‹ Meres et fils. --Chapitre 78 sur 84 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

lui, avec nous, que les vraies mères n'amollissent jamais les cœurs, n'endorment jamais les consciences, qu'elles enseignent, au contraire, à vivre dang-ereusement et à tenir « le cœur en haut ». Les vraies mères sont les véritables professeurs de morale '. « Ce sont les femmes qui conseilleut doucement le bien, qui récompensent le dévouement par une caresse, qui donnent, quand il le faut, l'exemple du courag-e et l'exemple plus difficile de la résignation, qui enseignent à leurs enfants le charme des sentiments tendres et les fières et sévères lois de riioiineur... 11 n'y a pas une mère qui ne souffle à son enfant l'honneur en même temps que la vie. »

Cela dit, posons mieux la rpieslion. Demandons ceci : lorsque le jeune homme quille le collège, est-il bon que les parents s'eftacent, et, en particulier, que la mère, avec une discrétion obstinée, se détourne et disparaisse ?

Pourquoi la mère s'éloignerait-elle? Quelle est donc cette voie où le jeune homme veut s'engager et où sa mère ne le peut suivre, non pas même du regard! A-t-il vraiment la liberté ou l'obligation de faire alors des choses telles que sa mère n'en doive rien savoir? Avant, il pouvait montrer sa vie, la

Page 1