‹ Meres et fils. --Chapitre 70 sur 84 · I. Aristote, Politique, 3, i, i · texte numérisé non relu

I. Aristote, Politique, 3, i, i

si l'on prend un autre biais : la monarchie veut des soldats; à la démocratie il faut des volontaires.

(( Songez que la soumission n'engage à rien pour l'avenir et que la discipline imposée n'est rien non plus quand on a le bon esprit de se l'imposer à soi-même '. »

Ainsi parle un précepteur à un jeune homme qui va le quitter pour achever ses études dans un lycée de Paris.

« Le lendemain, dit ce jeune homme, à huit heures, j'étais au collège. J'entrai le premier pour éviter le flot des élèves et ne pas me faire examiner dans la cour de cet air jamais tout à fait bienveillant dont on regarde les nouveaux venus. J'y marchai droit devant moi, l'œil fixé sur une porte peinte en jaune, au-dessus de laquelle il y avait écrit : Seconde. Sur le seuil se tenait un homme à cheveux g-risonnants, blême et sérieux, à visage usé, sans dureté ni bonhomie. « Allons, me dil-il, allons, un peu plus vite. » Ce rappel à l'exactitude, le premier mot de discipline qu'un inconnu m'eût encore adressé, me fit lever la tête et le considérer. Il

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