ACTE I. SCENE III
La fière ambition dont il est dévoré
Est inquiète, ardente, et n'a rien de sacré.
S'il chassa les brigands de Pylos et d'Amphryse,
S'il a sauvé Messène, il croit l'avoir conquise.
Il agit pour lui seul, il veut tout asservir:
Il touche à la couronne, et, pour mieux la ravir,
Il n'est point de rempart que sa main ne renverse,
De lois qu'il ne corrompe, et de sang qu'il ne verse:
Ceux dont la main cruelle égorgea votre époux
Peut-être ne sont pas plus à craindre pour vous.*
Quoi ! partout sous mes pas le sort creuse un abîme ? Je vois autour de moi le danger et le crime ! Polyphonie, un sujet de qui les attentats . . .
EURYCLÈS.
Dissimulez, madame ; il porte ici ses pas.