‹ Mérimée et ses amisChapitre 22 sur 160 · PRRMIER VOYAGE EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

PRRMIER VOYAGE EN ANGLETERRE

faveur de Mme Hécjiinier, « qui jouit d'une certaine induence dans un certain monde ». Il profita de Toccasion pour demander aussi une petite place au nom de M. Beyle, « qui paiera si c'est nécessaire * ».

David d'Angers, qui, un peu plus lard, fît le médaillon de Mérimée, le rencontrait chez l'académicien Lebrun, plus tard directeur de l'imprimerie royale. Il nous parle de la timidité, de la retenue qui perce à travers l'aplomb du jeune Mérimée : « aplomb que lui fait prendre son excessive confiance dans son mérite ». Mérimée « joue avec un album, insoucieux de ce qu'il dit, affectant les manières d'un sceptique et d'un homme blasé, mais observant, néanmoins, les détails avec une extrême finesse -^ ».

En mai 1826, une petite troupe, composée de Gérard, de Delécluze, de Duvergier de Hauranne et de Mérimée, partait pour l'Angleterre. Duvergier de Hauranne, avec sir Robert Wilson pour cicérone, suivit dans tous ses détails le curieux spectacle d'une élection anglaise. Delé-

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