SCÈNE II
NARBAS, ISMÉNIE, dans le fini du th êâtre oh Von découvre le tombeau de Cresphonte»
ISMÉNIE
Quel est cet inconnu dont la vue indiscrète Ose troubler la reine, et percer sa retraite ? Est-ce de nos tyrans quelque ministre affreux,* Dont l'œil vient épier les pieurs des malheureux ?
NARBAS.
Oh ! qui que vous soyez excusez mon audace; C'est un infortuné qui demande une grâce. 11 peut servir Mérope ; il voudrait lui parler.
ISMÉNIE
Ah ! quel temps prenez-vous pour oser la troubler? Respectez la douleur d'une mère éperdue ; Malheureux étranger, n'offensez point sa vue; Eloignez-vous.
NARBAS.
Hélas ! au nom des dieux vengeurs, Accordez cette grâce à mon âge, à mes pleurs. Je ne suis point, madame, étranger dans Messène. Croyez, si vous servez, si vous aimez la reine, Que mon cœur, à son sort attaché comme vous, De sa longue infortune a senti tous les coups.
* Ministre ajf,eux est banal. Il faut, même en injures, un certain choix.