‹ Mérimée et ses amisChapitre 26 sur 160 · Voir à l'appendice V · texte numérisé non relu

Voir à l'appendice V

oO MERIMEE ET SES AMIS.

Après cette bataille, d'où il sortit vainqueur et blessé, il partit pour TEspagne, où il devait rencontrer beaucoup de ces primitifs qu'il aimait et de ces dévots qu'il détestait : double sujet d'observations, double stimulant pour son esprit. Ce premier voyage fut un enchantement. Il en donna quelques impressions au public dans trois articles que publia la Revue de Paris aussitôt après son retour, en octobre et novembre 1830. Le premier raconte une Corrida^ le second une exécution, et le troisième est une causerie sur les brigands. Ces articles ont été recueillis dans le volume intitulé Mosaïque. Mais on aimera mieux, je pense, trouver ici quelques fragments de sa correspondance inédite. Il écrivait de Séville à Albert Stapfer : « Sachez qu'une course de taureaux est le plus beau spectacle que l'on puisse voir. Moi qui vous parle, qui ne peux voir saigner un malade sans éprouver une émotion désagréable, j'ai été voir les taureaux pour l'acquit de ma conscience.... Eh bien, maintenant, j'éprouve un indicible plaisir à voir piquer un taureau, éventrer un cheval, culbuter un homme. A Tune des dernières coui'ses de

Page 1