‹ Mérimée et ses amisChapitre 69 sur 160 · LA CAMARERA MAYOR · texte numérisé non relu

LA CAMARERA MAYOR

disiez, vous rHes faite pour le combat, et il serait ridicule de souhaiter à César la vie tranquille du second citoyen de Rome. Je vous dirai qu'on m'a déjà fait la cour à votre occasion et je m'attends qu'au premier jour on me donnera des placets. D'humeur comme je suis, vous devinez l'usage que j'en saurai faire ^ » Ce qui alarmait son amitié, c'était de savoir qu'elle sortait seule en phaéton avec une souveraine que menaçaient bien des complots.

Moins de trois mois après sa nomination, la comtesse de Montijo quittait spontanément la charge qu'elle avait acceptée avec joie, mais dont elle connut bientôt les difficultés et les périls. Une intrigue se noua pour lui faire perdre la confiance de la reine. Un peu naïf en ces matières, Mérimée s'étonna que le gouvernement n'eût pas mieux su défendre une auxiliaire aussi utile. Il le comprit un peu plus tard, c'était précisément l'intelligence, l'énergie, l'influence grandissante de la camarera mayor qui portaient ombrage aux maîtres de l'Espagne.

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