‹ Merlin, l'enchanteurChapitre 82 sur 177 · MRKIJN A DIANE DE SICILE · texte numérisé non relu

MRKIJN A DIANE DE SICILE

Alliarobra, tours Vermeilles.

mon cœur, retiens-loi! glace- toi! Ne laisse échapper ni ta joie, ni la peine.

Une lettre de vous, Diane I Je pars à l'instant. En vain peuples et rois essayent de me retenir. Je pars en dépit d'eux. Et que me fait le monde?

Je la reverrais, je presserais sa main ! Cela se peut il, Diane? Non, je mourrai cent fois avant que d'arriver.

Bonté et sagesse, voilà votre lettre. Indulgente, parce que vous êtes parfaite, vous prévoyez tout; que puis-je, hélas I qu'embrasser vos pieds sacrés.

Des conditions, Diane! des conditions! un contrat? Ces mots sont-ils faits pour nous? Avec quelle magnificence vous choisissez, pour m'en faire don, tout ce qui m'agrée le plus dans l'univers! Comment avez-vous pu vous rappeler si bien tout ce que j'aime, tout ce qui est dans' mes goûts, mes habitudes, et sans quoi j'aurais peine à vivre? Ma mère ferait-elle mieux?

Mais posséder quelque chose qui ne soit pas à Viviane, je ne puis m'y prêter. Par exemple, le domaine des

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