ŒUVRE PEHSONNELLE DE MÉRIMÉE
Julien à Tours, et surtout Tancienne cathédrale de Laon dont la restauration fut entreprise à la suite d'une promenade archéolog-ique, où Mérimée entraîna son ministre *. Quelques années plus tôt, Mérimée avait partagé avec Montalembert le mérite d'avoir préservé de la destruction l'église de Vézelay, que restaura VioUet-le- Duc*. Je pourrais ajouter ici les noms de bien d'autres monuments sur lesquels il appelait la protection du gouvernement dans ces rapports qui, à leur utilité transitoire, joignent l'autorité des jugements définitifs et qui, suivant l'expression de M. Bœswillwald, « demeurent classiques » •\
Je conclurai sur ce point par un mot de Philippe Burty qui me semble placer très haut l'auteur des Notes de voyage. « Si V. Hugo n'avait pas écrit Notre-Dame de Paris et si Mérimée n'avait pas provoqué la formation de la commis-
1. Ceci se passait en 1851. Les travaux, commencés en 1853, ne sont pas encore terminés.
2. Toute cette histoire a été racontée avec autant d'exactitude que de charme par M. R. Vallery-Radot, dans un des plus agréables chapitres du livre qu'il a publié en 1893 sous ce litre : Un coiji de Bourgogne (voir à l'appendice V).