SCÈNE III
ÉGISTHE, NARBAS, EURYCLÈ3.
ÉGISTHE
Ah ! je n'en recevrai que du sang qui m'anime. Hercule, instruis mon bras à me venger du crime ; Eclaire mon esprit, du sein des immortels ! Polyphonte m'appelle aux pieds de tes autels, Et j'y cours.
NARBAS.
Ah ! mon prince, ê:es-vous las de vivre ?
EURYCLÈS.
Dans ce péril du moins si nous pouvions vous suivre I Mais laissez-nous le temps d'éveiller un parti Qui, tout faible qu'il est, n'est point anéanti. Souffrez...
EGISTHE
En d'autres temps mon courage tranquille Au frein de vos leçons serait souple et docile ; Je vous croirais tous deux : mais, dans un tel malheur. Il ne faut consulter que le ciel et son cœur. Qui ne peut se résoudre, aux conseils s'abandonne ; * Mais le sang des héros ne croit ici personne. Le sort en est jeté... Ciel ! qu'est-ce que je vcâ ! Mérope !
* " Se résoudre exige un régime, et ce vers est inutile et froH, puisqu'il répète en maxime ce que les précédents et le suivant expriment en sentiment.'' — {La Harpe.)