‹ Mérimée et ses amisChapitre 75 sur 160 · Lolire à la comtesse de Monlijo, du 23 janvier · texte numérisé non relu

Lolire à la comtesse de Monlijo, du 23 janvier

éviter à l'incendie la peine de fondre les sorbets, de dévorer les truffes et les ananas; quelques jeunes filles parlaient de recommencer un quadrille dans un salon que le feu n'avait pas atteint '. »

Ce violent contraste entre la richesse qui dansait et la misère qui râlait, entre les mangeurs d'algues et les mangeurs de truffes, était exploité par les ennemis de la société. « Hier, je passais sur le boulevard des Italiens lorsqu'un gros pétard est parti à quelques pas de moi et de quelques femmes qui étaient assises, presque sous leurs jupes. Cela a lancé un certain nombre de petits papiers communistes, oiîil y avait écrit, m'a-t-on dit, car je n'ai pas pu en attraper : « Brûlons jusqu'à ce qu'on abolisse l'odieuse loi de propriété \ » Vers ce moment éclataient deux scandales, le procès Teste et le procès Cubières. Age d'or de l'anarchie, innocents pétards qui ne lançaient que du papier imprimé, temps heureux où un seul ministre soupçonné de tripotage, un seul général, un seul pair de

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