XII PRÉFACE
tais le plus faible, le moins documenté, j'ai fait appel à d'indiscutables compétences qui m'ont gracieusement accordé leur concours. C'est ainsi que pour mieux faire connaître l'œuvre artistique de Mérimée, j'ai consulté les souvenirs de M. Emile Bœswilhvald, qui a si bien continué cette œuvre et qui est, par conséquent, mieux en état que personne de l'apprécier. Je n'avais pas dit un mot de certaine tentative théâtrale que Mérimée fut amené à faire un peu malgré lui et j'ai pu, dans ce volume, la raconter avec quelque détail, grâce à l'admirable complaisance que j'ai trouvée chez MM. Arsène Houssaye, Jules Claretie et Edmond Got.
Un médecin de Cannes qui a connu personnellement Mérimée, M. le docteur Buttura, dont le nom et la physionomie sont familiers à tous les hôtes de cette station d'hiver, m'a révélé, au sujet des funérailles de Mérimée, des faits curieux qui m'étaient
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complètement inconnus. xMis ainsi sur la voie, j'ai procédé à une enquête qui m'a été facilitée par Mme veuve Hémon, héritière de miss Lagden et de iMrs Ewers, et, par conséquent, de Mérimée lui-même. J'ai dû, sinon changer le dénoûment de mon récit, du moins modifier quelque peu l'impression sous laquelle mes dernières lignes laissaient le lecteur.
Parmi tous les bienfaiteurs de ce livre — on voit que la liste en est longue, — je dois faire une place à part pour M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul, qui, après avoir été le plus utile des conseillers, est devenu le plus précieux des collaborateurs. Sa bibliographie inédite de Mérimée est, je crois , la plus complète qui existe . Elle m'avait permis de corriger plusieurs erreurs et de combler diverses lacunes. M. de Lovenjoul me permet d'offrir, à mon tour, au public l'excellent instrument de recherche