‹ Mérimée et ses amisChapitre 89 sur 160 · Lettre à la comtesse de Montijo, 25 décembre 184S · texte numérisé non relu

Lettre à la comtesse de Montijo, 25 décembre 184S

prends le russe, disait-il. Peut-être cela me servira-t-il un jour à parler aux Cosaques dans les Tuileries. » Il prenait tristement congé de cette cruelle année où les épreuves intimes s'étaient jointes, pour lui, aux malheurs publics et aux dangers de la rue. « Je suis découragé,

sans espoir pour l'avenir Je voudrais être

auprès de vous, mon amie, et vous conter toutes mes douleurs. Il n'y a que vous au monde à qui je puisse dire tout cela; il n'y a que vous qui puissiez me donner quelques consolations, car vous avez du cœur et de la tête, et, de ce côté des Pyrénées, je ne sache personne qui ait l'un ou l'autre*. »

L'année suivante, il avait repris toutes ses occupations. Il s'excusait de son retard à répondre à M. Stapfer sur « la paresse bien naturelle à un homme qui fait partie de huit commissions * ».

Vers ce moment, s'offrit à lui certaine bonne fortune littéraire qui lui fît peur. On était allé déterrer dans la Revue de Paris de 1829 le Carrosse du Sant-Sacrement et on avait imaginé

4. Lettre à la comtesse de Monlijo, décembre 1848. 2. Lettre à Albert Stapfer, 12 novembre 1849.

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