régner chez eux les mœurs monacales el monarchistes. Nous, nous avons le devoir de faire régner au collège les mœurs de la démocratie. La démocratie exige de nous deux choses : l'une est l'inébranlable résolution de nous maintenir dans la sagesse, de nous imposer l'obéissance à la loi ; l'autre est la passion de l'activité intense mise au service d'autrui. Sous d'autres formes nous avons déjà dit cela, chaque fois que nous avons parlé de la vertu ou de la coopération. Nous précisons cette fois en opposant, comme Aristote, les gouvernements. Il y a deux sortes d'obéissances : celle du sujet qui se soumet à l'ordre, celle du citoyen qui s'intime l'ordre. Ou,