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A LA LIMITE DES 'ABI)A

grands douars des Rouâlem, avec d’immenses plantations de figuiers de Barbarie. Enfin, après deux heures de marche, nous établissons notre campement au douar des Flâlha, chez les Béni Droûr ; non loin de là s’élève la grande zâouia des Béni Droûr, qui sont des marabouts fameux dans l’hagiographie marocaine (h. Les douars de ces Béni Droûr sont composés presque exclusivement de « nouâla », avec seulement quelques tentes ; comme la plupart des indigènes de celle région, les Béni Droûr sont obligatoirement sédentaires, à cause de leurs immenses cultures.

(16 octobre). Partis à 6 heures du matin, nous arrivons rapidement a la limite des Doukkâla et des 'Abda, que nous suivons, marchant tantôt sur l’un de ces territoires, tantôt sur l’autre. Les Doukkâla, par ici, ont des villages de huttes ; çà et là se trouvent quelques maisons, mais elles sont rares, car il n’y a guère que les protégés qui aient la possibilité d’en édifier sans exciter la cupidité du caïd et s’exposer à la perte de leur liberté ; il n’y a pas de tentes ou elles sont exceptionnelles. Chez les 'Abda, au contraire, dont le grand caïd , Si Âïça ben 'Omar est un des hommes du Maroc dont l’administration esL la plus éclairée, il y a un assez grand nombre d’indigènes qui ont des maisons et dans les « dcher » celles-ci se mélangent aux nouâla ; quant aux tentes, elles sont également très rares dans cette partie des 'Abda ; l’intensité des cultures est cause qu’une autre vie que la vie sédentaire est impossible. Toute la terre est prise, il n y a pas un coin qui ne soit cultivé et ce n'est pas par ici que les colonisateurs du Maroc trouveront des terres vacantes. Notre direction est toujours N.-W., puis elle devient W .-N.-W (8 heures) et nous passons près du marabout de Sîdi Moham-

(L Voyez les pages consacrées aux Regrâga, à la lin de ce volume.

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