M. GLADSTONE
couardise systématique avec une sorte de forfanterie. Personnellement, Palmerston, comme M. Tliiers, l'amusait. Tous les deux étaient des comédi(;ns politiques qui savaient supérieurement leur métier. La vitalité enragée de lord Palmerston le frappait surtout : « 11 est toujours jeune, écrivait-il, boit, mange, chasse, monte à cheval. Je ne sais ce qu'il ne fait pas ^ » Un procès scandaleux, où il apparut comme le héros d'une aventure galante, mit le comble à la gloire du vieux Pam.
« Après lord Palmerston , s'écrie un jour Mérimée, il n'y a plus rien. » Lord Derby est trop goutteux, et quant à lord Russell, il fait échouer les combinaisons où il entre : <( C'est le verjus qui fait tourner toutes les sauces ». Cependant, Panizzi l'a mis en relation avec certain commentateur d'Homère, qui a nom Gladstone. On admire déjà son habileté merveilleuse à fabri(]uer des budgets, mais il va bientôt passer au premier rang du parti, et son heure approche. Mérimée et lui se retrouvent dans ce