‹ Meres et fils. --Chapitre 81 sur 84 · I. -Miclielet, Md jeunesse, \^. i-ji · texte numérisé non relu

I. -Miclielet, Md jeunesse, \^. i-ji

sig-ne particulier dont les hommes ne s'cxpliqiiant pas la natui'e, s'étonnaient : c'est que j'ai été deux fois fds de la femme '. »

On ne saurait parler pins fortement.

Pour celles qui sonl moins remuées par les fortes paroles que par les fines délicatesses du sentiment, donnons un passage d'un accent difterent. Dans son discours de réception à l'Académie française, Ed. Rostand raconte la seconde éducation de Henri de Bornier. Au quartier Latin, le jeune poète souffrait, il avait le mal du pays. « Il part, il veut retourner en Languedoc... et il s'arrête en Touraine, chez la marquise de Rochemore. Cette marquise est lune des deux tantes qui l'ont élevé. Elles étaient deux, deux marquises... Ces deux anciennes dames d'honneur de la duchesse d'Ang'oulême avaient pris dans leurs mains longues le cœur de l'enfant qui venait jouer chez elles aux vacances et l'avaient rêveusement façonné. Auprès de ces deux femmes de la plus sentimentale vertu, le sauvage échappé des g-arrigues apprenait toutes les grâces morales, en aidant à dévider les écheveaux de laine. Elles lui brodèrent doucement l'esprit, sous la lampe. Aux fins rayons du soleil tourangeau, elles lui dessinèrent dans

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