‹ MéropeChapitre 3 sur 80 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Scène I. — Euryclès informe Mérope qu'un jeune étranger vient d'être arrêté, accusé d'assassinat. La reine agité d'un pressentiment funeste ordonne qu'on amène l'étranger devant elle.

Scène II. — Ce jeune homme lui donne les détails de son prétendu crime ; il raconte qu'ayant été attaqué dans le temple d'Hercule, il a tué son agresseur et jeté le corps à la rivière. Mérope profondément touchée croit découvrir dans les traits de l'étranger une grande ressemblance avec son fils, elle le questionne sur sa patrie et sur sa naissance. Le jeune homme proteste de son dévouement pour la reine ; c'est pour venir lui offrir ses services qu'il a quitté son vieux père.

Scène III. — Les cris du peuple annoncent que Polyphonte a é é élu roi. On emmène Egisthe. Euryclès offre à la reine d'assembler autour d'elle ses partisans pour la protéger contre Polyphonte.

Scène IV. — Isménie redoutant de grands malheurs pour la reine, l'engage à consentir à épouser Polyphonte.

Scène V. — On découvre que le jeune étranger est le meurtrier d'Égisthe, en témoignage de quoi on produit l'armure de Cresphonte qu'Egisthe portait. En présence de cette preuve, la reine ne peut plus douter et se livre à toute l'étendue de sa douleur.

Scène VI. — Érox vient lui offrir les condoléances de son maître, et demande que l'assassin lui soit livré. Mérope ne se trompe pas à ces prétendus signes de sympathie, cependant dans sa douleur elle consent enfin à accepter la main de Polyphonte, à condition que le soin de venger son fils lui sera confié.

Scène VII. — Bientôt Mérope se repent de sa détermination. Comme ces vers peignent bien son désespoir :

" Quand on a tout perdu, quand on n'a plus d'espoir, La vie est un opprobre, et la mort un devoir. v

Page 1