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VIE AGRICOLE INTENSE

med el Mkhawwed. Nous sommes ici en plein tirs ; de tous côtés s’élèvent des meules de paille ; la paille dépiquée est mise en tas et recouverte de grosses mottes de terre ; cetle terre argileuse qui, avec le temps, se tasse davantage, protège très bien la paille de l’humidité pendant l’hiver, à cause de son imperméabilité. Un peu partout sont creusés de nombreux puits, pour la plupart très profonds (20 à 30 mètres au moins) ; on fait puiser l’eau par des animaux qui la tirent sur une piste. Cette eau est d’ailleurs partout excellente.

Dâr el Hafdi, où nous sommes maintenant (9 heures), est la maison d’un ancien caïd ; ici le paysage est beau à voir pour un agriculteur car la vie agricole est intense et l’animation dans les champs est grande. La pluie qui vient de tomber a permis de commencer les labours et de toutes parts à l’envi les charrues arabes creusent la terre de leur petit soc léger ; boeufs, chevaux, ânes, chameaux sont indifféremment employés ensemble ou isolément pour tirer la charrue ; je note en passant l’union bizarre et peu gracieuse d’un Ane et d’un chameau tirant le môme instrument aratoire. Voici que nous passons près d’un petit douar d’Oulâd Férej ; c’est une petite fraction de la grande tribu du môme nom qui erre à l’autre bout des Doukkâla, du côté de l’Oum er Rbîâ. Ils se sont réfugiés, nous dit-on, sur les 'Abda (car nous sommes en ce moment sur le territoire des 'Abda, mais tout près des Doukkâla), pour fuir les exigences de leur caïd ; ils ont du reste réussi à trouver une protection à Safïi et ils groupent au milieu des sédentaires leurs tentes peu nombreuses. Sîdi Msâoûd (10 h. 15), auprès duquel nous passons es tau milieu d’une véritable forêt de cactus ; de nombreux dcher se succèdent, tous riches ; nous sommes rentrés dans les Doukkâla et nous sommes sur la fraction d’El

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